Témoignage

J’ai lu le témoignage de Lucie et je suis très touchée d’autant plus qu’en 2002 février j’ai eu mes bouffées délirantes et février 2011 aussi
mon histoire est très complexe et d’un certain coté plus légère en étant à la fois très dramatique
La critique que je fais des psychiatres c’est qu’ils ne sont bien des fois pas à l’écoute et font une violence supplémentaire au patient déjà mal au point
cela à part générer la Haine aggrave l’engrenage dans lequel le malade se trouve…
bref il est très juste que le monde de la psychiatrie regarde le patient(e) non pas comme un humain avant tout et cela est très grave et même dans la meilleur des cliniques de France Saumery et accompagné  d’une famille très attentive à moi
on devrait faire des lois, de l’information auprès des patients et familles avec des explications de ce que l’on connait de la maladie avec l’humilité d’avouer ce que l’on ne sait pas
aider avec soin et respect de la dignité de la personne
et si cette société est championne de gens dépressifs remettre en cause le système ou l’on se trouve à affronter bien des démons au dessus de nos force parfois…
changer le regard c’est infomer et le patient et l’entourage
enfin une personne fragile seule dans un mauvais état face à un médecin psychiatre peut très mal vivre voier rien comprendre de ce qui lui arrive avec cet inconnue à qui elle fait malheureusement confiance et ouvrir le chemin de la vrai déroute…surtout quand elle est jeune…
je suis très choquée encore des conneries qui entourent ce monde-là reflétant en réalité notre monde
actuel dans un vase clos…
Mlle Olmedo
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7 commentaires »

  1. Casas Said:

    c’est très douloureux pour l’entourage. Je suis mère d’un jeune homme schizophrene qui reste dans le déni de sa maladie et se met en danger en interrompant son traitement. Après un an et demi où il a accepté de prendre ses neuroleptiques il a cessé de les prendre et 6 mois après inévitablement il a rechuté et on est revenu à la case départ, hospitalisation contrainte. Il faut que les médecins chercheurs dans le domaine trouvent absolument des traitements moins lourds qui n’entrainent pas une prise de 10 kilos dans les deux mois qui suivent la prise des médicaments. Un jeune accepte difficilement de se soumettre à la prise quotidienne de médicaments mais lorsque cela se double de tels effets secondaires, on comprend qu’il cesse de s’y soumettre au bout de quelques mois, et c’est ce qui est arrivé à mon fils qui entre deux rechutes reprend des études avec une motivation exemplaire mais voyant les effets dévastateurs du traitement croit pouvoir s’en dispenser et vivre mieux.
    C’est épuisant pour la famille et pour le patient en premier lieu,sans parler de la culpabilité qui nous ronge en tant que parents de devoir recourir à l’hospitalisation quand notre enfant est au fond du gouffre.

  2. Sybilline Said:

    Bonjour Mademoiselle Oulmedo,

    Pourriez-vous nous dire de quel témoignage vous parler concernant Lucie? En effet, c’est un prénom qui remue beaucoup de choses en moi. J’imagine que ce n’est pas de la même Lucie que nous parlons…

    Mais voilà, j’ai décidé de m’intéresser à la psychiatrie lorsqu’une certaine Lucie que j’ai eu en classe, une jeune fille adorable, intelligente, d’une sensibilité extrême s’est suicidée à l’âge de 20 ans. J’ai pleuré pendant des mois. Elle souffrait d’une dépression endogène. Je connaissais bien sa famille et je m’en suis voulue d’être aussi ignorante sur le sujet. Je sais que c’est la psychiatrie qui l’a tuée. En effet, comme elle faisait une rechute, on lui a dit qu’elle retournerait en centre fermé. Elle l’avait vécue une fois et ne s’en était jamais remise. Peu avant que cela n’arrive, elle s’est pendue dans son jardin.

    Voilà où nous conduisent nos structures parfois…

    Casas,
    Votre témoignage est très touchant aussi. Je comprends vraiment votre désarroi. Je fais le même constat. Beaucoup de gens prenant des neuroleptiques s’en plaignent. Il faut tenter de trouver le bon psychiatre et d’avoir un traitement a minima. J’ai parlé avec la maman d’un homme atteint de schizophrénie qui a changé de psychiatre lorsqu’elle a vu -je reprends son expression- son fils « devenir un zombie ». Et ensuite, ça a été beaucoup mieux. Depuis il travaille et passer les 40 ans, ses symptômes se sont affaiblis.

