« Jours sans faim », Delphine de Vigan, J’ai Lu

Jours sans faim

« Cela s’était fait progressivement. Pour en arriver là. Sans qu’elle s’en
rende vraiment compte. Sans qu’elle puisse aller contre. Elle se souvient du
regard des gens, de la peur dans leurs yeux. Elle se souvient de ce sentiment de
puissance qui repoussait toujours plus loin les limites du jeûne et de la
souffrance. Les genoux qui se cognent, des journées entières sans s’asseoir. En
manque, le corps vole au-dessus des trottoirs. Plus tard, les chutes dans la
rue, dans le métro, et l’insomnie qui accompagne la faim qu’on ne sait plus
reconnaître.

Et puis le froid est entré en elle, inimaginable. Ce froid qui lui disait
qu’elle était arrivée au bout et qu’il fallait choisir entre vivre et
mourir. »

« Jours sans faim, remarquable de sobriété et d’élégance, sonne
juste.
» ¤ Le monde

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