« Nouveaux écrits de Rodez », Antonin Artaud, L’Imaginaire

Lettres au docteur Ferdière (1943-1946) et autres textes inédits suivis de
Six lettres à Marie Dubuc (1935-1937)

Préface du docteur Gaston Ferdière

Présentation et notes de Pierre Chaleix

Investi de ce qu’il croyait être sa mission, Antonin Artaud s’en fut, en
1937, rapporter la canne de saint Patrick aux Irlandais. Arrêté à Dublin, ramené
au Havre, on l’enferme. Pendant neuf ans il ne connaîtra plus que la face du
dedans des murs asilaires. En 1940, quand survient l’Occupation, il est à
Ville-Evrard. A la souffrance de son internement, s’ajoutent pour le poète la
faim, le dénuement.

Les efforts conjugués du fidèle Robert Desnos et de son ami Gaston Ferdière,
qui dirige en «zone non occupée» l’asile de Rodez, réussissent à faire passer
Artaud en un lieu où, à défaut de liberté, il trouvera, avec l’amitié, des soins
attentifs jusqu’au dévouement. Nous sommes en février 1943. Jusqu’à sa sortie,
en 1946, Artaud écrira à son médecin, qu’il voit cependant chaque matin, près de
cinquante lettres. La reconnaissance et l’affection jalouse côtoyant la
revendication – si ce n’est l’aigreur, certains jours – projettent sur cet
ensemble le reflet incomparablement vrai de la vie du poète interné. Il y a plus
: dans ces lettres s’exprime une foi chrétienne, sinon romainement orthodoxe du
moins passionnée jusqu’au mysticisme.

Nouveaux écrits de Rodez

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