Stardust: bande-annonce

Pour la voir la bande-annonce de ce film dont le texte est extrait du blog, c’est ici:

http://www.reservoirfilms.com/view_video.php?viewkey=stardust_trailer

23 commentaires »

  1. charlotte Said:

    Et de quel texte du blog est extrait ce qu’elle dit ? Dans quelle mesure s’est-t-on inspiré de ton blog pour ce film ?

  2. Lana Said:

    C’est dans le journal. C’est un film uniquement avec une voix-off, et tout le texte est tiré du journal.

  3. Sybilline Said:

    Lana,

    J’ai regardé ce court métrage que j’ai trouvé très réussi: de l’émotion, une musique qui transporte tout comme la voix-off. J’ai du coup eu envie d’aller voir quel passage de ton journal était repris, mais je ne suis pas parvenue à le trouver. Je me suis en même temps aperçue que je ne l’avais lu que partiellement lorsque je l’avais commencé (au tout début de ma découverte de ton blog).

    Ce qui est dommage, c’est qu’on ne peut poursuivre notre lecture plus tard sans recommencer au début. Il faut alors redescendre à chaque fin de page et c’est très long de les faire toutes dérouler. Ce serait peut-être bien de le mettre en plusieurs volets (ou parties, années) afin qu’on puisse lire chacune d’entre elles, sans recommencer au départ. Je ne sais si c’est faisable. Je me suis arrêtée en 2000, mais jusqu’à quelle date va-t-il?

    Ce qui est assez incroyable, c’est qu’à sa relecture, j’ai mémorisé d’autres aspects qui m’avait complètement échappée lors de ma première lecture. Je l’ai lu différemment. Il est vraiment très intéressant car il permet à ceux qui ne vivent pas la maladie de la comprendre de l’intérieur. Je pense qu’il peut être très utile aussi pour faire avancer la psychiatrie, car tu parles de la façon dont on traite les patients, de ce que tu aurais aimé avoir comme accompagnement, des difficultés que tu as rencontrées. C’est une vraie mine d’émotions et d’informations sur la maladie! De plus, la concision de ton style et sa force émotive révèlent un vrai talent littéraire.

    Je pense que c’est fondamental qu’il existe des écrits comme le tien.

  4. Marc Said:

    Je suis bien d’accord avec toi, Sybilline. Pour ma part j’ai découvert le blog le 1er mai dernier (2012) mais je n’ai terminé la lecture du journal de Lana que ces jours-ci, quand j’ai pu disposer d’assez de temps pour le lire le plus en continu possible. Lana me pardonnera de répondre à sa place mais je peux te dire que son journal (sur le blog) se termine le 16 octobre 2009 (sauf erreur de ma part) Comme je l’ai écrit hier dans  » Introduction  » j’en suis sorti avec une pêche énorme, stimulé par le formidable (et exemplaire) combat de Lana.
    Bon après-midi.

  5. Alain Said:

    Je suis d’accord aussi, Lana est un exemple pour tous, c’est grace à des gens comme elle qu’on pourra combattre les préjugés sur les malades.

  6. Anonyme Said:

    Bonjour à tous les deux,

    Je te remercie Marc de m’avoir donné la date de fin du journal. Je l’ai lu en discontinu. J’avais commencé lorsque j’ai découvert le blog vers janvier ou février 2012. Et je suis en train de poursuivre, mais je vais lentement. Je trouve qu’il y a des passages qui montrent une énorme souffrance et font bien sûr comprendre à quel point cette maladie est cruelle et destructrice. Ce que je trouve très intéressant, ce sont les passages analytiques sur les expériences vécues (cette lucidité à toute épreuve) où Lana exprime ce qu’elle aurait aimé vivre, la façon dont elle aurait souhaité être traitée. C’est un témoignage extrêmement important et totalement clairvoyant. Pour moi, ça peut être un point d’appui pour mieux soigner, mieux réagir, mieux comprendre. Et c’est bien de cette façon qu’on fait avancer les choses. De plus, en tant que personne extérieure à la maladie, j’ai besoin de savoir quelles sont les réactions qu’on attend des autres, quel est le meilleur comportement à adopter dans ces moments-là. Bref, avoir des repères. C’est un apprentissage.

    Bonne journée à tous les deux.

    P.S: Marc, as-tu découvert le blog au moment où tu as écrit ton témoignage? En effet, avant, je n’avais jamais vu ton nom même si je n’y étais pas depuis très longtemps. Je me demandais d’ailleurs quelle était la date de création du blog.

  7. Lana Said:

    Le blog a été créé il y a cinq, il était sur sosblog, et suite à des problèmes sur cette plateforme, je l’ai déménagé en avril 2011.
    Mon combat n’est pas si exemplaire, tout n’est pas rose tous les jours et il n’y a pas si longtemps, j’étais en pleine dépression et suicidaire.

  8. Sybilline Said:

    C’était Sybilline!

