Polémique autour de la fonction de pair-aidant

La fonction de pair-aidant pose question, et c’est normal. Qu’on ouvre un débat à ce sujet, c’est une bonne chose. Mais j’avoue être sidérée par le tour polémique que prend ce débat, par les accusations gratuites, la stigmatisation des usagers et le mépris envers eux qu’on peut lire dans différentes contributions, y compris et surtout par des professionnels de la psychiatrie.

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Plus que sur la fonction de pair-aidant elle-même, c’est sur la vision des usagers de la psychiatrie que je veux réagir ici.

« Mais comment un malade peut-il conseiller un autre ? On met quelqu’un qui souffre un peu moins pour soigner celui qui souffre plus ? Et en plus on le paye ? ! Et dans cette formation de huit semaines (!), ils vont apprendre quoi ? Nous, on n’apprend pas notre métier dans la théorie mais face à la souffrance morale, le délire, l’agressivité. Et enfin, la réinsertion passe par les médecins, l’assistante sociale, les aides soignants. Et de vrais moyens ». »

Pourquoi un malade ne pourrait-il pas en conseiller un autre? C’est ce que font les associations de patients, les forum internet, les amis qui partagent le même vécu, c’est ce que font entre eux les patients à l’hôpital. Depuis quand les gens ayant une expérience similaire ne pourraient-ils  pas se porter conseil? Mais peut-être faut-il comprendre que c’est impossible uniquement pour les patients en psychiatrie. Trop fous pour s’entraider, ne pouvant que s’entraîner dans la folie, sans doute.

En plus, on les paye. Eh bien oui, pourquoi un usager de la psychiatrie ne devrait-il être apte qu’à du travail bénévole? Parce qu’il serait forcément inapte à un travail digne de ce nom? Que le travail n’est là que pour l’occuper, mais n’a en aucun cas la même valeur que le travail de quelqu’un d’autre?

La formation dure huit semaines. Est-ce tellement moins que les semaines consacrées à la psychiatrie dans les études d’infirmières? Quant à dire que les soignants n’apprennent pas de théorie, un j’espère que c’est faux, deux est-ce quelque chose à revendiquer? Je trouve ça plutôt grave. Et puis si on part sur ce terrain-là, c’est bien justement ce que revendiquent les pairs-aidants, avoir un vécu commun avec les patients, connaître la souffrance psychique et la psychiatrie de l’intérieur. Vécu qu’ils vont complèter avec une formation. Au-delà de ces questions, je trouve cette vision des usagers totalement réductrice et stigmatisante. Les usagers ne seraient que des fous, incapables de comprendre les autres, incapables de se former et arrivant comme des coquilles vides à ces formations. Mais les usagers ne sont pas qu’une maladie! Certains ont des diplômes, des expériences professionnelles qui peuvent leur servir dans leur fonction de pair-aidant, une capacité à réfléchir, à se remettre en question  et beaucoup connaissent déjà pas mal de choses sur la psychopathologie et la psychiatrie, parce que, tout au long de leur parcours, ils ont échangé, lu, appris. Ils ont donc une connaissance empirique mais aussi théorique, même si celle-ci est différente des soignants, qu’ils ne prétendent d’ailleurs pas remplacer.

Un soignant  en psychiatrie dit: « Après le pompier pyromane, le prêtre pédophile, le flic ripou, voici le fou guéri qui soigne.
Quel pays de m… ! » Comme si, parce qu’on a été malade à un moment donné, on ne pouvait jamais retrouver la raison.  On ne pourrait que faire du mal en étant présent au sein d’une équipe soignante, être contre-productif. Un fou reste un fou à vie, c’est dit! Pas de rédemption pour les usagers en psychiatrie!

