La contention

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15 commentaires »

  1. lex Said:

    globalement positif oui c’est tout fait ça et en plus le personnel était super sympa. ils m’ont même offert un bonbon

  2. Lana Said:

    J’ai fait ce sondage suite à une conversation avec des soignants qui pensent que c’est du soin. Je veux savoir ce qu’en pensent les patients, puisqu’on me dit que, quoique j’en pense (je suis totalement contre), ça fait du bien. Alors je ne vois pas la valeur d’un sondage où je ne mettrais que mon avis et pas celui des ces soignants, qu’est-ce que ça leur prouverait si les gens ne pouvaient qu’en dire du mal? Là ils ont le choix, et pour l’instant, les gens disent que ça les fait souffrir.

  3. lex Said:

    c’est du « soin » ou du « jambon d’york » ou du verbiage appelle ça comme il te plaît ça n’a aucune espèce d’importance parce que ce ne sont que des mots vides de sens

  4. cécilee Said:

    Bonsoir Lana, j’ai été attachée avec des sangles (ce n’est effectivement pas la camisole de force mais je ne pouvais cependant pas bouger). Je n’étais même pas délirante quand ça s’est produit. J’avais fait une tentative de suicide, avalé des médicaments. Dans la nuit je me suis réveillée dans le couloir de l’hôpital. J’ai voulu sortir. La porte était fermée, j’ai tapé sur la porte pour l’ouvrir, alors des gens m’ont sauté dessus, m’ont fait une piqûre d’Haldol et m’ont attachée, ligotée. J’ai gémi toute la nuit car je voulais faire pipi et que je ne pouvais pas me lever. Je conserve un souvenir atroce de la nuit que j’ai passée. La piqûre d’haldol y est pour beaucoup car ils en avaient trop mis. Et puis je ne comprenais pas qu’on me force à prendre un médicament. Je n’étais pas délirante. J’avais juste voulu sortir. On ne peut pas parler juste de manque de confort. C’est une torture, une torture du moyen-âge. Je n’étais pas délirante, j’étais sonnée par les médicaments, un peu dans endormie, certes, je n’avais pas bien compris l’importance de rester dans le couloir mais j’avais quand même ma raison. S’il avait existé une association ou quelque chose de cet ordre vers laquelle me tourner, j’aurais porté plainte. Car on ne peut pas forcer les gens ainsi, les attacher, puis les piquer. Si j’avais fait du mal à quelqu’un j’aurais pu le comprendre, mais je ne m’en étais pris qu’à une porte. Je reste très marquée par cela.

  5. Lana Said:

    Merci pour ton témoignage, qui montre bien à quel point dire que c’est du soin est une façon de ne pas vouloir voir le mal qu’on fait aux patients, pour des pécadilles en plus!

  6. Anne-Laure Donskoy Said:

    @Cecilee:
    Ce qui vous est arrivé est illégal. Portez plainte.

  7. cécilee Said:

    Bonsoir Anne Laure, à l’époque (il y a deux-trois ans) en sortant de l’hôpital j’avais plutôt eu à coeur d’oublier. Maintenant il est un peu tard mais si ça devait se reproduire, je porterais plainte en effet. Mais j’espère surtout ne plus avoir à subir ce genre de traitement.

  8. émilie Said:

    bonsoir,
    hélas cécile je ne pense pas qu’on puisse porter plainte; cette pratique dans les conditions décrites est totalement habituelle; je l’ai appris également à mes dépends, la leçon a été dure à retenir, tout bonnement car pour moi ce n’était pas concevable, ce genre de choses. d’ailleurs vous auriez demandé calmement à sortir on vous l’aurait interdit de la même manière si vous vous y étiez opposé.

  9. Un lecteur Said:

    Je peux comprendre que très peu de personnes aient voté pour la réponse 1, et pour cause : l’angoisse de morcellement n’existe pas, c’est un concept bidon inventé par les psychanalystes freudiens, et utilisé pour désigner des troubles considérés aujourd’hui comme dissociatifs. Il arrive parfois que certains psychotiques souffrent de troubles dissociatifs, mais ces troubles ne se soignent pas en attachant un malade à son lit. Les antipsychotiques, ainsi que certains traitements (comme les béta-bloquants) peuvent apaiser un épisode de dépersonnalisation/déréalisation en calmant les angoisses et le stress.
    Mais « l’angoisse de morcellement », c’est du pipeau.

  10. Un lecteur Said:

    De plus, la contention n’a rien de thérapeutique, elle ne soigne pas la maladie. Elle peut servir à assurer la sécurité de l’hôpital dans le cas où un patient se montrerait violent pour lui même ou pour les autres malades. C’est tout. Mais elle ne « soigne » pas le cerveau et l’esprit. Le fait de s’imaginer qu’on peut réparer le cerveau d’un malade en l’attachant à son lit n’est rien d’autre que de la superstition.

  11. Lana Said:

    J’ai ressenti des angoisses de morcellement, par exemple que mon bras était détaché de mon corps. Mais je suis d’accord, la contention est une violence qui n’a jamais soigné personne. Peut-être que certains soignants pensent que ça apaise la personne, mais c’est simplement qu’elle n’a pas d’autre choix que de se soumettre.

  12. Un lecteur Said:

    Or, (pour répondre au message de Cécile) le fait que vous ayez été attachée alors que vous n’aviez pas de comportement dangereux prouve bien que la contention est devenu une espèce de rituel ou de tradition chez les psychiatres, et qu’elle ne sert même plus à assurer la sécurité des malades.
    Conclusion : la contention c’est de la merde, et ça ne sert à rien.
    Conclusion 2 : Infliger ce genre de traitement à des gens fragiles psychologiquement (des malades) est un acte violent et humiliant, ça équivaut à violer une femme, c’est criminel et ça devrait être interdit.

    PS : Si y’a des représentants de l’Etat qui visitent ce blog, désolé d’avoir critiqué les institutions, mais parfois c’est nécessaire.

  13. Un lecteur Said:

    @Lana : je doute que les malades ressentent une sensation d’apaisement en subissant ce genre de truc. Ils doivent surtout ressentir une grande sensation d’humilation et de tristesse qui doit prendre un bon bout de temps avant de les quitter.

    Sinon je veux bien croire que tu aies eu des hallus, mais on n’appelle pas celà de l’angoisse de morcellement. On appelle celà des hallucinations corporelles, et normalement si tu prends des antipsychotiques ce symptôme devrait disparaître.
    Le concept « d’angoisse de morcèlement » a été inventé par les psychanalystes pour désigner en vrac des symptômes en réalité très divers, et la psycholgie moderne ne reconnaît plus ce concept là, qu’elle juge bidon.

    J’ai honte de voir que la psychiatrie française est aussi barbare et arriérée.

  14. Lana Said:

    Je n’ai pas dit que les malades étaient apaisés, mais que les infirmiers le croyaient ou faisaient semblant de le croire, car pour être détaché, la personne n’a qu’une chose à faire, se soumettre.

  15. Sybilline Said:

    Je pense que les patients comme les gens qui ne sont pas malades vivent la même chose lorsqu’on les attache, car nous avons tous la même part d’humanité.
    Pour moi, la contention ne devrait exister que dans les cas extrêmes: des gens très violents qu’on n’arrive plus à contenir. Dans les autres cas, c’est humiliant, c’est violent.

    Pour ma part, si on m’attachait parce que j’aurais un comportement dangereux, je trouverais cela normal (si on ne peut pas faire autrement). PAr contre, si je suis juste en souffrance, j’aurais l’impression qu’on me déshumanise et me traite comme un sous-homme.


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