  9. Alain Said:

    Tant mieux si ça va mieux pour toi Lana, maintenant. Pour moi, ça n’a pas été non plus une eau calme, des épisodes dépressifs, du repli, de la solitude, mais aujourd’hui, ça va nettement mieux. Il y a une façon de voir la vie, certains l’appellent les pensées positives, ce n’est pas évident mais il y a matière à creuser. Il suffit parfois d’un déclic.

  10. Marc Said:

    J’ai découvert le blog parce que le livre d’H G y était référencé. Je me suis permis d’envoyer assez vite mon témoignage à Lana alors que je n’avais pas encore lu son journal (remettant cela à plus tard lorsque je disposerais de longues périodes libres pour le lire le plus en continu possible) Evidemment mon texte est minable à côté de celui de Lana et si j’avais su, je me serais abstenu. Certes j’ai vécu de nombreux supplices et agonies avec le désir de ne plus vivre mais c’était sur des moments de deux ou trois heures maxi en dehors desquels tout allait bien. Je n’ai pas eu à mener le combat titanesque que nous décrit Lana avec grand talent (ou du moins cette lutte (très intense) ne durait pour moi que quelques quarts d’heure)
    Bonne soirée.

  11. Lana Said:

    Ton texte n’est pas minable, au contraire, il est très intéressant.

  12. Marc Said:

    Lana et Alain, je n’ai pas connu de dépressions comme vous ni la solitude mais j’imagine les difficultés énormes que cela doit être ; j’aurais voulu à ce moment-là vous aider mais aurais-je su ?

  13. Marc Said:

    Merci Lana

  14. Sybilline Said:

    Je trouve aussi que ton texte Marc est très bon comme ceux de Lana et d’Alain d’ailleurs. Vous avez tous des qualités littéraires indéniables et la capacité à prendre du recul sur ce que vous avez dû supporter.

    Je pense que ce que tu racontes Marc sur les épisodes dépressifs que tu as vécu peu de temps (2 ou 3 heures maxi), on peut dire que nous sommes nombreux à le vivre. Moi aussi dans les moments durs, je peux être négative, penser à des choses pas gaies, mais ça ne dure pas ou quelques heures seulement. Ce n’est, à mon avis, pas spécialement un symptôme puisqu’il n’est pas durable et surmonter rapidement. La difficulté de cette maladie, c’est vraiment cette souffrance qui dure des jours et des jours, sans que rien ni personne ne parviennent à la soulager avec l’impression de se décomposer, de ne plus savoir qui on est tant on est envahi par des forces psychiques négatives qui submergent. Je me rappellerai toujours de la métaphore de Styron concernant une dépression très violente qu’il a vécue à un moment de sa vie: l’impression d’être noyé en soi. « Nous nous couchons dans un lit de ténèbre, nous trouverons la lumière dans nos cendres », disait Styron dans « Face aux ténèbres ».

    « Pour ma part, cette douleur s’apparente très étroitement à la noyade et à la suffocation, mais même ces métaphores sont loin de la réalité. »

    Bonne soirée à tous.

    P.S: mon message d’hier sur « Grandeur de la folie » (de 6:41 a été remis par Lana et a remplacé l’ancien: merci! Il commence par « bonjour à tous les trois »)

  15. Marc Said:

    Les épisodes de deux ou trois heures ne sont pas des épisodes dépressifs au sens technique du terme (pas de dépréciation de soi, pas de mélancolie, pas d’idées noires…) c’est la vraie psychose : comme je disais ces jours-ci : il faut que je paye car j’ai commis une faute contre l’Humanité, c’est la torture, le supplice, l’envie d’arrêter de vivre (sans se suicider) pour que cette agonie cesse. Et à chaque fois c’est la miracle : ça cesse, tout rentre dans l’ordre, c’est le soulagement et je vis sur celui-ci. Mais quelle lutte !
    Bonsoir.

  16. Sybilline Said:

    Merci Marc pour cette précision. C’est intéressant de savoir que ces épisodes psychotiques peuvent n’apparaître que quelques heures. J’ai toujours pensé que c’était plus long. Mais il est possible que tu réussisses à bien lutter et vite, que tu aies des ressources qui te permettent de surmonter ces périodes plus rapidement que ceux pour qui ça dure des mois, voire des années avec seulement quelques jours de trêve.
    Ce serait intéressant de savoir ce que tu mets en oeuvre intérieurement pour cela cesse, si tu en as conscience.
    Penses-tu par ailleurs que si tu t’étais engagé dans des oeuvres humanitaires ces crises auraient pu cesser?
    Je me demande toujours comment on peut interpréter concrètement ce que tu ressens comme une faute contre l’humanité. Tu nous disais que tu voulais sauver un ami malade, tu expliquais aussi que le fait d’avoir été pris alors que tu vivais une telle expérience t’avait bloqué dans cette énergie de libération de l’humanité.
    En ce moment, je poursuis ma lecture de Jong « Psychogenèse des maladies mentales », livre entièrement axé sur la schizophrénie et la démence précoce (terme qu’on utilisait avant l’invention linguistique de Bleuler, je n’aime pas le mot, mais c’est ainsi qu’on l’appelle) et Jung pendant plusieurs pages interprète les mots (paraissant insensé) d’une de ses patientes de façon très sensée. Il redonne du sens à ce qui paraît de prime abord délirant. Quelle intelligence et sensibilité! Il part du principe que ces épisodes doivent être interprétés comme les rêves (expression d’un refoulement).
    Un exemple d’interprétation de Jung. Sa patiente lui dit: « Je suis une SUISSE. » Voilà ce qu’il en comprend: la Suisse est libre, personne ne peut ravir à la Suisse sa liberté. La place de la patiente n’est pas à l’asile d’aliénés, elle devrait être libre comme la Suisse, c’est pourquoi elle est Suisse. Pendant près de deux pages, il explique chaque phrase émise par sa patiente et c’est toujours logique lorsqu’on prend les mots employés comme des symboles et qu’on cherche ce qu’il y a derrière.
    Bref, j’aime beaucoup cette approche, car elle redonne en plus du sens à ce qui de prime abord n’en avait pas. H.Grivois disait dans le reportage que j’ai vu l’autre fois et vous ai mis en lien que pour comprendre ceux qui souffrent de psychose, il faut faire un EFFORT, sortir de notre norme, aller vers l’autre, déchiffrer son langage. Ces deux attitudes me semblent constructives.

