Une souffrance incomprise

Avoir une souffrance qu’on méprise. Avoir une souffrance dont on rit. Une souffrance qui fait peur et qu’on rejette. Une souffrance qu’on théorise jusqu’à l’absurde. Avoir une souffrance qu’on ne peut pas partager. Une souffrance dont les traitements sont parfois de la maltraitance.

Se sentir exclu de la communauté humaine. Se voir nier ses sentiments. Garder ses larmes pour soi. Garder son amertume dans le coeur. Garder sa souffrance en silence. Se demander pourquoi. Qu’est-ce qu’il y a de drôle là-dedans, qu’est-ce qu’il y a de méprisable, de quoi me rend-on coupable exactement?

Parce qu’il y a des façons de souffrir incomprises, avoir une souffrance comme ça, une souffrance comme la folie, c’est souffrir de sa souffrance.

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5 commentaires »

  1. stella Said:

    tu n’es coupable de rien, tu as une maladie qui est mal comprise, quelle folie, qui décide ou se trouve la barrière de la folie ?
    tu n’es pas folle , tu es une personne , un être humain dotée d’une sensibilité, et d’une originalité dans tes pensées. Arrête de te torturer, et regarde tout ce que tu fais de bien ?

  2. Lana Said:

    Je sais, mais c’est dur parfois d’entendre ou de lire certaines choses, les préjugés des gens sur les maladies mentales, encore plus quand ça vient de gens censés s’y connaître. Ca par exemple, et toutes les réponses de ce psy: http://www.cooperation.ch/-/7016655/C/Blog%20psy/Bipolaire#comment Peut-être que je ferai un billet plus constructif là-dessus plus tard, mais aujourd’hui c’est ce que ça m’inspirait. Ce n’est pas la question de se torturer ou pas, mais au bout d’un moment, à force d’entendre ce genre de choses, on n’arrive plus à encaisser, c’est tout, enfin en tout cas c’est mon cas. Pour la folie; c’est ce qu’est la schizophrénie, c’est ce qu’on appelle communément folie, ça ne me gêne pas d’employer ce mot.

  3. Je plussoie. Il y a des souffrances comme ça. Il y a un besoin de reconnaissance de la souffrance, pas tellement de victimisation, mais de reconnaissance.

  4. Lana Said:

    Je ne crois pas non plus que ce soit e la victimisation, juste le besoin de se sentir compris.

  5. Je ne le pense pas non plus, mais les adverbes étant piégeux, celui-ci valait pour moi, qui ai ressenti le besoin d’être reconnu en tant que victime, au moins par mon psychiatre.


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