J’ai fait ce qui était le moins difficile pour moi

Les gens me disent souvent que j’ai été courageuse de continuer mes études et d’avoir un travail en étant malade.

En réalité, j’ai juste fait ce qui était le moins difficile pour moi à ce moment-là. Je crois que c’est ce qu’on fait tous, dans la vie. On choisit la solution qui n’est pas la pire, celle qui nous fait le moins mal. Quand on est schizophrène, on n’a pas d’autre choix que de se battre ou mourir. Mourir, j’ai longtemps pensé que c’était le mieux pour moi, mais ce courage-là, je ne l’avais pas. Alors il me restait la choix de m’accrocher à ma vie ou de l’abandonner. L’abandonner, je ne voulais pas, ça m’effrayait trop, ça aurait été trop douloureux. Etre longtemps hospitalisée, rompre avec ma vie d’étudiante, plus tard avoir de faibles revenus, vivre seule sans travailler ou chez mes parents, ça aurait été trop dur à supporter pour moi. Pour d’autres, c’est la vie que j’ai choisie qui est trop dure à supporter, parce que c’est vrai, ce n’est pas un choix facile. Mais a-t-on aucun choix facile quand on est schizophrène? N’en faut-il pas du courage pour supporter l’hôpital psychiatrique, les traitements lourds, la pauvreté, le regard des gens? En quoi ceux qui vivent ainsi auraient-ils moins de courage que moi? On peut aussi fuir tout cela, se laisser glisser dans la folie, et  je pense que ce choix est le plus douloureux de tous. Je n’en voulais pas parce que je me sentais incapable de le supporter.

Ce que je voulais, c’était souffrir moins, c’est tout. J’ai seulement choisi la solution qui me permettrait d’y arriver. Chacun choisit la sienne, avec courage ou pas, quelle importance, on avance c’est tout, parce qu’on n’a pas d’autre choix, parce que c’est la vie. Parce qu’on n’a pas d’autre choix que d’avancer ou de mourir. On est obligé d’être courageux si on veut vivre, on ne fait rien d’autre que ce que tout le monde ferait dans la même situation.

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90 commentaires »

  1. Anonyme Said:

    Apprendre à accueillir les compliments… voilà qui n’est pas tout simple… Au risque d’en rajouter une couche… Je l’aime bien moi ton courage…

  2. Sybilline Said:

    Une liberté bienheureuse guidée par la nécessité. Ce courage-là est quand même bien meilleur que la lâcheté de ceux qui vont mal, se font mal et font souffrir les autres en refusant de se soigner. J’en ai malheureusement des exemples autour…C’est bien triste! Et ce sont les enfants qui trinquent, des innocents…Cela me révolte!

    Tu as un sens de la dignité et de l’honneur, peut-être des valeurs qu’on t’a inculquées ou auxquelles tu tiens mais qui sont meilleures que celles du laisser-aller et de la destruction intérieure. On ne peut que saluer ces actes! Une belle avancée vers l’Etre…un acte de générosité pour soi et pour les autres.

    Tu ne pouvais pas faire autrement, tant mieux!

  3. Alain Said:

    Lana, je pense que tu as été très courageuse malgré ce que tu en dis. S’accrocher pour poursuivre ses études, malgré les coups de la maladie, chercher du travail, vivre indépendamment, ne pas dépendre de la société, cela révèle un vrai caractère de ta part.

    Je n’ai pas eu le choix non plus. Aucun soutien familial, aucune aide de l’état, pour moi, c’était le travail ou la rue et la mort au bout. J’ai toujours vécu dans l’angoisse de cette fin, aujourd’hui encore. J’ai parfois tendance à me replier et à attendre la mort, mais quelque chose me fait me révolter et je continue à me battre. Bien sûr, la maladie est beaucoup moins prégnante qu’au début, elle s’est même presqu’effacée, mais les stigmates sont toujours là.

    Ton blog est salvateur, il permet à beaucoup d’échanger, sans pathos, sans dénigrement, je ne te remercierai jamais assez pour cela.

    (je t’avais écrit un mail il y a quelque temps, l’avais-tu reçu ?)

  4. Sybilline Said:

    Je crois que ce sentiment de révolte, Alain, est essentiel. C’est aussi ce qui m’anime parfois contre les injustices commises contre les jeunes (puisque je travaille avec eux). Beaucoup d’adultes font du mal et ce sont les petits qui subissent et tombent malades!

    J’aime beaucoup cette phrase de Raphaël Enthoven: » Quand [la révolte] oppose à la certitude rageuse d’avoir raison le sentiment joyeux d’être dans le vrai, la révolte est féconde et entretient à l’infini l’exigence d’un monde meilleur. La révolte n’est donc pas l’ennemie de la mesure, au contraire : il faut, pour demeurer dans la révolte, refuser d’être radical comme il faut, écrit Camus, « pour être homme, refuser d’être Dieu. » (un appel à l’humilité!)

    J’aime aussi beaucoup cette phrase d’Albert Camus, extraite de l’Homme révolté:
    « J’ai choisi la justice, pour rester fidèle à la terre. Je continue à croire que ce monde n’a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens, et c’est l’homme, parce qu’il est le seul être à exiger d’en avoir. » L’Homme révolté (1951).

    Et puis celle-ci:
    « L’homme peut s’autoriser à dénoncer l’injustice totale du monde et revendiquer alors une justice totale qu’il sera seul à créer. »

    C’est pourquoi la révolte contre l’injustice est essentielle et qu’il faut créer pour parvenir à aller vers une société plus juste, mais REALISTE. Beaucoup d’utopie nous ont menés à la catastrophe comme celle du communisme qui fit 85 millions de morts!

    En un mot, ta révolte, Alain, c’est un cri pour la vie! Elle est réaliste et sage en plus.

  5. Lana Said:

    Alain, j’ai eu un mail où tu m’envoyais un article, c’est celui-là dont tu parles? Je t’avais répondu.

    Sybilline, il y a des gens qui ont des environnements de travail très durs, j’en ai connu, et qui n’ont d’autre choix que d’arrêter. C’est dur aussi de se retrouver seul, avec peu de revenus, il faut du courage pour tenir, beaucoup. Mais bien sûr c’est encore une situation différente que de refuser de se soigner. Essayer de retrouver du travail avec des trous dans un CV, pas beaucoup d’argent, ou inventer une autre vie, malgré le jugement des gens qui ne comprennent pas que tu es malade, c’est difficile. Et franchement, j’admire les gens qui continuent à se battre avec tous ces problèmes, il sont très courageux eux aussi.

  6. Sybilline Said:

    Lana,

    L’exemple que tu donnes est évidemment lui aussi à encourager. Beaucoup de gens vivent dans des situations misérables et essaient de s’en sortir avec peine.

    Je pensais, pour ma part, à des personnes qui pourrissent la vie des autres, ne font rien pour eux et donc pour leurs semblables, s’enfoncent dans l’alcool et font régner la loi du silence, culpabilisant tout le monde et refusant tout soin. J’ai une jeune qui subit cela et je trouve cette attitude de la part de son géniteur déplorable. Elle est en rupture scolaire et souffre le martyr, subissant une violence verbale quotidienne. Eux ne sont pas preuve de courage, mais de lâcheté. Ils insultent, humilient des innocents et ne font rien pour eux. Même pas du culpabilité véritable…Se sentir coupable, c’est réagir, agir mieux pour soi et pour les autres, non s’autodétruire.

