Les prémices

La bande d’élèves des classes préparatoires se rendait au centre-ville, il fallait compter une bonne heure de marche. Le temps était beau, l’air léger, la promenade était agréable. Rien ne venait troubler ce tranquille après-midi de weekend. La semaine avait été difficile, comme d’habitude. On avait, un matin, trouvé inscrit sur le mur de l’établissement, en grosses lettres colériques : « si tu n’as pas besoin d’être fou pour venir ici, tu le deviens ». Un élève qui avait craqué comme tant d’autres. La sélection se faisait autant aux notes scolaires qu’à la résistance nerveuse.

Ils ont vu se rapprocher un autre groupe qui revenait d’une promenade. Ils ont reconnu des élèves du même établissement. Ils étaient trois qui marchaient sereinement et plaisantaient. L’un d’eux s’est mis soudain à parodier la démarche d’un singe balourd. Il avait le corps penché vers l’avant et les bras qui se balançaient lourdement.

Il a tout de suite compris qu’il était visé par la moquerie. Il a ressenti une tension dans le corps, un poids lui écrasait la poitrine. C’était comme s’il avait reconnu un message venu du tréfonds de l’âme, une vérité cruelle qui s’imposait comme une évidence. Sa démarche s’est mise à le gêner, il ne savait plus comment balancer ses membres, son corps était empêtré dans une gaucherie nauséeuse.

Il a regardé fixement celui qui se moquait mais il n’a pas réussi à éteindre le sourire sarcastique. L’évidence s’est imposée, il avait mérité cette insulte, son corps était devenu un étranger qui lui imposait une attitude excentrique. Tout le monde allait le remarquer, il avait la certitude que la vie deviendrait difficile, il lui fallait affronter les persiflages.

Il a continué à marcher aux côtés de ses camarades, il essayait de prendre part aux conversations, mais une douleur sourde le tenaillait. Son cerveau était happé par le vide, il plongeait dans les affres d’un tourment ferme et infini.

***

Le matin, il se rendait au réfectoire pour aller prendre le petit déjeuner. Il partait toujours à la même heure et croisait les mêmes personnes. Au retour, la même bande de l’autre classe de math sup sortait du bâtiment. Ils étaient bruyants, ricaneurs. L’un des élèves, le plus ostentatoire, le désignait du doigt et tous se mettaient à ricaner. Il redoutait cette épreuve quotidienne, il aurait eu envie de casser la figure du meneur mais le courage l’abandonnait, il lui paraissait que justice était faite et qu’il méritait sa peine. Il était devenu un être bizarre, il n’avait plus sa place, en société, comme élève normal. La raillerie lui était destinée, elle l’enveloppait comme un sale manteau d’hiver qui trahit la misère.

Dans le couloir, il évitait de se rapprocher des élèves de l’autre classe. Ceux-ci le regardaient d’un air ironique et il lui semblait qu’il était l’objet des railleries des plus forts, de ceux qui ne craignaient pas l’hostilité. Dans sa classe, il n’éprouvait pas de gêne, il avait de bons copains et il était respecté. Il s’accrochait aux études, il se donnait du mal, même si parfois il se demandait la raison de tant de peine. A quoi cela sert-il de réussir ses devoirs quand la vie au dehors est un tourment. Le professeur de mathématiques qui avait une réputation de sévérité le ménageait. Quand il venait au tableau, celui-ci semblait l’aider plutôt que le déstabiliser comme il le faisait avec d’autres.

***

Un de ses anciens camarades de lycée était venu le voir. C’était en réalité son meilleur ami, du temps d’avant, de celui où il vivait normalement. Il était un des derniers témoins de sa normalité passée. A cette époque, il était respecté ou, en réalité, considéré comme normal, c’est-à-dire qu’il n’était pas le sujet de railleries. Une gêne l’imprégnait quand il pensait à ce temps-là, comme s’il cherchait à s’évader de son sort actuel mérité.

