« A la folie », Rossana Campo, Fayard

Quatrième de couverture
Stella ne fait jamais rien à moitié. Quand elle peint, elle prend les couleurs les plus fortes. Quand elle rencontre des producteurs célèbres qui cherchent à l’exploiter, elle les envoie promener. Et quand elle aime, c’est pour toujours. Pourtant, Pascal l’a quittée. Le choc fut rude qui l’a conduite en hôpital psychiatrique à Laval. Elle s’y est un peu reconstituée et y a trouvé une amie, Goli, une Iranienne avec qui elle partage à présent un appartement à Paris, havre de paix contre tous les gens un peu trop normaux. Tout irait relativement bien si, soudain, après dix-sept ans d’absence, surgi de nulle part, quelqu’un ne frappait à sa porte. Son père. Pas n’importe quel père : un gitan, un affabulateur magnifique, prêt à tout et pourtant si démuni. Comprendra-t-il qu’il fut la première désillusion d’une petite fille ? Reconnaîtra-telle dans sa folie celle de ce père absent et excessif ? Heureusement, il y a l’éclipse solaire, cette ambiance de fin des temps et cette excursion surréaliste entreprise par des êtres pas comme les autres. L’auteur atteint dans ce livre le sommet de son art où se rejoignent, dans une même force d’écriture, le rire et l’émotion. On n’est pas prêt d’oublier ce Renato, ses fanfaronnades, ses lubies et ses touchantes faiblesses, sa ténacité et sa difficulté à être père. « Sono pazza di te », « je suis folle de toi », dit le titre italien du roman. On comprend pourquoi.

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