    Faire des choix positifs pour soi et pour les autres est courageux et même si tu n’es pas la seule à l’être, cela n’empêche pas de dire que tu l’es. Tu sais parfois te relier au meilleur de toi-même, à ce pour quoi tu es faite et ça fait du bien. Tu crées une forme de solidarité sur ce blog qui est d’une grande richesse. Sans les autres dans des moments difficiles, nous ne sommes rien…Combien de fois j’aurai sombré si des personnes bienveillantes ne m’avaient pas soutenue? L’isolement n’est pas une solution surtout pour combattre une maladie aussi douloureuse que la schizophrénie. Chacun a une pierre à apporter à l’édifice et en écoutant les autres, on s’ouvre et on progresse.

    J’aime beaucoup le film de Capra « La vie est belle » qui illustre ce que je tente de démontrer. Le héros s’en sort à la fin -alors qu’il est au bord du suicide-, car tout à coup une solidarité se crée et qu’il n’est pas abandonné à son triste sort. La chaleur, l’affectivité nous redonnent de l’énergie. C’est d’ailleurs ce que les jeunes enfants ont le plus besoin, d’être rassurés tactilement, réconfortés lorsqu’ils sont chagrinés. Et les adultes aussi le cherchent…

  7. phase3 Said:

    Salut Lana,

    Avec ton post, je bois du petit lait.
    Je suis en parfaite adéquation avec tes propos même si la maladie nous stigmatise et que l’on a du mal à sortir de cette case où nous a rangé la médecine psychiatrique.

    Notre réalité est peut-être différente de celle du commun des mortels mais elle est quelque fois plus tolérante et souvent tellement plus amusante.

    Je t’embrasse et te souhaite une belle année 2014.

  8. udgg Said:

    j’imagine le pilote d’Enola Gay qui rentre à la maison après une journée éprouvante accueilli comme il se doit par sa femme et ses enfants :
    Bonsoir chérie, bisous bisous les petits choux, aujourd’hui j’ai fait ce qu’il y avait de plus facile à faire; j’ai appuyé sur le bouton 🙂

  9. phase3 Said:

    Le pilote d’Enola Gay n’était que l’instrument des US comme les infirmiers sont les suppôts des psy.
    A job to do.

  10. Lana Said:

    Merci Phase3, bonne année à toi aussi.

    Udgg, oui, on sait que toi tu es exceptionnel et que tous les autres sont des merdes, pas la peine de le répéter tous les jours.

  11. Alain Said:

    phase 3, chacun a une expérience singulière, je n’ai jamais trouvé que la réalité de la maladie pouvait être amusante, ça a toujours été un enfer. C’est peut être pourquoi j’ai toujours lutté contre avec la dernière énergie même si c’était souvent désespéré.

    Si ce n’est pas indiscret, pourrais-tu dire en quoi ça peut être amusant ? Je suis sûr que tu es sincère mais je ne comprends pas bien.

  12. udgg Said:

    Mais non, les robots daft punk sont exceptionnels moi je ne suis qu’un cancrelat parce que c’est plus facile que de porter un casque intégral (surtout en été)
    Merci pour ton humour Lana
    Alain: cet enfer c’est le grand secret que tu dois absolument gardé pour toi même si cela te donne des ulcères (principe de non-contagion et de sacrifice). Si personne ne parle de l’enfer alors l’enfer n’existera jamais et nous irons tous au paradis
    Phase 3: des instruments et non pas des hommes, c’est exactement ça. Une caverne remplit « d’instruments » divers et variés coiffés de casques intégraux

  13. Alain Said:

    L’enfer a été inventé par les hommes (c’est ma conviction) et par des hommes qui l’ont éprouvé sur terre. On peut relire Baudelaire et toutes les âmes torturées.

    Ne pas en parler, pourquoi ? Ce n’est un secret pour personne.

  14. Lana Said:

    Ce n’était pas de l’humour, je pense réellement que tu méprises tout le monde et ne cesse de te poser en supérieur.

  15. phase3 Said:

    @Alain : Je pensais plutôt à un certain « comique de situation » …
    Les crises nous amenant souvent à la limite du comique, voir du ridicule, le mieux est d’en rire, de rire de nous même et de nos délires, je pense.
    Et puis, ça libère de beaucoup d’angoisses finalement.

  16. Sybilline Said:

    Phase 3,

    Je trouve que la faculté de rire est une grande qualité. Beaumarchais disait: « Je me presse de dire de peur d’être obligé d’en pleurer. » C’est vrai que le comique juste libère, fait du bien. Tu as raison et on sent que tu as cette qualité, ce qui permet de ne pas tomber dans la désespérance. Pas évident pour tout le monde!

    J’adore les bons comiques. Cela me soulage. Mais je suis incapable de les imiter. L’humour est la faculté de tenir à distance ce qui nous blesse avec la volonté de rester lucide.

  17. phase3 Said:

    @Sybiline
    Oui, je suis un clown.
    Et je l’étais encore plus avant la maladie.
    On peut prendre le parti d’être le plus affligé et le plus triste des personnages à cause de la maladie, de faire son Caliméro mais je pense que c’est la meilleure façon pour ne jamais s’en sortir.
    Mes traits d’esprits, parce qu’il remettent chaque fois la situation en cause, me permettent de temporiser et de relativiser.
    Je suis un clown.

  18. Sybilline Said:

    Phase 3,

    Je pense que le caractère permet effectivement d’aider (ou pas) à s’en sortir et le tien semble sympathique. Tant mieux! L’humour n’est pas donné à tout le monde, mais tu en as. On le sent.

    Lana,

    Je réfléchissais à ta phrase « j’ai fait le moins difficile pour moi » et je m’aperçois que dans les moments de crise, il est resté chez toi une part d’être essentiel: LA VOLONTE de RESTER DIGNE. C’est pourquoi aussi tu t’en es sortie. Tu as fait les bons choix de façon probablement innée, parce que tu t’es respectée.

    Dans le cas de mon ami, je remarque qu’il privilégie l’amour-propre au reste (au lien qu’il peut avoir avec quelqu’un, à sa générosité), mais l’amour-propre, c’est du paraître, c’est pourquoi il se fourvoie parfois. Ce qui est difficile, c’est que je ne peux pas faire grand chose contre cela. Tu m’avais conseillé de lui parler, mais il refuse de discuter, il s’isole et en semble heureux (ou dit cela) et me censure. Parfois, il lui arrive, après un long temps, de revenir à de meilleurs sentiments mais pour les remettre en cause ensuite et laisser l’amour propre tout ravager…C’est triste, mais c’est aussi cela la liberté de l’autre: accepter qu’il ne fasse pas les bons choix ou pas ceux qu’on aurait aimé. C’est bien sûr mon avis. J’aimerais me tromper…

    En tout cas, bravo à tous les deux pour votre attitude et votre sagesse dans les moments de crise. Vous prouvez que la maladie n’est pas incurable et qu’avec de bons choix (pas forcément les mêmes mais ceux qui nous correspondent), on peut s’en sortir. Un message d’espoir, d’optimisme…

  19. udgg Said:

    Alain: bien sûr que l’enfer existe mais il ne faut pas le dire depuis qu’il a été rebaptisé paradis. On peut visiter un hôpital psy, être pris de nausée et se dire qu’on est arrivé en enfer alors qu’en fait non, cet enfer supposé c’est le paradis du soin. Il te faudra ravalé ton propre enfer pour accédé au paradis
    Lana: retourne ce doigt vengeur vers son origine et tu sauras d’où vient le mépris auquel tu penses

  20. udgg Said:

    Phase 3: pas facile de concilier clownerie et schizo. Je fais le clown aussi mais c’est un mécanisme défensif plus qu’autre chose. L’enfer c’est le « paradis du rire » et il est naturellement interdit de verser une larme.
    le rire est une technique de soin et le ricanement de la hyène un signe de guérison
    Lana: fais-tu la clown de temps à autre ? 🙂

  21. udgg Said:

    sybilline: bravo pour tout le bien que tu nous fais et je parle sérieusement sous contrôle d’un huissier. Tu es pur amour et nous t’aimerons toujours, toujours, toujours, dussions ? nous t’aimer jusqu’en enfer

  22. phase3 Said:

    @udgg Non pas facile effectivement mais qui a dit que tout n’était que bonheur ici ? J’

  23. phase3 Said:

    Oups, … (Je reprends)
    J’ai aussi connu les pires abîmes : http://schizomanies.blogspot.fr/2010/12/la-delivrance.html
    Même comme Lana, c’était : «  »Tu marches ou tu crèves « .
    Et je suis toujours là.