    Bravo pour votre investissement en tout cas. On sent que vous aimez votre enfant et ce sera forcément payant. Il faut juste beaucoup de patience, de courage et d’énergie pour arriver au bout de ce mal, qui est un mal social, ne l’oublions pas et dont tout le monde est responsable.

    Comme dirait Bouddha, « la patience est la plus grande des prières. » J’anime un blog avec un ami. Je pense que cet article peut vous faire du bien (qu’Est-ce que méditer? Rapport avec la médecine…Les médecins feraient bien de développer ce point!):
    http://folieetespoir.over-blog.com/2014/04/qu-est-ce-que-mediter.html

    J’aime beaucoup Mathieu Ricard qui a un blog aussi que vous pouvez aller visiter. La conférence que j’ai mise à la fin de l’article m’a vraiment aidée à garder la foi, à ne pas me laisser abattre. Cela sert pour ce type de combat et pour les autres que nous avons à mener dans la vie. Les notions d’interdépendance, de solidarité, de pensées positives sont très bien expliquées. J’aime d’ailleurs beaucoup son père, Jean-François Revel qui est mort il y a peu de temps et qui fut un très grand philosophe français.

    Mon petit ami souffre de schizophrénie…

    Très bonne journée à vous.

  3. murielle Said:

    Je ne peux que confirmer la difficulté de trouver le bon interlocuteur en milieu psychiatrique qui ne sera pas uniquement penché sur sa feuille d’ordonnance à changer les dosages de médication selon les symptômes énoncés.
    Il faut vraiment écouter la souffrance de celui/celle qui voit son corps changer (prendre du poids, beaucoup et rapidement, avoir des accès de boulimie par exemple, se sentir lourd et beaucoup moins souple, je passe d’autres exemples de changement corporels beaucoup plus difficiles et douloureux). Sans parler des changements psychiques qui mettent le cerveau parfois dans une boule de coton…
    Vivement plus d’ouverture du corps psychiatrique et surtout vivement que la Recherche aboutisse à quelque chose!
    Et j’envoie toutes mes pensées et souhaite bon courage à Casas, Sybilline et Melle Olmedo.

  4. Lana Said:

    Sybilline, je pense qu’il s’agit de livre de Lucie Monnac, « Dors, demain ça ira mieux’.

  5. Sybilline Said:

    Merci à Lana et Murielle pour vos réponses.

    Je tiens à préciser que même si parfois c’est difficile de lutter, la personne qu’on aime nous apporte aussi beaucoup, même si elle n’en a pas toujours conscience et n’arrive pas forcément à recevoir les paroles sincères qu’on lui transmet.

    Explorer cette maladie, c’est mieux comprendre l’homme et donc grandir, mieux se comprendre soi-même. Quand on aime, le travail paraît évident. On ne compte pas son temps!

    Je dois mener par ailleurs un autre combat qui m’écoeure car j’y ai été embarquée contre mon gré et qu’il est bien moins riche que celui-ci. On est face à des systèmes rigides qui ont perdu tout bon sens. Il va bien falloir que je me motive, mais vraiment c’est à contre cœur…

    Sur ce blog, au contraire, il y a de la vie, de l’espoir, de la sensibilité. Tout ceci est très riche.

  6. murielle Said:

    Bon courage pour ton autre combat quel qu’il soit Sybilline. Aimer une personne schizophrène n’est pas de tout repos mais c’est d’abord et avant tout le même amour que l’on éprouverait pour une personne sans maladie psychique. C’est juste plus de « boulot » mais quelle relation amoureuse se fait sans travail? 🙂 Il faut juste (et c’est le plus difficile) être bien entouré(e) et trouver des amis et relations ouverts d’esprit, patients et bons.

  7. Sybilline Said:

    Je te remercie Murielle pour ton chaleureux message. De toute façon, on ne choisit pas d’aimer ou pas. C’est une énergie qui vient du cœur et qui ne sort pas du raisonnement. « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. »

    J’ai connu, un jour, un homme qui a essayé de me convaincre qu’il était la personne faite pour moi. A bien y regarder, son raisonnement était juste (les éléments rationnels mis en avant étaient logiques), mais mon cœur ne vibrait pas.

    Avec mon petit ami, malgré les difficultés et tout ce qu’on peut penser, ça vibre. De plus, j’ai trouvé un entourage vraiment propice ici. Alain est devenu mon ami, il m’a beaucoup aidée. Lana est là aussi.

    Je ne saurai très bien développer, mais il y a une sensibilité chez les personnes qui sont atteintes de cette maladie que je ne trouve pas ailleurs et qui me touche au plus profond de moi, de mon âme. Une sincérité, une honnêteté…On ne triche pas avec les sentiments.


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