5 mars 1997

Renaud. Jf. Renaud. Jf. Renaud. Jf. C’est le seul à pouvoir me sauver. Mais il attend d’être sauvé lui aussi. Il me prend toute mon énergie. Je n’en peux plus. Je ne veux plus y penser. « Ah, si elle avait pu ne jamais rencontrer le duc de Nemours! » Je ne peux pas dire ça. Il m’a apporté beaucoup. Mais si seulement je n’en étais pas tombée amoureuse. Si seulement je n’avais pas trop aimé ses cicatrices et ses traces de piqûres, ses yeux bleus, ses yeux noirs, ses cheveux devant, ses larmes cachées, sa tête dans les mains, ses mains sur les cordes, leur noirceur, leur blancheur dans le coeur. Si seulement j’étais morte avant, si seulement je mourais maintenant. Si au moins je cessais de tomber et de regarder le ciel. Je dois mourir ou arrêter.

« La vie est pleine de promesses » jamais tenues.
Les anges pleurent au milieu de l’hostilité.

Et quand elle s’arrête, je meurs. Et quand elle s’arrête, je meurs. Et quand elle s’arrête, je meurs. Fois mille, fois un million, fois un quart d’heure, fois toute ma vie. Je suis morte.
Ca saigne bien, une main.

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