  17. Marc Said:

    Je m’arc-boute, je me tortille sur mon lit de torture (à tel point qu’un jour je me suis créé une lésion d’un ménisque à un genou ce qui a nécessité une IRM avec une opération évitée de justesse) je lutte de tout mon corps et de tout mon esprit pour que tout redevienne comme avant, je ne veux rien voir ni entendre, il m’arrive de dire tout haut des  » je vous salue Marie  » pour couvrir tous les bruits extérieurs (que j’interprète comme étant des gens qui vont venir m’arrêter)
    Le souvenir de ces mauvais moments est chassé par l’immense soulagement que constitue la résolution de la crise. Je suis devenu zen : à côté de ces souffrances, tout est petit problème, il me semble qu’une majorité de personnes se plaint pour rien (évidemment chacun voit midi à sa porte)
    Mais je culpabilise par rapport à ceux qui souffrent intensément sur de longues périodes et qui en gardent des traces, j’ai presque envie de m’excuser auprès d’eux, oui je suis complexé.
    Je te souhaite de bonnes lectures et je te remercie de t’intéresser à mon cas, tu serais une très bonne thérapeute (quand on pense à tous ces charlatans (onéreux) qui sévissent un peu partout…)
    Bonne journée.

  18. Sybilline Said:

    Marc,

    C’est dommage qu’on n’ait pas eu tout le développement. Lana nous le mettra ce soir, j’espère. En effet, certains messages passent en indésirables, mais ils sont sauvegardés. J’irai voir demain l’ensemble de ce que tu disais qui remplacera peut-être les divers messages plus courts. J’aime bien avoir connaissance des choses en profondeur et puisque tu as pris la peine de le faire, autant en profiter, même s’il faudra être patient…

    Je trouve plutôt louable que tu t’intéresses tant au sort de l’humanité, que tu en sois si touché. Finalement, c’est beau comme conception. Dommage que cela te fasse tant souffrir. On croirait presque que tu vis la passion du Christ (ou quelque chose de similaire) en portant la souffrance du monde sur tes épaules.

    Bonne journée.

  19. Sybilline Said:

    Je me posais une autre question: penses-tu que si tu n’avais pas été arrêté aussi violemment ou pas arrêté du tout, ton avenir aurait été différent? Est-ce que la souffrance de ces crises est lié à ce traumatisme ou à quelque chose d’autre comme l’inacceptation de la souffrance humaine? Y aurait-il eu un pré-événement qui aurait pu expliquer ce besoin de sauver, quelque chose dans ta famille qui l’aurait conditionné?

  20. Marc Said:

    Pour que mes souffrances servent à quelque chose, des fois je voudrais avoir pris part aux souffrances du Christ et depuis que j’ai découvert ce blog avoir pris part aux souffrances de Lana et d’Alain ainsi qu’à celles de ton ami (encore faudrait-il qu’ils l’acceptent)
    Je ne sais pas répondre à tes dernières questions ci-dessus : c’est pour moi une colle !

  21. Sybilline Said:

    Merci Marc pour tes réponses qui permettent sûrement d’y voir plus clair.

    Et maintenant pense à ton bonheur.

    Bonne journée.

    Sybilline.

  22. Marc Said:

    Je m’excuse auprès de Lana, d’Alain et de ton ami : vouloir prendre part à leurs souffrances, malheureusement cela ne les leur enlève pas ; c’est un voeu pieux (mais l’intention et le coeur y sont)

    Au départ de tout ça il y a un délire : vouloir prendre en charge le Monde avec pour conséquence de cette prétention : récolter et devoir supporter la souffrance de ce Monde (comme je l’ai déjà dit : tout cela n’est que dans ma tête, même si ma souffrance est une réalité (non permanente)

  23. Sybilline Said:

    Merci pour ta réponse. Bonne soirée.


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