« En psy vous ne guérissez pas mais vous vous stabilisez »

Ce n’est pas le cas pour toutes les maladies psychiatriques, et ça reste à prouver pour les autres. Mais quand bien même, le fait d’être « seulement » stabilisés nous empêcherait donc toute notre vie d’être digne de confiance? Alors que bien souvent cette stabilisation s’est faite au prix de longues thérapies, de remises en question, de souffrances, de changements de point de vue sur la vie, etc. dont bien des gens n’ont pas fait l’expérience.

 » On se moque des soignants. Je suppose qu’il va y avoir des démissions en masse à l’hôpital. »

Pourquoi, pour les soignants, est-ce si dévalorisant de reconnaître l’expérience d’un usager? En quoi est-ce une menace? Il ne s’agit pas de les remplacer, mais de prendre en compte un autre point de vue que le leur. Pourquoi vouloir maintenir à tout prix une barrière soignant/patient? Qui a peur d’être assimilé à l’autre? Qui a peur de perdre son pouvoir? Encore une fois, il y a ceux qui savent, les soignants et plus généralement les gens « normaux », et de l’autre ceux qui ne savent pas et n’ont pas droit à la parole, les fous. Alors, qui veut faire taire les fous? La société? La psychiatrie? Les deux apparemment!

« Malheureusement le mot ‘aidant’ établit une hiérarchie entre une personne aidante donc supérieure et une personne aidée donc inférieure ». Oui, dans la vie on est successivement en position haute ou basse (même si je n’aime pas ces termes), mais pourquoi seuls les soignants auraient-ils le privilège d’aider et donc d’être supérieurs? En quoi est-ce plus grave si la personne qui aide a un vécu similaire à la personne aidée?

On nous dit aussi que le pair-aidant ne connaît que sa propre pathologie et rien d’autre, qu’il ne pourra que la projeter sur les autres. Encore une fois, nous ne sommes pas incapables d’apprendre, ni en théorie ni en pratique. On peut, comme tout un chacun, remettre ses pratiques en cause, s’interroger sur ses relations aux autres. Les soignants ne sont pas nés avec ce statut particulier dans leurs gènes, et j’aimerais bien croire qu’aucun d’eux n’a jamais fait de projection ni souffert d’aucune pathologie mentale, mais ça fait un bail que j’ai perdu mes illusions d’enfant!

Quant à dire que les personnes souffrant de psychose n’ont pas conscience de leurs troubles, c’est plus que réducteur. Les personnes qui deviennent pairs-aidants ne sont évidemment pas des malades en crise, mais des personnes ayant de nombreuses années d’expérience de la maladie derrière eux, et cette maladie, ils la connaissent, ils ont en conscience, ils y ont réfléchi, ils ont des choses à en dire.

« Le-père-est-dent, mon ami; quand va-t-il te dévorer? »: là, je suis carrément sans voix! Surtout que, comme chacun sait, l’institution psychiatrique est dénuée de toute violence! Le plus grand danger pour les patients serait les pairs-aidant? En ces temps de politique sécuritaire? Enfin, ce n’est pas la première fois que les jeux de mots psychanalytiques me renvoient à un silence abasourdi!

Pour finir, cette accusation gratuite à propos des formations proposées par Psytoyens: « ça rapporte beaucoup toutes ces formations comme vous le savez ». Alors que Psytoyens est une association sans but lucratif!!

Bref, qu’on se demande ce qu’un usager peut apporter dans une équipe soignante, quels sont les avantages et les désavantages pour tout le monde, oui. Mais rejeter la fonction de pair-aidant parce qu’un fou ne serait qu’un fou à vie, incapable d’apprendre, dénué de tout autre expérience que sa folie, ne resterait pas à sa place d’ignorant face à ceux qui savent et ne mériterait pas d’être payé pour son travail, c’est de la stigmatisation, malheureusement égale chez les professionnels qui tiennent ces propos à celle qu’on voit dans la société tous les jours.

« Cette histoire me paraît complètement folle !« , lançait abasourdi et scandalisé hier Pierre Tribouillard (FO Santé).