Ils s’étaient mis en marche vers la gare, il leur fallait attraper le train qui partait pour Guingamp. Ils marchaient vite, si vite, qu’il lui semblait, pour une fois, qu’il avait retrouvé un rythme naturel et qu’il allait peut être redevenir comme avant. Soudain, un rire éclatant, grondant, mordant, les rattrapa et les enveloppa d’une honte sordide. Il se retourna et vit un duo de jeunes filles qui les suivaient. Il en entendit une déclarer que cela lui rappelait les épreuves de marche à la télé. Il n’osait plus aborder les filles, il lui semblait qu’elles allaient le rejeter à cause de cette gaucherie animale.

Alain

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24 commentaires »

  1. Anonyme Said:

    Tu écris très bien Alain. La distance que tu induis avec l’usage de la 3 ème personne rend ton texte d’autant plus touchant.

  2. Alain Said:

    Merci, Anonyme ! La troisième personne permet en effet de prendre de la distance.

  3. Marc Said:

    Tu fais donc de cette moquerie sur ta démarche l’élément fondateur de ta psychose (et l’origine de tes troubles mystiques) ? Peut-être nous décriras-tu ce cheminement (ou alors c’est trop personnel) ?

  4. Alain Said:

    Je ne sais pas avec certitude ce qui a déclenché la psychose, mais ce que je sais, c’est qu’au paroxysme, ce problème de démarche était très prégnant. Il a cependant persisté de nombreuses années alors que la psychose avait disparu, mais il s’agissait de la première manifestation de la mise à l’écart du monde normal.

  5. Marc Said:

    Tu dis  » monde normal « , pour ma part, je n’emploie jamais le mot  » normal « . Par exemple je ne dis pas réalité  » normale  » mais réalité  » ordinaire  » (par opposition à  » extra – ordinaire « ) C’est comme en météo, il me semble qu’on devrait parler de températures  » moyennes  » et non de températures  » normales  » pour la saison (on peut me dire que je pinaille)
    As-tu bénéficié d’une thérapie comportementale ? (tu en as peut-être parlé dans certains commentaires mais je ne les ai pas tous lus)

  6. Alain Said:

    J’ai dit monde normal, mais je voulais dire les gens qui mènent une vie ordinaire, dans ce cas précis, ceux qui peuvent sortir sans craintes de moqueries. Cela peut paraitre ridicule mais ça m’a gaché trente années de vie.

    Je n’ai pas bénéficié de thérapie comportementale. J’ai suivi une fois une thérapie psychanalytique mais je l’ai abandonnée car elle augmentait les symptomes.

    J’ai rencontré sur ce sujet chez les psys mutisme et scepticisme. Au lieu d’essayer de comprendre ce que je vivais on essayait de me persuader que je m’imaginais des choses. Alors que j’ai eu souvent la confirmation de cette réalité par des personnes extérieures. Il me semble que lorsqu’une expérience sort de l’ordinaire, les psys se réfugient dans leurs connaissances acquises au lieu de chercher des réponses innovantes. Je m’en suis sorti sur cet aspect par moi même, sans aide.

  7. Marc Said:

    Oui c’est dur de trouver un psy convenable. Ils veulent avant tout qu’on s’adapte à eux alors qu’eux ne s’adaptent pas à notre situation.
    Mais je crois que tu as dépassé tout ça (et sans l’aide de personne ce qui est d’autant plus méritoire)

  8. Alain Said:

    Je ne veux pas donner l’impression d’accabler ma psy, elle est intelligente, subtile, elle a de la mémoire, elle me rappelle parfois des propos que j’ai tenus il y a longtemps, ce qui montre qu’elle s’intéresse à mon cas. Cependant il y a des limites à l’exercice de la médecine psychiatrique telle qu’elle est organisée actuellement. Tout ce qui sort de l’entretien dans le cabinet est hors de portée de son intervention. J’ai souvent eu la tentation de lui demander de m’accompagner au dehors pour lui faire constater de visu ce que je lui disais mais il n’en est bien sûr pas question.