  24. Sybilline Said:

    Bonjour Phase 3,

    J’ignorais que tu avais un blog. J’ai lu l’article que tu as mis en lien. Il est touchant. Effectivement, ça remet les pieds sur terre…

    Je comprends très bien que cette maladie soit terrible. Mais il est dur parfois d’en prendre plein la figure alors qu’on n’est pas coupable… de s’entendre dire que tous les bons moments n’ont été qu’illusion, j’en passe et des meilleurs…De devoir affronter un cynisme ravageur.Je ne parle pas de toi bien sûr.

    Merci pour tes témoignages et garde ton sourire! J’ai peu d’humour pour ma part, mais j’aime bien ceux qui en ont! C’est thérapeutique effectivement.

  25. Sybilline Said:

    Juste une petite remarque pour ceux qui voudront bien l’entendre sans ironie…J’apprécie de plus en plus La Rochefoucault qui a peint l’amour-propre avec une lucidité déconcertante et tous les mirages du paraître. J’aime beaucoup l’une de ses maximes:

    « Peu de gens sont cruels de cruauté, mais tous les hommes sont cruels d’amour-propre. » La Rochefoucault.

    Je crois que cette maladie -pour s’éloigner- a besoin d’une force d’être et tous les mirages du paraître, d’une société narcissique, nombriliste sont un ferment pour qu’elle se développe, l’amour-propre étant lui aussi un bon terreau.

    Ses repoussoirs sont: l’humilité, la patience, le rire, le courage, la dignité (pour ce que j’en ai vu!).

    J’ai eu l’impression que mon ami avait vidé sa poubelle psychique sur moi, en m’enjoignant de ne plus lui répondre si bien que je suis obligée de vider cette poubelle et de tenter d’en faire quelque chose, de nettoyer en quelque sorte…pour ne pas pourrir avec les détritus! Un lavage psychique s’impose 🙂

    Je vous souhaite à tous une excellente soirée.

  26. Sybilline Said:

    Cette maladie sibylline tout comme notre mystérieux cerveau ou esprit n’ont pas fini de nous faire parler 😉 …

  27. phase3 Said:

    @Sybilline Oui, schizomanies >>> http://schizomanies.blogspot.fr est le clone de http://schizophrenia.20six.fr (il en reste une trace) , le blog que nous tenions avec mon pote Axel en 2007 à fin 2010.
    Un clone qui a grandi et s’est enrichi. Une recherche personnelle sur notre maladie.
    Il m’a aidé à parler de ce mal et finalement d’en sortir aussi plus vite que lorsque je ne communiquais pas sur mon état de santé;
    Des collègues de travail l’ont lu et ce  » coming-out  » a finalement été très profitable dans mon acceptation de la maladie.
    Parfois, quand je le parcoure, tellement j’ai parcouru de chemin depuis, j’ai l’impression étrange qu’il a été écrit pas un autre.

  28. Lana Said:

    Sybilline, tout ce que je peux te dire à propos de ton ami, c’est que la maladie n’excuse pas tout, que tu n’as pas à tout supporter.

  29. Sybilline Said:

    Chère Lana,

    Je te remercie pour ton point de vue qui m’est précieux. En effet, il n’est pas toujours facile de faire la part des choses, même si ces changements de forme, ces métamorphoses sont très difficiles à gérer. On se demande comment l’autre peut nous être parfois si proche et parfois si étranger…

  30. Sybilline Said:

    Phase 3,

    J’ai été voir le lien que tu nous as envoyé. J’ai bien aimé tes articles. Je trouve que tu es quelqu’un de très tonique, avec un caractère ouvert sur les autres.

    Cette phrase de Gilles Deleuze (entre autre) a retenu mon attention:

    « D’après G. Deleuze, la schizophrénie ne serait qu’un voyage intérieur qui par sa dématérialisation et sa décodification viserait à l’extermination pure et simple du capitalisme. »

    C’est assez original…Je me demande d’où lui viennent toutes ces réflexions sur cette maladie. J’avoue avoir du mal à le comprendre car son style est parfois hermétique, mais je trouve la citation intéressante, car elle rejoint ce que je pense au fil de mes recherches: l’idée que guérir de la schizophrénie, c’est privilégier l’être au néant, l’être au paraître. Et forcément ceux qui sortent ont quelque de plus humain que le commun des mortels, car ils ont passé des épreuves que peu de gens pourraient franchir. On est obligé de s’attache aux structures du psychisme, à ce qui ne s’achète pas.

    Par ailleurs, tu dis n’avoir pas apprécié qu’on te donne le nom de ta maladie…Je remarque que la tendance actuelle est plutôt de ne pas dire…Mais Est-ce mieux? En effet dire (quand on le fait bien), c’est chercher à guérir des souffrances en les nommant et en les éliminant au fur et à mesure du temps. Ne rien dire, c’est parfois déresponsabiliser la personne, la laisser dans le flou, ne pas lui permettre de sortir de la douleur dans laquelle elle se trouve.

    Le principal problème, à mes yeux, c’est bien la souffrance insoutenable car elle est parfois quotidienne et c’est ce qui différencie celui qui se fait soigner des autres… Dans cette souffrance, il y a peut -être une crise latente, honnête, un cri à être mieux…une dénonciation sous forme imagée de la société décadente, qui dérive plus dans l’avoir que dans l’être…ou dans d’autres cas, un appel à faire différemment avec les autres, mieux (je pense là principalement à mon ami). Ses crises surviennent souvent quand il agit mal.

    Très bonne soirée à tous.

  31. Sybilline Said:

    Phase 3,

    Je t’avais laissé un long message hier mais il a été effacé. Lana le remettra peut-être à l’occasion.

  32. phase3 Said:

    C’est dommage, cette disparition de ton  » long message » « … je suis curieux de connaitre son contenu. @Sybilline

  33. phase3 Said:

    La prochaine fois @Sybilline mets le directement sur l’un de mes blogs
    http:/schizomanies.blogspot.fr si ça parle de psy
    ausssi sur http://blog.thephase3.fr tu trouveras mes coordonnées de contact de différents réseaux sociauxx.

    Bon, c’est pas tout : j’ai usine …

    A+

  34. Sybilline Said:

    Bonsoir Phase 3,

    Je pense qu’il faudra que tu remontes dans les messages dès que Lana l’aura mis (il se trouvait juste après ma réponse à Lana). Je ne sais pourquoi sur WordPress une fois sur 3 les messages disparaissent. Apparemment, ils vont dans les indésirables. Lana peut les récupérer lorsqu’elle les voit.

