L’oestrogène aiderait à traiter la schizophrénie

L’hormone féminine, l’oestrogène, aurait une influence positive sur la schizophrénie. Des scientifiques australiens sont arrivés à cette conclusion au terme d’une étude conduite sur 102 femmes et 52 hommes. La mise au point d’une hormonothérapie n’est cependant pas pour demain.

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L’œstrogène combat les symptômes de la schizophrénie

Environ 1% de la population mondiale souffre de schizophrénie. Les symptômes de cette maladie mentale chronique sont la confusion intellectuelle, les hallucinations et la tendance à s’isoler du monde extérieur. Le traitement repose sur des médicaments (neuroleptiques) et une psychothérapie.
Selon les scientifiques de la Monash University de Melbourne, en Australie, l’oestrogène pourrait cependant également se révéler un traitement efficace à terme. Le docteur Jayashri Kulkarni et ses collègues sont arrivés à cette conclusion en collectant les avis de patientes, qui ont suggéré que leurs symptômes étaient influencés par leur cycle hormonal.
Cette hypothèse avait déjà été formulée antérieurement après d’autres constats similaires. Ainsi les femmes développent-elles la maladie à un âge plus avancé que les hommes. Les symptômes apparaissent par ailleurs souvent juste après un accouchement ou à la ménopause, lorsque le taux d’œstrogène chute. Les symptômes s’atténuent ensuite lors des phases du cycle menstruel où le taux d’oestrogène est plus faible. Enfin, l’œstrogène a un effet sur les signaux chimiques du cerveau. Or, c’est précisément la transmission de ces signaux qui est altérée chez les schizophrènes.

L’hormonothérapie contre la schizophrénie

Les scientifiques australiens ont conduit plusieurs études sur l’effet de l’oestrogène sur la schizophrénie. Lors d’une première étude réalisée sur 102 patientes, celles-ci ont porté un patch d’œstrogène pendant quatre semaines tout en continuant leur médication. Après un certain temps, les patientes qui portaient le patch semblaient présenter beaucoup moins de symptômes.
Le docteur Kulkarni et ses collègues ont renouvelé le test sur 52 hommes, mais sur une période plus brève (deux semaines) de manière à éviter les effets féminisants de l’oestrogène, et ils sont arrivés à la même conclusion.
Des études complémentaires devront confirmer que ces premiers résultats ne sont pas le fruit du hasard. De plus, il conviendra de déterminer si le patch d’oestrogène est assez sûr et n’entraîne pas d’effets secondaires graves. En conséquence, le docteur Kulkarni souligne qu’il est trop tôt pour utiliser massivement l’œstrogène dans les traitements contre la schizophrénie. Elle n’en reste pas moins convaincue qu’un pas a été franchi dans la recherche d’un traitement efficace, tant chez l’homme que chez la femme.

19/08/2008

www.e-sante.be

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