Psychose.

Quand je n’ai plus de langage, peu de langage, ni sens, ni signe, ni quoi que soit d’intelligible

 

Quand la rage quasi meurtrière d’anéantir ce qui persiste me fait perdre la tête

 

Quand la mort, maligne, mesquine, me laisse pantelant, asphyxié, abruti, barbare,

 

Je m’endors.

 

Ni mort, ni vivant.

 

 

 

Une certaine froideur qui m’est chère m’accompagne, tôt le matin.

 

Je range, j’essaye de ranger, les absurdités délirantes de mes désirs mourants. Je rationalise, je range.

 

 

 

Mon visage m’échappe, je n’exprime plus rien. Je ne ressens plus aucune joie.

 

Je suis une âme sans âme, un cœur sans cœur, qui s’égare, se noie, se déchire, ombre et proie.

 

 

 

Je me suis souvenu de moi pendant longtemps, tenant la distance

 

… « Les faits qui me concernent »…

 

Mensonges, diffamations, illusions, hallucinations.

 

 

 

Je regrette de ne pas avoir été en colère.

 

Je ne rêve plus.

 

Je ne fantasme plus.

 

Je ne parle plus.

 

 

 

Je n’ai jamais connu que violences et brutalités.

 

Olivier

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Un commentaire »

  1. Sybilline Said:

    Je trouve tes textes émouvants Olivier. Je pense que tu trouveras ma question indiscrète mais je me demandais quelles violences et quelles brutalités tu as subies. Est-ce que cela peut expliquer en partie la psychose?

    Bonne soirée.


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