    Je pense qu’il faudrait que la médecine s’exerce en dehors des murs et que la vie dans la société soit prise en compte. Cela, bien sûr, remettrait en question bien des choses, notamment le manque de budget, mais pas seulement. Elle m’a ainsi dit une fois que le social ne faisait pas partie de son cadre, ce qui, je pense est une carence. Le soin devrait prendre en compte tous les aspects de la vie des patients. C’est un idéal qui est loin d’être atteint.

  9. Marc Said:

    T’accompagner au dehors pour lui faire constater de visu : c’est un peu pour cela que je te posais la question de la thérapie comportementale.
    J’avais vu dans une émission télé le travail d’un psychiatre des rues, mais cela doit être rare (il y a aussi le cas particulier des urgences psy à domicile (mais je ne sais si en France cela existe ailleurs qu’à Paris)

  10. Alain Said:

    Il est possible en effet que la thérapie comportementale agisse ainsi, à vrai dire, je ne suis pas bien au courant.

    Igor, si tu nous lis, qu’en penses-tu ?

  11. Sybilline Said:

    Bonjour Alain,

    Je trouve à nouveau ton texte de qualité car il permet vraiment de se plonger dans ce que tu as vécu et tu l’exprimes avec beaucoup d’élégance et de justesse.

    Les ouvertures que propose Marc sont intéressantes et effectivement, on peut déplorer que les cadres psy soient parfois si stricts. A la base, je pense que c’est pour les protége, afin qu’ils ne partent pas dans tous les sens ou qu’ils soient trop dans l’affect. Mais au final, il est important de savoir s’adapter. Je pense que ta psy après le temps que tu as passé avec elle aurait pu faire cet effort, si la confiance entre vous s’était installé.

    Peut-être que la recherche de quelqu’un d’autre (les pistes de Marc) pourrait te permettre de régler vraiment ce problème.

    J’aime bien l’idée de Marc d’utiliser le terme de « monde ordinaire » (en opposition avec monde extraordinaire) car c’est plus valorisant que l’opposition normal/fou. Ces questions lexicales sont importantes car elles conditionnent notre état d’esprit et le regard positif ou négatif qu’on porte sur ce qu’on vit.

    Très bonne journée à vous tous.

  12. Lainabelle Said:

    Bonjour Alain,
    L’expérience que tu décris ne me semble pas très éloignée de ce que chacun peut ressentir. Nous sommes si sensibles à la moquerie, qu’elle soit réelle ou que nous la supposions. Je trouve qu’elle induit facilement le retrait et conditionne nos comportements de manière très prégnante. Elle est d’autant plus terrible lorsqu’elle accuse à tort et il est très difficile de se reconstruire.

  13. Alain Said:

    Merci à toutes les deux, il est agréable de discuter avec des personnes à l’esprit ouvert, ce n’est malheureusement pas le cas en général en société.

  14. Sybilline Said:

    Bonjour Alain,

    Même si je trouve insupportable que certains se servent des faiblesses de quelqu’un pour se moquer de lui, je me demandais ce que tu aurais pu attendre des psys par rapport à cela: probablement qu’ils reconnaissent que tu en as souffert et qu’ils essaient de trouver une solution pour t’aider à retrouver une démarche ordinaire. Mais est-ce de leur ressort? Je me demandais si un psychomotricien n’aurait pas été plus à même de te proposer des solutions concrètes et applicables au quotidien.

    J’ai remarqué que dans notre société et à notre époque (reproche que Matthieu Ricard fait à la science et cela me fait d’autant plus plaisir que c’est un esprit brillant et qui a fait des études de science à très haut niveau. Thèse avec le prix de nobel de biologie), nous subissons un morcellement des compétences. Chacun son domaine de prédilection (psy, coeur, cancer, gériatrie…), mais on ne sait pas toujours mettre en commun les spécialités, travailler en équipe . Or, le corps est un tout. Ta psy n’est clairement pas compétente pour régler ce problème que tu as eu (ou a encore? Je ne sais pas), mais elle n’a pas été capable de te diriger vers quelqu’un qui aurait pu mieux t’aider.

    Très bonne journée à tout le monde.