    Je disais (pour résumer) en attendant qu’on le retrouve que j’avais lu plusieurs articles de ton blog et que je trouvais la citation de Deleuze assez intéressante sur l’idée que cette maladie nous faisait sortir du capitalisme au sens (pour moi) de mettre en avant l’avoir sur l’être. En effet, je pense que pour en sortir il faut privilégier des valeurs qui ne sont pas matérielles mais spirituelles.

    J’envoie ce premier jet pour être sûre que ça ne disparaisse pas …

  35. Sybilline Said:

    Ouf! C’est passé! c’est comme la roulette russe on ne sait si ça passe ou ça casse :)!

    Par ailleurs, j’ai trouvé que tes messages de nouvelle année étaient intéressants aussi. Tu prends des nouvelles résolutions quant à l’usage des médicaments. Je n’en ferai pas l’apologie, car je pense que c’est propre à chacun de prendre ces décisions. Je trouve que tu expliques bien la libération que cela doit produire. Pour ma part, j’en prends le minimum lorsque je suis malade…Je comprends bien qu’on ait envie d’être autonome lorsqu’on se sent mieux. Et ça a l’air d’être le cas pour toi. Tu dis avoir parcouru un long chemin…Je suis curieuse d’en savoir davantage.

    Par contre, je ne souhaite pas trop multiplier les lieux d’intervention, c’est pourquoi je préfère répondre ici.

    J’envoie par sécurité!

  36. Sybilline Said:

    Je trouve que Deleuze a un style vraiment hermétique, mais il semble avoir une réflexion originale sur le sujet et sort un peu des sentiers battus, ce qui ne fait pas de mal. Peu d’intellectuels s’intéressent à la schizophrénie et il faut louer ceux qui le font, surtout lorsqu’ils essaient de la montrer sous un jour positif.

    Je songeais aussi que les problèmes psychiatriques sont souvent stigmatisés alors que dans bien des cas (je me fie surtout à mon observation), on s’aperçoit que les phénomènes de décompensation apparaissent plutôt car les personnes sont hypersensibles ce qui dans un monde de brut est une qualité. Cela signifie donc que les durs qui font vraiment du mal sont rangés dans la catégorie des « normaux », ceux qui nous font parfois craquer le font avec une logique implacable.

    Tous ces préjugés seraient bons à balayer…Repenser les choses avec plus de justesse permettrait d’avancer un peu dans ce domaine. Mais tout ce qui est spirituel effraie si bien que les vocations en psychiatrie sont rares et qu’aujourd’hui en France, on manque de personnes dans cette spécialité! Tout le système médical serait à revoir: un long chantier… Les médecins vont où ils veulent si bien que les campagnes sont désertées. On obtient une spécialité en fonction de sa place au concours et non en fonction de notre passion! Un comble quand même…sans compter que le concours est tellement difficile qu’on a parfois des arrivistes qui font cela plus pour leur carrière que par goût du soin…

  37. Sybilline Said:

    Le dernier message a disparu à nouveau…J’arrête et reprendrai la conversation plus tard…C’est pénible d’être interrompu lorsqu’on est inspiré!

  38. Sybilline Said:

    Les messages sont maintenant visibles au-dessus (ceux qui avaient disparu). Merci Lana!

    Phase 3, tu auras donc de la lecture…

  39. phase3 Said:

    Coucou @Sybilline,
    Merci pour tous tes messages.
    Par la lecture de schizomanie, tu m’as donné un petit supplément d’âme: l’impression de ne pas avoir fait (écrit) tout cela pour rien.

    Il y a, cependant, quelque chose que je voudrais te dire par rapport à la nomination de la maladie.
    Premièrement, je ne suis pas persuadé d’être réellement schizophrène. D’ailleurs je vais très bientôt me faire rediagnostiquer par le réseau Fondamental.
    Ensuite, en nommant la maladie, les psychiatres te mettent dans une case et appliquent ensuite un protocole parfois très restrictif.
    Je ne suis pas réellement d’accord quand tu dis que la tendance n’est pas de nommer les choses. Le placement dans ces fameuses cases me semble, au contraire, une tendance forte de la psychiatrie (et de la société en général) aujourd’hui.
    Je ne suis pas que Schizophrène, si tant est que je le sois.
    Et sortir de la case sera surement aussi un beau challenge.

    Pour finir, je pense que l(hyper)sensibilité est loin d’être une tare, mais, là encore, il m’a fallu un sacré boulot pour m’en rendre compte.
    Je t’embrasse.

  40. Alain Said:

    Phase 3, je pense que tu es quelqu’un de très intelligent et que tu as surmonté beaucoup de choses. Tu as certainement raison de vouloir passer par le réseau fondamental.

    Pour ma part, je vois une explication à tout cela : on entend très souvent dire que la schizophrénie est une maladie chronique dont on ne se sort jamais, les psy parlent au mieux de rémission pour bien le renforcer. Je suis tout à fait opposé à cette idée, en fait, les psy ne voient pas les gens qui s’en sont sorti et qui ne consultent plus et il y en a beaucoup, d’où leur jugement biaisé.

    Les psy pensent aussi en termes de structure de la personnalité, comme si celle ci était figée pour l’éternité. En réalité, on sait maintenant que le cerveau est plastique, on le sait depuis assez peu de temps et l’idée ne fait que très lentement son chemin.

    Enfin, je suis pour le fait de diagnostiquer la maladie en fonction des symptômes, pour la bonne raison qu’aucune théorie éprouvée n’a jamais élucidé le fond. Quand les symptômes ont disparu, par conséquent, on doit dire que la personne est guérie.

    Cela n’empêche pas de garder son hypersensibilité, mais on peut mieux la maitriser et l’employer pour se renforcer et non pour se détruire. On sait depuis peu que des techniques comme la méditation (bien pratiquée) permet beaucoup de choses, cela a été démontré scientifiquement à l’aide de l’imagerie médicale. Alors, pourquoi ne pas méditer ?

  41. Sybilline Said:

    Phase 3,

    Merci pour ton message.

    Mon ami n’a jamais été diagnostiqué. Son psychiatre n’a pas donné de nom et l’infirmier en psychiatrie que je connais disait que la tendance était de ne rien dire. Mon ami n’a jamais voulu vraiment m’expliquer ce qu’il avait si bien que je suis restée dans le flou. C’était abominable au départ. Je voyais qu’il déviait, je ne le reconnaissais plus et je n’avais aucun appui, aucun repère. Ne pas nommer, c’est donc rester dans le flou. On ne soigne pas ce qui n’est pas diagnostiqué. Je te connais très peu et ne peut donc porter aucun jugement sur toi, à part que tu parais sympathique et dynamique.

    Quand je suis malade, j’aime qu’on me dise ce que j’ai pour me prendre en main et tenter de faire le nécessaire pour guérir.

    Pour mon ami, c’est donc moi par l’analyse et l’observation après de très nombreuses lectures et grâce au blog de Lana qui est mis un nom qui m’aide avec des symptômes que je vois apparaître parfois. Je ne le réduis absolument pas à cela évidemment et je souhaite de tout cœur qu’il sorte de cet enfer dans lequel il est plongé parfois. Lui-même ne se dit pas schizophrène mais ne le réfute pas non plus. Je ne sais ce qu’il en pense. Nous n’en parlons jamais.

    Je suis entièrement d’accord sur l’analyse d’Alain. En effet, la schizophrénie n’est pas incurable et doit être diagnostiquée en fonction de symptômes précis. Une fois disparus, il faut pouvoir dire qu’on est guéri comme pour toute autre maladie.