A moi aussi! Mais ce qui me paraît fou, c’est ce dénigrément, ce mépris voire cette haine chez des gens censés connaître les personnes souffrant de maladies mentales.

Les réactions dont je parle proviennent de ces deux articles:

http://www.laprovence.com/article/a-la-une/psychiatrie-des-malades-font-partie-de-lequipe-soignante?page=1

http://blogs.mediapart.fr/edition/contes-de-la-folie-ordinaire/article/060211/les-pairs-aidants-pseudo-generosite-et-deri

Le site de Psytoyens:

www.psytoyens.be

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14 commentaires »

  1. Behemothe Said:

    Je suis désolé et je me répète mais le pairs aidant payé sera exactement le même que l’infirmier(e) au bout de quelques mois.
    En fait pour qu’on garde ce plus que pourrai apporter le tiers aidant en tant qu’ancien malade, il faudrait qu’il ne travaille pas plus d’un ou deux jour par semaine, bref que ce ne soit pas un boulot avec tout ce que cela comporte, mais vraiment un aidant.
    Fait ainsi l’apport que pourrai apporter l’ancien malade va vite s’effacer derrière la charge que va représenter le travail pour laisser place à un travailleur lambda.
    Ne pas reconnaître cela, c’est méconnaitre la constante humaine en chacun de nous.
    C’est dommage c’est une belle idée qui est saccagée et qui ne va strictement rien apporter. Enfin si, un boulot rémunéré à d’ancien malade, c’est vrai que c’est déjà pas si mal. Mais pour le malade nada.
    Je suis tiers aidant en dehors du boulot et je vois ce que cela me coute, alors vraiment j’imagine ce que cela va donner.

  2. Behemothe Said:

    « On nous dit aussi que le pair-aidant ne connaît que sa propre pathologie et rien d’autre, qu’il ne pourra que la projeter sur les autres. »
    S’il fait un travail 35h00 par semaine cela a toutes les chances d’être. Je l’ai constaté par moi-même.

  3. Lana Said:

    Qu’est-ce que tu as contre les infirmières? Je ne partage pas ta vision des choses, je ne pense pas que tout le monde n’est là que pour toucher son salaire.

  4. Lana Said:

    Et tu ne peux pas comparer le fait de soutenir quelqu’un avec qui tu as une relation affective et le fait de travailler au sein d’une équipe soignante avec des patients, ce n’est pas du tout la même chose.

  5. Igor Thiriez Said:

    J’adhère tout à fait à la posture de Lana dans ce billet. Au vu des réactions suscitées par ce projet qui n’est, je le rappelle, qu’experimental, je constate à nouveau la grande intolérance au changement des vieux piliers de la psychiatrie de secteur, cramponnés dans l’institutionnel et la psychanalyse. Cette résistance au changement, rationalisée par des idées fausses et stéréotypées (singularité du sujet, passivité = liberté, paternalisme psychiatrique etc.) est en grande partie responsable de la situation actuelle. On nous cache tout ça derrière un manque de moyens bien réel mais qui a bon dos aussi…
    Pour revenir aux pairs aidants, ils pourraient avoir un effet bénéfique sur l’adhésion au soins, l’un des plus gros problèmes de la psychiatrie. Combien de fois un psychiatre peut il entendre qu’il ne sait pas ce que c’est d’être enfermé, de prendre des neuroleptiques… C’est vrai. Pouvoir côtoyer quelqu’un qui est passé par là et qui s’en est sorti, dans le moment où le patient en à le plus besoin, c’est essentiel. On a beau dire qu’en psychiatrie, on n’est pas forcément conscient d’être malade, mais on entend, on écouté et on réfléchit, même dans le déni.
    Après, pour ce qui est de la formation de ces gens, de leur rémunération et des modalités de leur activité, ça reste à voir mais il faut boulent essayer.