  15. Alain Said:

    J’ai souvent pensé à faire appel à quelqu’un que tu nommes psychomotricien, mais mon problême paraissait tellement relever de l’absurde que je n’ai jamais eu le courage ou la volonté de franchir le pas. J’ai rentré la tête dans les épaules et subi cela en essayant d’éviter d’y penser. Je m’en suis débarassé finalement, je l’expliquerai peut être un jour en détail.

    C’est vrai que la connaissance est morcelée, on distingue le psychique du corporel alors que tout est finement relié. Mais qui serait capable d’avoir une vision d’ensemble et surtout de faire des gestes thérapeuthiques efficaces ?

  16. Sybilline Said:

    Je t’avoue assez mal maîtriser le travail de psychomotricien. J’ai une ancienne élève qui a fait des études là-dedans et qui, à l’heure actuelle, a dû les terminer. J’ai encore son mail normalement…J’essaierai de la contacter à l’occasion pour lui demander quelles sont ses compétences. Tu as l’air de t’en être débarrassé, ce n’est donc pas forcément utile pour toi, mais pourquoi pas dans l’absolu, puisque nos discussions visent aussi à améliorer ou du moins à discuter les soins en matière de psychiatrie.

    Je sais que dans le cas de la schizophrénie, il n’est pas rare d’avoir des soucis de coordination et cette recherche, grâce à tes témoignages, mériterait d’être approfondie, connue. Je crois que c’est un point positif que tu cherches à faire savoir, à tenter tout comme Lana de faire en sorte que les soins s’améliorent et il y a fort à faire…

  17. lainabelle Said:

    Quel est le rôle d’un psychomotricien ? D’après le nom, j’entends motricité. Motricité psychique ?

  18. Sybilline Said:

    J’ai trouvé la fiche ONISEP qui décrit bien le métier de psychomotricien: réussir à aider quelqu’un qui a du mal à trouver une coordination dans ses mouvements en raison de troubles physiques, psychiques ou/et neurologiques. Le métier est plus pointu que cela. La description est très bonne sur ce lien:

    http://www.onisep.fr/Ressources/Univers-Metier/Metiers/psychomotricien-ne/

    C’est un métier très mal connu. Je ne savais pas que cela existait avant qu’une élève m’en ait parlé parce qu’elle voulait faire ses études.Il existe très peu d’école publique, la plupart sont privées et hors de prix..Ce n’est donc pas reconnu comme étant indispensable dans notre médecine, mais ça a le mérite d’exister. La mère de mon élève travaille dans la médecine, ça aide…

    Lainabelle, tu as l’air très à l’écoute des autres. C’est agréable de te lire…Comme toi, je sens bien que ce que vivent les personnes atteintes de schizophrénie ressemble beaucoup à ce que nous vivons TOUS (ce qui n’est pas assez dit et expliqué dans la presse, les ouvrages de médecine etc…). La différence repose bien dans le degré de souffrance et d’épreuves à surmonter. C’est un peu ma conclusion aujourd’hui après m’être plongée dans le sujet un peu en profondeur et en sachant qu’il me reste beaucoup à apprendre.

  19. lainabelle Said:

    Coucou Sybiline,
    Merci pour ta réponse. J’avais entendu parler d’ergothérapeute et de psychomotricien mais sans savoir ce que c’est. Ton lien m’a permis d’avoir une idée sur les deux.
    C’est vrai aussi que j’essaie de comprendre ce que peuvent ressentir et vivre les autres car je crois profondément que c’est la différence d’expérience, de pensée, de vie qui nous fait progresser. Notre culture, notre éducation, notre expérience nous conditionnent et ce n’est qu’à travers le regard de l’autre que nous pouvons en prendre conscience. Et je crois que derrière ces différences se cachent toujours les mêmes besoins fondamentaux car nous sommes tous humains, que nous soyons malades ou bien portants, d’une culture ou d’une autre, quel que soit notre sexe et notre âge

