« Louis, pas à pas », Gersende et Francis Perrin, Lattès

Présentation de l’éditeur

« Votre fils Louis est pris en charge parce que votre mari est une vedette. Il s’appelle Francis Perrin. Mais nous, on n’est pas connus, tout le monde s’en fout de notre gamin autiste ! »
Nous avons entendu cette phrase trop souvent. Aujourd’hui, par notre engagement, nous voulons porter la voix des parents brisés, comme nous-mêmes l’avons été. En 2004, notre vie bascule au moment où un « grand ponte » spécialisé dans l’autisme prononce cette phrase indélébile : « Faites le deuil de votre enfant ! » S’ensuit une année d’épreuves où des soi-disant professionnels arrivent à cette atterrante conclusion : « Madame, vous êtes une mauvaise mère, Monsieur, vous êtes un père trop vieux! » Ce sont eux qui nous ont fait souffrir, jamais Louis. En 2005, à l’âge de trois ans, Louis est diagnostiqué autiste sévère par des professionnels compétents qui nous font découvrir l’A.B.A. (Applied Behavior Analysis), un traitement de stimulation non médicamenteux pratiqué depuis près de cinquante ans partout dans le monde. Nous passons alors de l’avant à l’après. Louis évolue dès les premiers jours du traitement. Il communique peu à peu avec ses frères, ses sœurs, ses amis, et commence à acquérir une véritable autonomie. Ses progrès sont spectaculaires : il devient pas à pas « un enfant presque comme les autres ».

Avec courage et détermination, Gersende et Francis Perrin redonnent espoir aux parents et montrent que l’autisme n’est pas une fatalité.

 Louis pas à pas

Biographie de l’auteur

Gersende Perrin, diplômée du Conservatoire National d’Art dramatique de Paris, a sacrifié sa carrière de comédienne pour devenir maman à plein temps, s’engageant activement pour la cause des enfants autistes.

Francis Perrin, comédien, réalisateur, directeur de théâtre, est aussi écrivain, auteur notamment de Molière, chef de troupe et de Les Bouffon des rois(Plon).

 
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6 commentaires »

  1. Alain Said:

    En plus de l’isolement du monde de la psychiatrie, il y a l’isolation de la France du reste du monde, du fait de l’isolation linguistique. Cela fait beaucoup d’écrans entre les découvertes modernes et la pratique en France et l’information des patients et du public. Sans vouloir dénigrer abusivement la pratique psychiatrique en France…

  2. Lana Said:

    Je ne pense pas qu’il s’agisse d’isolation linguistique. Les psychiatres parlent anglais pour la plupart, et il a des formations à l’ABA en France et des psychiatres qui le pratiquent et publient à ce sujet. Il y a surtout une absence totale de volonté de se remettre en questions. Dans cette histoire, les psychanalystes veulent avoir raison même si c’est au prix de la vie d’enfant. C’est vraiment dingue ce qu’ont dû entendre Gersende et Francis Perrin. Leur enfant ne parlerait jamais, ne serait jamais autonome, ils devaient en faire le deuil. Après quelques années d’ABA, ils ont un enfant quasiment normal. Louis n’avait pas de relations avec les gens, ne parlaient pas, ne jouaient pas, ne mangeait que de la bouillie, ne faisait quasiment aucun progrès moteur, s’automutilait, faisait des crises fréquemment. Maintenant il parle, sait lire et écrire, va à l’école, a des copains, rigole, s’intéresse à plein de choses, peut exprimer ses désirs, ses peines, ses frustrations, y trouver des solutions, etc. Seuls quelques signes montrent encore qu’il est un peu différent. Et tout cela sans médicament, sans déscolarisation, mais en s’adaptant à l’enfant pour lui apprendre les choses autrement qu’on ne le fait avec un enfant « normal ». Louis n’imitait pas les adultes, ne faisait pas de déduction lui-même sur ce qu’il devait faire. Par exemple, pour lui apprendre à se brosser les dents, il ne suffisait pas de lui montrer, ou de penser qu’il saurait lui-même comment ouvrir le dentifrice, mais diviser cet acte qui nous semble simple en plein de petits actes à apprendre les uns après les autres: prendre le dentifrice, dévisser le bouchon, poser le bouchon, mettre le dentifrice sur la brosse, etc. En s’adaptant à chaque enfant, à ses compétences et à ses défaillances, l’ABA leur apprend tout ce que les autres enfants apprennent plus simlement. Je ne comprends pas comment on peut être si violemment contre cet traitement, qui dure environ quatre ans, ne médique pas l’enfant, et en fait une personne qui peut profiter de la vie et être autonome.

  3. Alain Said:

    En tout cas, c’est bien argumenté !

    Peut être la même attitude qui empêchent les traitements psychothérapeutiques innovants dans le cas de la schizophrénie. On essaie la méthode psychodynamique dans le meilleur des cas et si elle échoue, le patient est un cas désespéré.

  4. Gudmundsdóttir Said:

    Vous conaissez http://www.goldenhatfoundation.org/?

  5. Alain Said:

    Bonjour, non je ne connaissais pas ce site. Es-tu islandaise, parles-tu français ?

  6. Lana Said:

    Je ne connaissais pas, mais je ne lis pas très bien l’anglais. Merci pour ce lien.


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