« Le besoin d’asile, des lieux pour les psychoses », collectif, Doin

Présentation de l’éditeur

Parler aujourd’hui d’asile, c’est réveiller de vieux démons qui ne dorment que depuis peu. En effet, la psychiatrie contemporaine s’est construite, depuis plus de cinquante ans, sur une base résolument anti-asilaire. Avec un bel enthousiasme réformateur, elle a multiplié des innovations de soins communautaires qui ont transformé les trajectoires des malades mentaux. Mais les rêves des années 1950, devenus en grande partie
réalité, nous mettent en présence de nouveaux défis ; leur innocence initiale est mise à rude épreuve. Dans notre paysage psychiatrique polymorphe d’aujourd’hui, les patients psychotiques ne manquent pas de nous rappeler que les particularités de leur condition humaine révèlent un besoin fondamental d’asile. L’oublier ne conduit pas toujours à la conquête de l' » autonomie », notion sacro-sainte de nos sociétés contemporaines, mais aussi à la solitude d’un univers sans objets, voire à la rue ou à la prison. Si le retour à l’asile traditionnel n’est souhaité par personne, les formes que peut prendre cet accueil, temporaire ou plus durable, sont loin d’être valables pour tout patient et en toute circonstance : nous devons à la psychiatrie anti-asilaire de l’après-guerre cette découverte de la diversité des patients psychotiques, derrière leur apparente similitude asilaire. C’est une réflexion sur ce besoin d’asile, et un tour partiel de quelques-unes de ses réalisations, que nous
proposent le docteur Vassilis Kapsambelis et les quatorze auteurs, psychiatres et professionnels en santé mentale, de cet ouvrage.
Le besoin d'asile des lieux pour les psychoses
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2 commentaires »

  1. behemothe Said:

    Faute de moyen oui peut être mais c’est tout .

  2. Alain Said:

    Prendre enfin conscience que certains, parce qu’ils n’ont ni ressources ni logement ni famille ont besoin de lieux pour s’abriter. Faut-il toujours lutter contre les idéologies de quelque bord qu’elles soient. Combien sont à la rue et en prison et on en parle rarement, voire jamais.

    Merci pour cet article.


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