  20. Sybilline Said:

    Je trouve ton regard très humain (ou proche des humanistes) Lainabelle! Je suis tout à fait d’accord avec toi, mais malheureusement tous les êtres humains ne raisonnent pas de cette façon. Il suffit d’observer la conduite dans les états totalitaires que furent l’URSS à un moment donné (avec Staline par exemple) ou la Chine (avec Mao) en n’oubliant pas Cuba et la Corée du Nord aujourd’hui avec les abominables camps de rééducation…Tout ceci pour dire que s’il est humain d’être à l’écoute de l’autre, de se sentir proche des souffrances de ses semblables, il est aussi humain de déshumaniser ceux qui sont différents, de les marginaliser et c’est, je pense, pour lutter contre cet état d’esprit destructeur que Lana a crée ce blog, afin d’informer le commun des mortels et de faire réfléchir tous ceux qui stigmatisent ce qu’ils ne connaissent pas. J’aime beaucoup les témoignages aussi qui nous permettent de nous plonger dans le vécu de chacun et de mieux comprendre l’Autre. Ce sont des pages précieuses et tous ces échanges m’ont vraiment aidée à mieux comprendre plutôt que de subir la souffrance.

    J’espère que tu as pu avancer dans les discussions avec ton ami Lainabelle.

  21. lainabelle Said:

    Non, mon ami ne veut plus me voir. Il est completement replié sur lui. Il ne veut plus voir personne. Je me dis que ce n’est peut-être qu’une période. Je ne sais pas. Je l’espère vraiment

  22. Alain Said:

    C’est typique de la maladie, de se replier, de s’isoler et pourtant on a besoin de savoir que quelqu’un tient à soi, c’est très important. Je ne sais pas où tu en es, mais il faudrait peut être maintenir le contact d’une manière ou d’une autre. Est-ce qu’il s’occupe de se soigner ?

  23. lainabelle Said:

    A chaque chose que j’ai envie de faire, j’ai peur d’être intrusive. A chaque chose que je ne fais pas, j’ai peur qu’il pense que j’abandonne. Comment savoir ? Je voudrais trouver l’idée géniale qui lui montre qu’il y a un fil d’Ariane entre nous qu’il pourra tirer lorsqu’il le pourra, lorsque je cesserai d’être un ogre, un danger, une intruse. C’est l’idée que je me fais. Je ne sais pas s’il continue à se soigner. Il ne dit plus rien, réagit violemment dès qu’il y a question. Je sens qu’il veut être seul dans le noir avec ses idées,sa souffrance et que personne ne le voie ainsi. Je comprends. Mais je voudrais qu’il sache qu’il y a quelqu’un dehors quand il pourra de nouveau supporter la lumière du soleil. Mais comment dire lorsque la moindre parole est déplacée. J’ai chanté. Au début ça allait et puis c’est devenu trop fort également.

  24. Sybilline Said:

    Alain,
    Je trouve ton analyse très humaine et c’est bien de l’entendre de ta voix, toi qui en as souffert. Tes témoignages sont très précieux.

    Lainabelle,

    Si tu savais comme je te comprends…Moi aussi on m’a reproché d’être intrusive, de m’être mêlée de ce qui ne me regardait pas…

    Je n’ai absolument pas de réponse concrète à te donner puisque j’en suis au même stade que toi. Ce que je sens, c’est qu’il y a des périodes de rémission où l’Autre peut avoir sa place et des périodes moins fastes où l’Autre devient un intrus. Il faut savoir écouter aussi et peut-être prendre de la distance jusqu’au jour où il y aura probablement un dialogue possible. Mais ça ne doit pas venir de nous…Cela pose la question philosophique des limites de qu’on peut apporter à l’autre: quel rôle peut-on jouer et jusqu’où?

    Je trouve que c’est une maladie qui nous pousse dans nos retranchements, au sens où tous mes défauts me revenaient en pleine figure et que je comprenais à quel point il me fallait être sage, en sentant que je n’y parvenais pas toujours. Parfois, j’ai été en colère, ai eu des propos déplacés, pas par méchanceté, mais par impuissance et c’est vrai qu’il faut beaucoup de calme, de patience et travailler sur soi pour y parvenir. Finalement, on progresse aussi de l’autre côté!


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