    Pour reprendre ton cas Phase 3, il y a plusieurs possibilités: soit tu n’as jamais été schizophrène et il y a eu une erreur de diagnostic, soit tu l’as été et tu ne l’es plus. Je pense par contre que le mot « schizophrénie’ est un sacré fourre-tout et qu’on y met tout un tas de concepts si bien qu’on s’y perd aussi.

    L’essentiel est que tu te sentes mieux et guéri. PAr contre, je pense que ton cheminement mérite d’être partagé pour aider tous les autres qui tentent de monter la pente, bien raide quand même, pour arriver au sommet de la guérison.

  42. Sybilline Said:

    Ouf, mon message est passé!

    Peu importe finalement qu’on mette un nom. Le plus important est savoir de quoi on souffre, pourquoi et comment aller mieux. Tout est infiniment complexe bien sûr, car la personne n’est pas seule en jeu, il y a le milieu, l’éducation, notre propre sensibilité. Les hypersensibles ont deux fois plus mal que les autres, mais sont-ils plus malades?

    Je pense cependant qu’on peut parler de maladie lorsqu’on fait du mal à l’autre involontairement et à soi, qu’on se met en danger (autodestruction), qu’on ne maîtrise plus ses émotions négatives comme un bateau ayant perdu son cap, qu’on se voit incapable de faire certaines choses qu’on voudrait faire. Mais ce mal n’est pas incurable. Or, les psy ont tendance à endormir la douleur corporelle par des médicaments alors qu’elle est un signe d’alarme qui sonne rouge pour dire: ça ne va pas! Comme les bébés, le corps qui souffre ne parle pas. Le boulot du psy serait d’interpréter la souffrance et de trouver les solutions de la guérison en faisant autrement qu’endormir le signal d’alarme par des médicaments. C’est un peu comme si on coupait le signal sans résoudre ce qui a conduit la personne à souffrir autant. Les causes sont multiples et complexes, parfois extrêmement mystérieuses et insondables…

  43. Sybilline Said:

    2ème message pas passé. Lana le mettra quand elle le pourra…Je te disais juste qu’il y avait une suite…

  44. phase3 Said:

    « Alain, tout d’’abord, ce n’est pas désagréable de s’entendre qualifier d’intelligent par quelqu’un qui ne semble pas sot non plus, et je t’en remercie.

    Blague à part, je trouve très intéressante ta remarque sur le fait que les gens qui se portent bien ne vont pas (ou plus) chez les psychiatres.

    Les récents travaux sur la plasticité neuronale prouvent aussi que, comme tu le dis, un cerveau, ou au moins ses connexions, évoluent constamment dans la vie d’un individu.
    (Cela me fait également penser aussi aux théories de David Cooper et de l’Antipsychiatrie).

    Mon hyper sensibilité que j’ai longtemps prise pour une ennemie est, effectivement, l’atout qui fait de moi une sorte artiste refoulé, rongeant son frein et ressassant sa rancœur.

    Peux-tu me donner des pistes pour la pratique de la méditation ???

  45. Alain Said:

    Phase 3, pour la méditation, je ne peux que te conseiller d’être prudent et de rechercher des méthodes sérieuses et d’éviter les charlatans. Je te donne deux liens :

    Une émission sur France inter : franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-la-science-de-la-meditation-0

    (mettre http://www. devant)

    Un article et à la fin des ouvrages :

    cles.com/enquetes/article/la-meditation-peut-soigner-la-depression

    (mettre http://www. devant)

    Je sais que tu as écrit sur un blog, mais as-tu essayé l’écriture de romans ?

  46. Sybilline Said:

    Dans quel domaine artistique évolues-tu phase 3? J’ai pu remarquer et nous en avons pas mal discuté avec Alain que ceux qui avaient souffert de cette maladie avaient une grande créativité. Comme quoi, quand on veut éclairer les choses sous un jour positif, il y a de quoi faire…

  47. Sybilline Said:

    L’hypersensibilité n’est évidemment pas une maladie et plutôt une qualité, même si elle exige une grande sagesse pour parvenir à maîtriser ses émotions.

    Ce qui peut faire penser à la maladie, ce sont les hallucinations, la présence de voix, l’impression de mourir en permanence ou d’un danger difficile à gérer. Mais peut-être n’en as-tu jamais souffert.

    Sur l’aspect artistique, Alain est très calé…De très nombreux artistes tels que Van Gogh, Dickens, Maupassant, Nerval ou William Styron souffraient de troubles psychiques.

    Les génies n’ont-ils pas été au-delà du raisonnable?

  48. phase3 Said:

     » Le génie ça démarre tôt, y a des fois ça rend marteau  » chantait S.Gainsbourg

    A la base je suis peintre, mais depuis la maladie, ça sort difficilement :
    http://paintingphase3.20six.fr

    Depuis, pour faire simple, je me cantonne à quelques vidéos.

    Niveau écriture et musique : je n’ai pas assez de talent, à mon avis, même si certains pensent le contraire.

  49. Sybilline Said:

    Phase 3,

    Je suis allée voir ta page. Les vidéos qui s’y trouvent sont-elles de toi? Je ne les ai pas ouvertes, j’ai regardé les tableaux: l’arcane sans nom et l’homme aux yeux rouges. Ils sont très expressifs. J’ai beaucoup aimé ton explication de l’arcane 13 du tarot, intitulé la Mort. Je n’avais jamais fait attention que la lettre M était la 13 de l’alphabet. Je me suis intéressée un temps aux tarots et à leur symbolique et ton explication est vraiment très pertinente! Peut-être pourrais-tu inventer un jeu en peinture avec chacune des cartes.

    En tout cas, j’ai apprécié ta page. Il faudra que je regarde les vidéos si elles sont de toi.

    Avais-tu peint avant la maladie? J’ai vu que tu avais fait les Beaux-arts.

  50. Sybilline Said:

    Lana a rajouté mon message de 14h24 qui se trouve au-dessus et que tu ne pouvais lire avant. Je te donnais mon avis sur notre petit débat sur nommer ou pas la maladie.

    Bonne soirée et merci pour ce partage.

