« La musique », Yukio Mishima, folio

Quatrième de couverture
Reiko « n’entend plus la musique », autrement dit, elle est incapable d’éprouver du plaisir sexuel. Le docteur Shiomi nous conte son histoire et nous entraîne, avec une joie non dissimulée, dans les chausse-trapes de l’univers mental de la jeune mythomane.

De mensonges en coups de théâtre, dans une perspective en trompe l’œil où les situations les plus tragiques sont passées au filtre d’une subtile ironie, l’écrivain nous mène par le bout du nez, comme le fait Reiko avec son trop crédule analyste. Au dénouement, à l’instant où, la vérité s’étant dévoilée, l’on va refermer le livre, on aura aussi découvert un autre masque de Mishima: celui de l’écrivain capable de rire – surtout de ses propres obsessions – et de divertir son lecteur avec des sujets graves, et qui pour ce faire n’hésite pas à recourir à un suspense de roman policier et à un ton parodique jusque-là absent de son oeuvre.

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