Les schizophrènes, si seulement…

Les schizophrènes, si seulement ils pouvaient connaître une certaine indifférence, connaître le goût des rencontres pour rien, des gens ni bons ni mauvais, et des gens avec qui l’on a rien à faire, et des choses sans importance, et des mots de peu de portée, et des sensations de peu de poids, et des émois de peu de couleur, et « l’immense indifférence des arbres » -comme disait Malraux- qui se contentent d’exister, bref: les innombrables riens de la vie, ce tissu conjonctif de l’existence, sans quoi vivre c’est flamber. Non, pour eux toujours le bon absolu ou le mauvais intégral, et jamais rien de plutôt ordinaire.

« Les schizophrènes », Paul-Claude Racamier, Payot

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