  6. charlotte Said:

    Ce projet de pair-aidant me semble un véritable progrès auquel j’adhère a priori. Ce me semble une belle façon d' »humaniser » les soins, de donner un espoir à ceux qui sont encore accaparés par leur maladie (en leur permettant d’être en contact avec des « pairs » stabilisés) et un moyen de susciter plus facilement l’adhésion des patients.
    Malgré tout, les modalités me semblent, pour certaines, inadaptées. Si je suis tout à fait d’accord avec le fait que les pair-aidants perçoivent un salaire digne de ce nom, il me semble problématique qu’il soit si élevé. Comment le justifier après un temps si court de formation ? De plus, j’imagine que le mépris de certains soignants pour les pair-aidants ne pourra que s’alimenter au sein d’une équipe dans laquelle certains membres (en particulier les infirmières) pourraient se sentir lésés. J’imagine qu’une tension ainsi créée sera difficile à supporter, surtout pour une personne ayant connu des troubles psychiques. Deuxièmement, ce temps de formation de huit semaines me semble bien court. Aussi bien du point de vue du contenu ( qui ne peut pas être bien conséquent) que de la mise à distance. Ce que je veux dire, c’est qu’un an de théorie ne me paraitrait pas de trop pour donner des méthodes et des façons de penser qui puissent protéger au mieux le pair-aidant et le patient de transferts déstabilisants De plus, un temps de formation plus long accorderait une meilleure légitimité, déjà assez difficile à conquérir, aux pair-aidants face à des soignants assez jaloux de leurs savoirs et de leurs pratiques.
    Il me semble que l’idée est bonne mais mise en place de façon assez peu pertinente. Les deux ans d’essai nous en diront sans doute plus…

  7. Alain Said:

    Je suis à nouveau complètement d’accord avec Lana qui sait exprimer avec des mots justes ce que je ressens moi même.

  8. Lana Said:

    Pas de problème pour la reproduction, OEdipe.
    Pour les modalités pratiques, comme l’a dit Igor, effectivement on peut faire des aménagements. Ce qui me choque n’est pas le fait de critiquer ces modalités mais la vision des patients qui est donnée. Pour la formation, c’est vrai que ça ne ferait pas de mal d’en avoir une plus longue, et c’est valable pour les infirmiers aussi qui voient très peu de choses en psychiatrie avant d’y travailler.

  9. cécilee Said:

    Bonjour Lana, merci pour cette information et cet article qui fait beaucoup réfléchir comme ton blog dans son intégralité. Oui cela me pose des questions. En tant que « malade stabilisée » j’ai eu une expérience (brève il est vrai) d’encadrement de malades dans un état plus critique lors d’ateliers artistiques dans une association dépendant d’un hôpital de jour. Cette expérience a été négative dans la mesure où je me suis rendue compte que l’on avait mis un infirmier (certifié en bonne santé) pour superviser mais aussi contrôler mes interventions. Il y avait là dans cette association pourtant très ouverte une méfiance envers moi qu’il n’y avait évidemment pas envers les autres intervenants. Je l’ai tellement mal vécu lorsque j’ai découvert ces agissements, que je suis partie laissant là mes « élèves » sans un aurevoir ce qui a été un certain traumatisme pour eux comme pour moi. Alors on peut se dire que j’étais trop fragile, ma réaction l’a prouvée. Par ailleurs ma conduite et mes relations avec les malades était mal perçue, peu comprise. Il y avait là un vieil homme qui « radotait ». Je l’écoutais, ça lui faisait plaisir visiblement. Il m’a alors été demandé de le « couper », mot que j’ai trouvé d’une extrême violence.
    Si j’avais été payée je pense que les relations avec les infirmiers aurait été là encore teintée de méfiance réciproque.
    Je pense que c’est parce que je n’avais pas été formée à cela (y compris à la réaction des infirmiers car dans un travail la communication se joue dans les deux sens). Je pense aussi que c’est parce que les infirmiers plutôt que d’être dans un schéma d’entraide ou d’aide simplement, érigent un mur terrible entre eux et les malades.
    Par ailleurs, une autre idée me vient là, c’est qu’il y a peut-être quelque chose qui est corrompu du fait même qu’il y ait un salaire perçu par l’un dans la relation d’aide ou d’entraide.