  51. Alain Said:

    Quel est le lien entre folie et créativité ? Qu’est-ce que la folie ? Pourquoi ceux qu’on nomme les génies ont-ils été souvent atteints de maladie mentale ?
    Une citation d’Aristote : « Il n’y a jamais eu de grand esprit qui soit exempt de folie ».
    Depuis toujours, on a lié la folie et la créativité. La folie est une notion mal définie, certains pensent qu’un fou est un être dénué de raison qui n’est plus capable d’exprimer aucune pensée rationnelle et qui n’a plus aucune capacité mentale. En réalité, il y a beaucoup de maladies mentales et dans chacune d’elles beaucoup de degrés. De plus les malades sont parfois atteints de délires dans lesquels ils perdent toute conscience, mais ce sont souvent des périodes transitoires et ils recouvrent leur raison et sont capables d’exprimer ce qu’ils ont ressenti dans ces épisodes troubles et dramatiques.
    Pourquoi est-on plus créatif lorsqu’on est atteint de maladie mentale ? C’est une grande question, on peut avancer quelques explications mais l’énigme n’est pas résolue. Les malades explorent un monde à la frontière du réel et de l’imaginaire. Ils sont parfois confrontés à des monstres, à des idées extravagantes. Ils ont des pensées grandioses, certains pensent qu’ils ont accès à la grande sagesse du monde, qu’ils peuvent parler aux anges ou à Dieu. Ce monde qui parait fantastique à une personne ordinaire qui n’a jamais vécu de tels troubles se retrouve dans leurs œuvres, dans les écrits ou dans les peintures. Les artistes sont inspirés par ce qu’ils ont ressenti avec tant de douleur et de proximité. Ils tentent de rendre palpable un monde fantastique et souvent terrifiant.
    La grande sagesse est une forme de folie, pourrait-on dire. Au risque de choquer, on peut avancer que les grandes idées mystiques des saints leur ont été inspirées par des états qui ne sont pas très loin de la folie. Jeanne d’Arc entendait des voix, aujourd’hui, on dirait qu’elle était schizophrène mais elle a réalisé de grands prodiges et on en a fait une sainte. La sagesse inspire les philosophes et les poètes, elle est aussi le but de toute une vie qui s’écarte des idées préconçues. Un vrai sage qui s’écarte du monde matériel pourrait être pris pour un fou. Diogène vivait dans un tonneau. Aujourd’hui et peut être hier, on l’aurait appelé fou.
    La science a récemment apporté un éclairage sur cette relation entre la folie et la créativité. En 2012, des chercheurs de l’institut Karolinska près de Stockholm en Suède ont publié les résultats d’une étude scientifique. Ils ont démontré que les familles dans lesquelles la maladie bipolaire et la schizophrénie étaient présentes avaient plus de chances de produire des artistes et des scientifiques. Les chercheurs ont utilisé des données s’étalant sur quarante ans et ont examiné les dossiers d’environ 1,2 million de patients et de leurs proches. Ils ont découvert que certaines maladies mentales, en particulier la maladie bipolaire, était très répandue chez les artistes et les scientifiques.
    Cette étude est indiscutable, elle établit le lien entre maladie mentale et créativité, cependant elle ne l’explique pas. La créativité est une qualité presque magique, elle ne se laisse pas facilement expliquer par des théorèmes. La maladie mentale est encore très peu connue dans son origine, des progrès sont faits en neurosciences mais on est bien loin d’expliquer le comment et le pourquoi. L’étude statistique des chercheurs suédois démontre un lien mais n’avance aucune explication. Cela reste peut être le domaine des poètes et des artistes eux-mêmes de tenter d’expliquer ce lien subtil.

    Une liste de malades célèbres :

    bipol.org/bipolaire_celebres.php

    (mettre http://www. devant)

    Il y a beaucoup d’écoles en psychiatrie et selon les pays on traite et on classe différemment les maladies mentales. Ainsi, on trouve beaucoup plus de sites et d’ouvrages en anglais qui abordent ouvertement ces problèmes alors qu’en France on a tendance à minimiser ce phénomène.
    Ceux qui veulent parfaire leur anglais peuvent consulter des sites en cherchant avec Google : « madness and creativity »

  52. Sybilline Said:

    Bravo Alain pour cette très belle page que je relis avec plaisir! Ton optimisme en ce domaine et tes capacités de recherches sont très riches. Je crois que tu détiens d’ailleurs les 3 vertus théologales dont je parlais dans un précédent message: la Foi, l’Espérance et la Charité. Je pense que ces trois vertus permettent en partie de progresser, couplées avec d’autres (les vertus cardinales). Même si je m’écarte beaucoup de l’institution religieuse, je trouve que certaines explications ont leur intérêt. La religion a cherché quelques repères pour avoir de bonnes bases spirituelles. Il faut bien sûr en prendre et en laisser dans les textes…

    La force intérieure ne se trouve pas dans l’orgueil ou l’amour propre qui ne sont que des masques qui n’ont aucune solidité spirituelle, mais dans l’humilité et le travail. Je pense que les choix que l’on fait, le caractère jouent beaucoup dans la guérison.

  53. udgg Said:

    Sybilline tu es une véritable obsédée de la guérison. Es-tu toi même guéri ? ou sinon ôtes ce « vilain mot » de ta bouche 🙂

  54. Sybilline Said:

    Non, je ne suis pas obsédée de la guérison, mais je trouve fort dommage que dans le système psychiatrique français, on retire ce mot de la bouche de ceux qui prétendent soigner les schizophrènes. On parle de stabilisation, jamais de guérison. Pourquoi? C’est différent dans les pays anglo-saxons, grâce -comme le rappelait Alain- aux associations d’anciens malades qui ont lutté contre les terribles préjugés que cette maladie était incurable. Comment soigner quelqu’un quand on n’y croit pas? Triste constat…

    Si je ne croyais pas en la possible avancée positive de cette maladie, je ne serais pas là à me questionner et à écouter ce qui se dit sur ce blog. Je constate qu’une révolution doit être opérée dans ce système « de soin » et que certains positionnements sont graves puisqu’ils condamnent. On se place souvent dans une position de mépris vis-à-vis du malade: celle d’une position de supérieur à inférieur. Ces positionnements dans l’histoire ont toujours mené à la catastrophe…

  55. Sybilline Said:

    Je continue l’excellente lecture de Terestchenko et notamment le cas « Strangl », nazi ayant été à la tête de l’extermination de 900 000 juifs. Gina Sereny s’est intéressée à son cas et a essayé de le questionner lorsqu’il était en prison, car elle voyait non en lui un psychopathe comme certains ont pu le dire pour Hitler ou Göbel. Son questionnement porte sur le mépris et offre une ouverture (à mon sens) à la réflexion que j’ai commencé ci-dessus:

    Gina Sereny à Strangl: « Quelle différence faites-vous entre la haine et le mépris qui résulte du fait de considérer des personnes comme de la cargaison? »

    Strangl répond: « Ces personnes étaient si faibles; elles ne faisaient rien pour s’opposer à ce qui leur arrivait, elles se laissaient faire. C’était des gens avec qui on avait rien de commun: aucune communication possible. C’est comme cela que le mépris est né. Je ne pouvais tout simplement pas comprendre comment ils acceptaient de se laisser emmener ainsi. Récemment, j’ai lu un livre sur les lemmings qui, tous les 5 ou 6 ans, errent dans l’eau et meurent: ça me fait penser à Treblinka. »

    En un mot, le mépris est possible selon Strangl lorsque l’autre ne se révolte pas, lorsqu’il n’y a aucun lien affectif entre celui qui détruit et celui qui subit. Pour lui, les Juifs n’étaient pas des personnes dignes, mais une masse de personnes sans nom, sans voix.

    Or, sans dire que les psychiatres sont des criminels, je remarque qu’ils traitent parfois leurs patients de façon déshumanisée. Lorsque j’ai lu l’ensemble des compte-rendu faits par des psychiatres sur Œdipe La Chaise (qui a eu la gentillesse de nous mettre son livre en lien), j’étais effarée par ce vocabulaire technique où l’autre n’EST plus et n’est pas aimé, pas considéré comme un être humain. C’est bien cela l’empathie -considérer l’autre comme son égal- et on ne peut soigner sans affection. C’est d’ailleurs tout ce que le livre essaie d’expliquer sur les criminels. Ils ont le plus souvent été dirigés par leur raison: obéir, c’est tout! Ils se sont coupés pour des raisons diverses et variées de leur humanité, de cet affect-là.

  56. Sybilline Said:

    La suite de mon message n’est pas passé. Il viendra plus tard…

    En dehors de cette réflexion Udgg, je pense qu’il est trop facile de tout mettre sur le dos de la société quand on va mal, c’est une façon de se déresponsabiliser. Si tout est la faute des autres, que peut-on faire pour soi-même? Je ne dis pas qu’il est facile de sortir de ce système, mais enfin si on le subit sans jamais se révolter, on finit par s’enliser et par ressembler à ce qu’on condamne.

