23 février 1996

Je me demande ce qu’il a ressenti quand il est tombé, quand il a vu le sol se rapprocher. Sur le toit, était-il pris de ce vertige immense l’attirant vers le bas? Regardait-il la terre et avait-il envie de s’y écraser? Imaginait-il son corps immobile dans la neige? Avant qu’il ne sorte, la mort le suivait-elle dans les couloirs comme elle me poursuivait après? Lui criait-elle de venir?
Je ne l’aimais pas. Et pourtant, nous avions en commun cette obsession du suicide. Il était plus déterminé que moi, il a eu plus de courage. Je n’aurais pas cru cela de lui. Donc, qui pourra s’en rendre compte pour moi? C’est une douleur si bien cachée. Mes faibles appels au secours tombent à l’eau ou sur la mauvaise personne.
A-t-il été déçu ou soulagé en se réveillant à l’hôpital?

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