  10. Lana Said:

    Oui, le mur entre les malades et les soignants, c’est le problème, alors qu’il n’est pas si évident. Des malades ont été avant de l’être des soignants et des soignants peuvent tomber malade, la frontière n’est pas si simple!

  11. J’avoue que sur le moment, comme c’était un commentaire de commentaires, j’avais pas tout compris.
    Je ne connaissais pas non plus ce conept de pair-aidant ni les expériences pilotes en cours. Donc, ça m’a aidée de lire ce fameux N° 85 de la revue Pluriels.
    Du coup, j’ai pu comparer les commentaires à l’article de Baillon et ceux sur ce blog.
    Sur Médiapart, j’ai assez aimé la critique d’Anne-Laure Donskoy qui n’aime pas le paternalisme et le nationalisme borné de Baillon, mais redoute les conflits d’intérêt sur des postes pérennes de ce type.
    Ici, l’angle que vous avez choisi est plus nettement psychique, car vous vous attachez au sens profond et pas à la simple rhétorique.
    C’est sans doute pour cela que vous arrivez à détecter dans un océan de phrases, celle qui fait mal, comme ce « Le-père-est-dent » de JCD.
    Je pense que les gens qui s’écoutent parler, ça génère effectivement un silence abasourdi.
    Mais quand on voit ce que ce type propose : « Je propose aux équipes de réinventer le bricolage, et à la société ce concept d' »occupation socialement utile et valorisante », on comprend mieux pourquoi il a besoin de tétaniser son entourage par des effets de style.
    Du bricolage pour les pros, du patronage pour les malades et une bonne blague pour que tout le monde la ferme.
    Voila le programme des autosatisfaits.
    L’article de Pluriels point bien à plusieurs reprises les difficultés des pair-aidants à se faire une place dans les équipes, et c’est certainement là le coeur du problème. Comment un pair-aidant peut-il devenir un interlocuteur valable au sein d’un équipe soignante?

  12. Alain Said:

    Comment un pair-aidant peut-il devenir un interlocuteur valable au sein d’un équipe soignante?

    Bien entendu, cela peut ne pas aller de soi. Il faut, de la part du pair aidant, de la motivation, de la stabilité, la faculté de gérer des situations stressantes, etc. Il faut d’autre part, de la part de l’équipe soignante, de l’ouverture d’esprit et de la bonne volonté. Ceci étant dit, si toutes ces conditions sont réunies, et on ne voit pas pourquoi cela serait impossible, je pense que l’implication d’un ancien patient peut présenter beaucoup d’avantages : proximité des patients, sensibilité aux douleurs ressenties, conseils pratiques sur la vie pendant et après l’hospitalisation, acceptation des soins, etc.

    C’est un peu comme dans une entreprise, une personne peut ou pas s’intégrer dans une équipe et cela dépend des qualités de la personne, de l’état d’esprit de l’équipe et, c’est important, de l’implication de la hiérarchie.

  13. Lana Said:

    L’information selon laquelle le salaire des pairs-aidant est de 2500 euros serait fausse, mais je n’en sais pas plus.

  14. Alain Said:

    J’ai trouvé une annoce pour le recrutement de médiateur de santé (appellation française de pair-aidant) :

    http://www.tadupif.fr/Recherche-mediateur-de-sante-6641.htm

    Salaire indicatif Catégorie C

    On trouve le salaire sur cette page :

    http://www.cgtlaborit.fr/spip.php?article266

    Assez difficile à déchiffrer, mais à priori, il s’agirait d’un salaire brut d’environ 1400 euros, soit à peu près le Smic.


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