    Sur le blog de Lana souffle un vent de révolte juste et c’est cela qui fait du bien. Il y a une forme de résistance à l’oppression, à l' »injustesse » du monde et c’est probablement pour cela Udgg qui tu y restes avec autant d’acharnement…Non?!

  57. Sybilline Said:

    J’ai laissée deux messages qui ne sont pas passés. Ils viendront plus tard, j’espère…Désolée de couper la conversation aussi brutalement, mais l’informatique nous joue parfois des tours!

  58. phase3 Said:

    @Alain : merci pour les liens.
    Je serai méfiant (comme toujours)

    @Sybilline : Oui les vidéos sont de moi sauf celle de Bernard Stiegler qui s’appelle  » 2010 : déliquescence culturelle « .
    Je n’ai pratiquement peint qu’avant la maladie ou en périodes « sans médicament ». Ils sont pour moi une véritable camis

  59. phase3 Said:

    camisole*

  60. Sybilline Said:

    C’est important l’art dans la vie Phase 3. J’espère que tu vas t’y remettre. J’aime aussi beaucoup tes commentaires de tableau. N’hésite pas à nous tenir informer de nouvelles publications. Puisque tu as pris de nouvelles résolutions pour 2014, tu devrais à nouveau avoir accès à cette part créative en toi sans compter que tu as de bonnes bases.

  61. Sybilline Said:

    Les messages en indésirables (qui ont disparu) ne pourront être remis sur le blog, car Lana a une impossibilité. Tant pis…Celui sur Strangl pourra être lu plus tard (dans une semaine environ), mais il faudra revenir en arrière.

  62. Sybilline Said:

    Je voulais juste dire que si certains répondent, je ne répondrai pas tout de suite. En effet, Lana ne peut remettre les messages partis en indésirables (pour le moment) et c’est vrai que je passe parfois beaucoup de temps à les écrire. Je suis donc coupée dans mon élan et vous n’avez qu’une partie de l’information. Je ne sais, Lana, si à l’avenir tu pourrais reparamétrer afin qu’il n’y ait plus ce souci aussi fréquemment.

    Phase 3, je répondrai peut-être donc sur ton blog en attendant.

    Bonne journée à tous!

  63. phase3 Said:

    C’est compliqué c’est histoire de Spams et de commentaires non publiés …. (pourtant : quelle qualité !!!)

  64. phase3 Said:

    ces histoires*

  65. phase3 Said:

    Je reviens sur le « Quel est le lien entre folie et créativité ? » d’ Alain.
    C’est vrai que l’on associe volontiers les périodes de crises à des phases de création intenses comme si le robinet de la productivité était directement ouvert, génie rimant avec folie.
    Pourtant, certains,comme le peintre bipolaire Garouste, que j’ai rencontré en 1983, ont exactement le propos contraire. Pour eux, la maladie est un handicape à leur productivité et ils rendent même hommage à la pharmacopée qu les canalise :
    http://www.parismatch.com/Culture/Art/Gerard-Garouste-confession-tempetes-141878

    Pour moi, comme je l’expliquais, les neuroleptiques sont un frein, une sorte de camisole entravant ma créativité et pas le contraire. J’ai vraiment l’impression qu’en brisant mon délire, ils m’empêchent de produire des choses fortes et universelles.
    C’est pour ça que je considère qu’il n’y a plus rien de valable dans ma peinture depuis des années ….
    et j’ai sûrement tort. .

  66. Sybilline Said:

    Je vais essayer de faire court pour éviter que mon message ne s’efface. Je pense qu’il n’y a pas de vérité en ce domaine. Chacun ne supporte pas les médicaments de la même façon.
    Je ne pense pas forcément que la folie aide vraiment la créativité. Par contre, peut-être que pour en sortir, pour retrouver un peu de raison, de bien-être, il faut être créatif. Il se peut que les crises de délire soient des signaux que l’inconscient envoient pour s’exprimer, lancer un appel et que l’art permette de canaliser ces images, de leur donner du sens, même s’il reste caché.
    Freud expliquait que les fictions sont des manifestations de l’inconscient, des rêves éveillés qui peuvent être interprétés de façon symbolique.

  67. phase3 Said:

    Non, la folie n’acte pas la créativité mais le délire le fait, je pense.
    David Lynch définit presque parfaitement l’acte de création ici >>>

  68. Sybilline Said:

    Très intéressant ta vidéo Phase 3. Je ne savais pas que David Lynch était à ce point sage…Ses films sont souvent un peu hermétique. Je n’avais pas compris grand chose à Mulholland drive. Mais là, il est limpide! Il a raison. Ce qu’il faut c’est cultiver les émotions positives et chasser les autres pour être en harmonie avec le monde. Le problème c’est que les livres sur la méditation développe des pages sur la respiration et non sur les pensées. Ils ne me font pas rêver et ne m’amènent pas toujours dans cette sphère dont parle Lynch. ça aurait bien qu’il développe et nous dise comment il fait.

  69. Sybilline Said:

    Avec Alain, nous avons crée un blog qui a pris naissance cette semaine pour désengorger un peu celui de Lana( je pense surtout à mes messages à rallonge), car Alain est très synthétique.

    Voici le lien pour ceux que cela intéresse:

    http://folieetespoir.over-blog.com/

    En sachant que je resterai toujours fidèle aux sources et à Lana que je remercie grandement pour la qualité de ses textes et de ses recherches, pour son courage aussi! Elle a mis beaucoup de cœur à l’ouvrage. Et ça continue.

  70. udgg Said:

    Phase 3: ça ne te met pas en colère la camisole et l’incapacité de créer dans cet état ? De mon côté j’en deviens malade si je ne peux rien créer pendant une ou plusieurs semaines, c’est une activité vitale. Sur le processus créatif, je suis moyennement convaincu par la vidéo de Lynch. Tout est bon pour créer du moment que le résultat est intéressant, inutile de faire un stage prolongé dans un temple bouddhiste

  71. phase3 Said:

    Oh, bien sûr de cela m’attriste, udgg.
    Mais je n’ai pas envie de produire de la crotte, c’est peut-être pour cela le blocage.

  72. udgg Said:

    Dans ce cas, je ne vois qu’un seul recours, Sybilline et sa boîte à outils magique 🙂 dommage pour la crotte, c’est très vendeur par les temps qui courent. Je parle de crotte transfigurée en or évidemment. Lynch me fait penser à une vieille pomme de terre ramollie sortant de chez le coiffeur

  73. Sybilline Said:

    Contente de voir Udgg que tu m’as transformée (ironiquement bien sûr) en une sorte de Merline l’enchanteuse! Au moins tu m’auras fait sourire. Heureuse d’apprendre que toi aussi tu fais de l’art!

    Phase 3, tu devrais te moquer du regard des autres, ce qui compte, c’est le bien que le processus créateur nous procure. Il ne faut pas attendre la reconnaissance, elle ne vient jamais quand on en a besoin. Donne donc ce que tu as à donner. Quant aux médicaments, il faut peut-être ne pas y penser à moins qu’ils te fassent du mal. Ou tenter le neurofeedback, naturel ou l’ergothérapie. Je pense que l’expression artistique est essentielle.

  74. udgg Said:

    J’attend qu’ Alain se soumette au neurofeedback et s’il revient qu’il nous fasse un rapport détaillé sur son expérience. S’il ne revient pas j’en conclurait la validation inconditionnelle de cette nouvelle technologie et lui souhaiterait bon voyage.
    Envoie-nous quand même une carte postale de temps en temps

  75. phase3 Said:

    Udgg : Quand tu parles de Lynch comme d’une vieille pomme de terre, je te répondrai juste qu’à 68 ans, j’espère avoir derrière moi la même oeuvre que ce gars.
    (Tu me fais penser à ces jeunes reinettes un peu vertes qui donnent bien la chiasse.)

