L’angoisse inattendue

Une nuit d’angoisse.

Des cauchemars. Des tremblements. Des claquements de dents.

L’angoisse, et l’épuisement. Un effort pour sortir et la fatigue au retour.

Je lis et je ne comprends pas, je suis à côté de moi-même, dans un brouillard.

Je ferme les yeux pour ne plus voir, ne plus sentir, me protéger du monde. Mais c’est pire.

Je ferme les yeux et ce sont des vieillards mourants, alignés dans un hôpital, et l’odeur de la mort est partout, mélangée à la javel.

Je ferme les yeux et je vois cette jeune fille anorexique attachée parce qu’elle veut sortir de sa chambre. Neutralisée parce qu’elle veut vivre. Et je ressens sa souffrance, et l’absence de compassion de ceux qui l’attachent. Et j’ai l’impression qu’on n’est rien, rien pour eux que des fous qu’il faut faire taire à tout prix. Et notre souffrance ne compte pas.

Et je tremble, j’ai froid, même s’il fait chaud ce dimanche.

Il ne me reste qu’à attendre que cette journée passe, espérer que mon angoisse se perdra dans la nuit.

Cette angoisse si familière, et pourtant je suis étonnée de la retrouver encore après autant d’années, sans raison précise. Mais je ne me révolte plus, je ne mords plus la poussière de la défaite. Je me dit c’est comme ça, il faut l’accepter, c’est ma vie, attendons demain. Je ne me culpabilise plus de perdre ma journée, de ne rien faire, c’est comme ça, voilà tout.

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