« Asiles », Erving Goffman, Minuit

Asiles; études sur la condition sociale des malades mentaux et autres reclus: ... Présentation, index et notes de Robert Castel

Avant de devenir professeur de sociologie à l’université de Berkeley. Erving
Goffman s’est fait, trois années durant, l’ethnologue scrupuleux des malades
mentaux internés dans les hôpitaux psychiatriques. Il présente dans Asiles une
interprétation en profondeur de la vie hospitalière qui situe les pratiques
thérapeutiques quotidiennes dans leur cadre le plus objectif, celui d’une
«institution totalitaire», c’est-à-dire d’un établissement investi, comme la
prison ou le camp de concentration par exemple, de la fonction ambiguë de
neutraliser ou de réadapter à l’ordre social un type particulièrement inquiétant
de déviants.

La tension, et souvent la contradiction, qui existe entre l’exigence
thérapeutique et ces impératifs de sécurité et de contrôle social rend compte du
mode conflictuel de l’existence asilaire et des malentendus de la vie
quotidienne au sein de l’hôpital.

Par-delà les troubles de sa subjectivité, le malade mental est ainsi aliéné
au second degré, parce que la maladie est institutionnalisée dans un espace
social qui lui impose les déterminations majeures de la servitude.

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