« L’homme qui se prenait pour Napoléon : Pour une histoire politique de la folie « , Laure Murat, Gallimard

Présentation de l’éditeur

Tous les fous, dit-on, se prennent pour Napoléon. Mais le délire d’identification à l’empereur se vérifie-t-il dans les registres des asiles et, si oui, que cela nous enseigne-t-il sur les rapports de l’Histoire et du trouble psychique ? C’est à partir de cette question qu’est née l’idée de ce livre, dont le sujet, très vite, s’est élargi à d’autres problématiques. Quel impact les événements historiques ont-ils sur la folie ? Peut-on évaluer le rôle d’une révolution ou d’un changement de régime dans l’évolution du discours de la déraison ? Quelles inquiétudes politiques les délires portent-ils en eux ? En somme : comment délire-t-on l’Histoire ? Pour le savoir, ou du moins y voir plus clair, il fallait remonter à la source et questionner la clinique, interroger les rapports entre la guillotine et la hantise de « perdre la tête », l’enjeu de la présence de Sade à Charenton, la supposée démence des révolutionnaires, la confusion entre la pétroleuse hystérique et l’opposante politique. Pendant trois ans, Laure Murat interrogé les archives. L’Homme qui se prenait pour Napoléon est le résultat de cette enquête.

 L'homme qui se prenait pour Napoléon : Pour une histoire politique de la folie

Biographie de l’auteur

Laure Murat, née en 1967, est chercheuse spécialisée dans l’histoire culturelle. Elle est actuellement professeure au département d’études françaises et francophones de l’Université de Californie-Los Angeles (UCLA). Elle a notamment publié La Maison du docteur Blanche : histoire d’un asile et de ses pensionnaires, de Nerval à Maupassant (Lattès, 2001), Passage de l’Odéon : Sylvia Beach, Adrienne Monnier et la vie littéraire à Paris dans l’entre-deux guerres (Fayard, 2003, Folio n° 4226) et La Loi du genre. Une histoire du « troisième sexe » (Fayard, 2006).

 

3 commentaires »

  1. Alain Said:

    On peut faire un lien entre cet article et la notion d’inconscient collectif tel qu’il apparait dans la théorie de Jung. Aujourd’hui, on a tendance, ce qui est compréhensible, à supprimer les délires à l’aide des médicaments, mais on ne cherche pas à les analyser, ce que faisaient les psychiatres du passé faute de moyens d’action efficaces.
    Au cours d’un délire, j’avais eu le malheur d’évoquer le terme d’inconscient collectif à deux psychiatres et je m’étais rendu compte de leur réaction vive, ils n’étaient visiblement pas en accord avec cette théorie. Pour ma part, je vivais avec un délire qui avait un rapport avec un archétype et il me semblait naturel de l’évoquer.

  2. Lana Said:

    Peut-être aurait-il fallu leur parler d’empreinte culturelle au lieu d’inconscient collectif? Il est évident que le délire à un rapport avec le monde qui nous entoure.

  3. Alain Said:

    C’est vrai qu’on peut l’appeler empreinte culturelle, mais d’après mon expérience cela fait aussi appel à des aspects enfouis, rarement exprimés qui se présentent comme l’envers du monde, un univers peuplé de créatures mythiques qu’on peut associer à une ancienne histoire de l’humanité. Après, savoir si cet univers est inscrit dans notre cerveau avant ou après notre naissance par contacts culturels est tout l’enjeu de ce que Jung appelait l’inconscient collectif et qu’il voyait comme un socle commun à l’humanité.

    C’est en tout cas bien obscur, le côté obscur de la force !!


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