Mon monde est dur mais c’est le mien

Le monde me tue.

Les gens me tuent.

Leurs paroles derrière le dos, leurs jugements à l’emporte-pièce, leur fuite quand on les affronte.

La société me tue.

La politique, l’actualité me tuent.

On parle pour les psychotiques, on parle des psychotiques, on se dispute au sujet de leur sort, on se bat par articles interposés, par médias, par livres, par votes interposés.

Mais on ne parle pas avec eux.

Alors dois-je oublier notre sort, ne plus lire, ne plus penser, ne plus m’épuiser à parler quand même.

Accepter qu’on parle pour nous, contre nous, sur nous, de nous, mais pas avec nous.

Nous resterons des étrangers, oui, plus que jamais, et ça me tue d’essayer de jeter un pont entre les deux rives.

Oui, parfois j’ai envie de tout abandonner et de rester dans mon monde. Il est moins compliqué.

Il est dur, mais c’est le mien. Et s’y abandonner en n’espérant plus rien du monde des autres à quelque chose de réconfortant.

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