24 février 2004

J’ai souvent l’impression de ne pouvoir dire ce que je ressens vraiment, de ne pas trouver les mots pour dire ma maladie et ce que j’ai vécu. Les gens minimisent parce que je ne trouve pas les mots pour dire cet enfer que j’ai vécu.
Et même pour des choses moins douloureuses, je ne sais pas exprimer ce que je ressens vraiment.
Hier, avec ma psychiatre, je ne voulais pas parler des difficultés que j’avais eues à mes faire soigner en Espagne. Je voulais parler de mon amour pour L., de ce que je ressentais pour elle, de ce que je ressens pour elle, de l’ambivalence de ce sentiment, du mal que me faisait cet amour, du bien qu’il me faisait, de ma fascination, de la mélancolie liée à cet amour, de la douceur et de la violence de cet amour absolu.
De mon dégoût du contact et de l’envie folle qu’on me touche. Comme quand on joue au maquillage ou à la coiffeuse à l’école primaire. Chastement, doucement, délicatement, du bout des doigts.

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