« La petite Borde », Emmanuelle Guattari, Mercure de France

La petite Borde

Présentation de l’éditeur

« On était ceux de La Borde. Dans le village de Cour-Cheverny du début des années soixante, la Clinique constituait encore une présence fantastique. La peur des Fous était tangible. Elle nous a sensiblement mis dans le même sac, une bande de drôles de loustics qui laissaient des Fous circuler dans un parc sans barrières et vivaient avec eux. Nous savions que les Pensionnaires étaient des Fous, évidemment ; mais La Borde, avant tout, c’était chez nous. Les Pensionnaires, on disait aussi les Malades, n’étaient ni en plus ni en moins dans notre sentiment. Ils étaient là et nous aussi ». Fondé en 1953, l’établissement de La Borde est célèbre dans le monde de la psychiatrie. Cette clinique hors normes entendait rompre avec l’enfermement traditionnel qu’on destinait aux malades mentaux et les faire participer à l’organisation matérielle de la vie collective. Ce lieu doit beaucoup à Félix Guattari, psychanalyste et philosophe qui codirigea la clinique jusqu’en 1992. Quand on habite enfant à La Borde parce que ses parents y travaillent, l’endroit est surtout perçu comme un incroyable lieu de liberté : un château, un parc immense, des forêts et des étangs. A travers une série de vignettes et par touches impressionnistes, Emmanuelle Guattari évoque avec tendresse son enfance passée dans ce lieu extraordinaire où les journées se déroulent sous le signe d’une certaine fantaisie.
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5 commentaires »

  1. jac Said:

    joli nom ; la bord de ..
    .bord de quoi , de qui , d’ou , de la vie de toute façon .
    merci , je vais me procurer cet ouvrage .

  2. Lana Said:

    Je viens de le lire et je suis assez déçue. A part quelques pages intéressantes sur la vie à La Borde, le reste reprend des souvenirs d’enfance sans grand intérêt (de mon point de vue en tout cas). Le genre de livre minimaliste qu’on oublie très vite.

  3. jac Said:

    alors je vais peut être pas le lire , ou du moins l’acheter si j’ai l’occasion de le trouver en biblio je le lirais , belle journée , pluvieuse et venteuse pour moi .

  4. murielle Said:

    Je l’ai reservé à la bib. J’ai quand même envie de le lire parce que je l’ai entendue récemment sur une radio et son discours m’a plue. Elle parlait du travail de son père avec beaucoup d’émotion et la démarche de son père avec La Borde est intéressante.
    Je trouve que de n’avoir pas « mis à l’abri » ses enfants, qu’ils aient pu côtoyer des malades, se frotter aux maladies psychiques apportent une ouverture incroyable et une compréhension de ce qu’est la souffrance psychique. C’est apprendre à ne pas se moquer des fous et de ceux qui sont « toc-toc » .

  5. Lana Said:

    Je suis d’accord avec toi, et c’est justement pour ça que cette lecture m’a déçue, j’aurais voulu qu’elle parle plus de cet aspect. Tu me diras ce que tu en penses.


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