  76. udgg Said:

    Phase 3: Je ne sais pas pourquoi tu t’identifies à Lynch et ce d’autant moins que tu te plains d’être un créateur bloqué ? Peut être qu’une bonne chiasse……? Il faut que j’en parle à Sybilline 🙂

  77. Sybilline Said:

    Udgg,

    Peut-être que si tu étais plus agréable avec les autres, la société ne serait pas contre toi:)

    Mais comme tu le vois nous blaguons un peu…Ce qui compte, c’est qu’on soit à égalité!

    Le neurofeedback n’est pas dangereux. Apparemment, tu vas très bien, ce sont les autres qui vont mal. Soit!:)

    Phase 3,

    Je te remercie pour ce trait d’humour, car tu m’as fait rire et une de mes filles me demandait pourquoi je riais aux éclats. Cette histoire de reinette est très drôle, vraiment! ça détend au moins!

  78. Sybilline Said:

    C’est dommage car mes smileys ne passent pas. ça casse l’humour 🙂

  79. Sybilline Said:

    J’avais dû oublier un espace dont je reprends avec la forme:

    Udgg,

    Peut-être que si tu étais plus agréable avec les autres, la société ne serait pas contre toi 🙂

    Mais comme tu le vois nous blaguons un peu…Ce qui compte, c’est qu’on soit à égalité!

    Le neurofeedback n’est pas dangereux. Apparemment, tu vas très bien, ce sont les autres qui vont mal. Soit! 🙂

  80. Sybilline Said:

    J’aurais bien aimé qu’Udgg réponde à un sujet qui tracasse un peu: qu’Est-ce qui fait qu’on ait aimé ou pas par les autres? Un petit cours de philosophie me ferait du bien sur le sujet…

  81. udgg Said:

    Phase 3 a dit :
     » je n’ai pas envie de produire de la crotte »

    et pourtant et pourtant 🙂

    Sybilline: Je sais pas. Ceci étant à part un chien, je ne vois pas qui pourrait être accaparé par une telle soif d’amour

  82. phase3 Said:

    Mon pauvre udgg : Tu as bien du temps à perdre.

  83. phase3 Said:

    S’il pleut et qu’un connard dit qu’il pleut , il dit la vérité , mais il reste un connard.

  84. Sybilline Said:

    Udgg,
    Le problème avec toi, c’est que c’est toujours la faute des autres et que depuis que tu fréquentes ce blog, tu critiques, sans proposer de choses constructives qui changent des discours pessimistes. C’est bien, le monde est noir…Crois ce que tu veux. Si tout le monde t’énerve, pourquoi parles-tu?

    Dès que quelqu’un propose une idée novatrice, fait preuve d’initiative positive, tu casses. Il semblerait que le soleil te brûle les yeux.

    Je n’ai rien contre les chiens. Au contraire, ils sont sûrement plus gentils que certaines personnes. Et oui, je préfère l’amour au mépris contrairement à toi. Puisque tes choix semblent supérieurs à ceux des autres, n’hésite pas. Tu es sur la bonne voie…

    Le problème, Phase 3, c’est que je ne suis même pas sûre que ce qui se dit de négatif soit la vérité ou la réalité. Cette dernière est aussi le résultat de nos émotions, d’une alchimie qu’on maîtrise assez mal et qui est probablement liée également à nos croyances. Plus nous avons d’idées noires, plus le monde est noir. Plus nous sommes optimistes et plus le monde se transforme positivement. Il n’y a pas de magie là-dedans juste un argument fondé sur l’observation. Et puis, il y a les gens qui rayonnent et ceux qui nous empoisonnent. L’entourage joue également. Garde ton sourire en tout cas, il est précieux!

  85. udgg Said:

    Tu vois Sybilline, j’ai trouvé ce qu’il te faut : un magnifique caniche plus gentil que « certaines personnes » et qui t’aimera éternellement de tout son coeur. Quant à Phase 3, je ne pensais pas qu’une simple camisole pouvait dégrader à ce point un humain. C’est tellement pathétique que j’en ai la larme à l’oeil……sniff sniff sniff

  86. Lana Said:

    Udgg, j’aimerais que tu arrêtes d’insulter les gens. Je ne comprends d’ailleurs pas ce que tu fais sur ce blog ou personne ne t’apprécie et où tu n’apprécies personne. Donc, si tu as des choses intéressantes à dire, très bien, sinon ce n’est pas la peine.

  87. Sybilline Said:

    Lana,

    Merci pour ton intervention.

    Je pense cependant que depuis que nous le connaissons, nous savons bien qu’il ne parle pas de nous, mais de lui. Le fameux effet miroir…

    Je ne sais pourquoi en bout de course, il est toujours obsédé par les caniches… La dernière fois, c’était pareil. J’aime beaucoup les chiens pour ma part, mais plutôt le gros, virils. Pas les roquets qui aboient sur tout le monde! Les caniches avec nœuds dans les cheveux et toilettage tous les samedis, pas du tout mon genre!

    Phase 3 est par ailleurs quelqu’un de très bien, de très humain, de constructif. Je ne le reconnais donc absolument pas dans le portrait ci-dessus qui ne peut qu’une projection!

    Mais comme dirait le proverbe: « La critique est facile, l’art est difficile. »

    Très bonne soirée à toi, Lana.

  88. Sybilline Said:

    Chère Lana,

    Je te remercie pour ta précédente réponse et m’excuse pour mon côté un peu larmoyant. Parfois, je doute (et heureusement!), avoir ton avis me permet d’avancer et de mieux me positionner.

    Pour changer un peu de sujet, hier, j’ai fait quelques recherches qui m’ont fait repenser à l’article que tu as écrit ci-dessus. La force, dans toute une tradition va de pair avec le courage que tu as .Comme tu peux le constater, ce n’est pas le cas de tous…C’est donc louable. Certains préfèrent critiquer ou mépriser plutôt que d’agir et de se responsabiliser.

    Je repense souvent à cette citation de Pascal qui m’aide beaucoup à avancer dans mon travail intérieur: « La justice sans la force est impuissante. » « La force sans la justice est tyrannique. »
    Je trouve que ton blog propose un équilibre entre force et justice, équilibre très difficile à trouver, mais que tu possèdes, que tu as cultivé et qui en fait toute sa richesse.

    C’est une forme de sagesse et on ne peut que t’en féliciter.

    Je te remercie d’être là et d’œuvrer à plus de justice grâce à ta force intérieure, ton courage…

    Mon ami m’aura au moins permis de rencontrer des gens comme toi. Il a des phases très négatives, mais ce n’est pas toujours ainsi; Quand il est au plus bas, je me demande toujours s’il remontera un jour. Parfois, miraculeusement, il retrouve sa lumière intérieure et c’est agréable. Mais que de temps, de lutte et de patience il faut!

    Très bonne journée à toi et garde cette force intérieure, elle nous est précieuse.

  89. phase3 Said:

    Salut les filles et merci de prendre ma défense.
    Bon ! Je sais me défendre tout seul aussi mais vos gentilles paroles à mon égard me vont droit au cœur.
    Bizzz

  90. Sybilline Said:

    C’est normal que tu sois défendu, puisque c’est toi qui étais dans le juste. C’est ça la solidarité…Les autres peuvent nous aider 🙂
    On n’est pas seul et vive Matthieu Ricard!


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