Les psys qui craignent

Numéro un, mon psy-le-violeur. Bon, pas de quoi s’étendre, il a fini en prison et même si ce n’est pas moi qu’il a violée, je ne vais pas pleurer sur son sort. Le mec à la porsche jaune que je n’arrivais pas à sentir, qui demandait juste « tu manges bien? tu dors bien? tu prends tes médicaments? » et basta, ce mec violait des patientes.. Top du podium, sans discussion aucune.

Numéro deux, mon psy-le-muet, psychologue de son état, à l’hôpital, psychanalyste officieusement (il se gardait bien de l’annoncer). Psycho-rigide au possible, hors de la psychanalyse point de salut. Je dis muet, mais il parlait de temps en temps. J’ai envie de faire l’inventaire de ce qu’il m’a dit en deux ans, une demi-heure par semaine, parce que de lui, je ne m’en suis pas encore remise. Je le déteste toujours (je l’entends déjà dire « c’est la preuve que quelque chose travaille, c’est bien »), je sais que je vais m’énerver en écrivant sur lui, mais voilà, depuis le temps, j’aimerais bien qu’il me soit indifférent, alors peut-être que mettre tout ça par écrit m’aidera à caser toute ma rancoeur dans un coin de ma tête. Donc, à part poser des questions uniquement quand je lui parlais de ma mère et des mes rêves et répéter « dites, dites » en regardant ses pieds et garder le silence (toujours en regardant ses pieds) devant mes larmes et mes questions, il m’en a sorti des bonnes comme « les maladies mentales, ça n’existe pas » (ok, mais la chose qui n’existe pas me pourrit quand même la vie), « l’argent n’a pas d’importance » (pour toi, peut-être), « pourquoi vous ne trouvez pas un travail pour payer une séance supplémentaire? » (parce que je suis schizophrène, que je fais des études universitaires et que c’est déjà assez compliqué comme ça?), « vous ne prenez pas ce travail au sérieux » quand j’ai demandé à déplacer une séance  pour sortir le soir de mon anniversaire (désolée, je croyais que le but était d’avoir une vie, pas de faire une thérapie en soi), « désormais toute séance annulée sera due » parce que je ne voulais pas avoir de rendez-vous pendant mes examens vu que j’en sortais démolie devant tant d’indifférence (ok, pour la remise en question ce ne sera pas encore cette fois-ci), « vous êtes très résistante » quand je lui disais qu’avec d’autre psy j’arrivais à parler mais pas avec lui (non, c’est juste que le silence et le regard vers les pieds, ça ne me pousse pas à la confession), « vous revenez pour notre rendez-vous pendant vos vacances en Espagne? » (bah oui, j’aurai que ça à faire, et puis ça me coûtera pas cher en plus, mais j’oubliais, l’argent n’a pas d’importance), « c’est la preuve qu’il y a quelque chose qui travaille » quand je lui disais que je n’avais rien à lui dire (ça faisait pas avancer grand-chose en tout cas).

freud

Numéro trois sur le podium, mon psy-le-muet numéro deux, psychiatre que je consultais en même temps que le psychologue cité plus haut. Dix minutes de silence une fois par mois, je m’asseyais, il s’asseyait, on ne disait rien. En deux ans, j’aurais néanmoins appris deux ou trois petite chose quand on réussissait à sortir une phrase. A savoir qu’il fallait dix ans pour diagnostiquer une schizophrénie (en même temps, quand on voit ses patients dix minutes et qu’on se tait, oui, je comprends que ça soit long de diagnostiquer quoique que ce soit), que mon psychologue était muet par tactique thérapeutique (je veux bien le croire, mais s’intéresser aux résultats, des fois, ça peut être pas mal, et là le résultat, c’était moi en miettes) et que les neuroleptiques ne faisaient pas du tout grossir, spécialement le Zyprexa qui faisait encore moins grossir (ne cherchez pas de sens à cette phrase, le seul que j’ai trouvé, c’est que le Zyprexa ferait maigrir, mais je n’ose pas croire qu’on puisse se foutre de la gueule de ses patients à ce point).

Mais pourquoi, vous direz-vous, pourquoi est-elle restée deux ans chez des psy qui lui convenaient si peu? Oui, pourquoi, parfois je me le demande encore. Mais j’ai quand même quelques éléments de réponses. D’abord, mon psychologue-le-muet me faisait croire que tout l’échec de la thérapie était à mettre à mon crédit, et j’avais fini par me penser nulle au point de ne même pas être capable d’être aidée. Et puis surtout, j’avais peur de tomber sur pire, ayant eu avant mon psy-le-violeur et, numéro quatre et cinq sur le podium, Docteur J’ai-fait-l’armée et Docteur C’est-la-maladie du romaniste (que vous pouvez retrouver plus en détails dans les articles première consultation et deuxième consultation), plus un psychologue qui me plaisait tout aussi peu. Pourquoi je n’ai pas pensé aux  psychologues et à l’infirmière qui m’avaient aidée? Pourquoi n’ai-je pas persévéré pour en trouver une autre comme elles? Je ne sais pas, si ce n’est que je n’avais pas beaucoup de force et plus assez pour croire à la chance. Alors, je me suis contentée de ce que j’avais, persuadée que même les gens qui étaient payés pour m’aider s’en fichaient comme d’une guigne et étaient plus passionnés par la contemplation de leurs pieds. Je me suis demandée si mon psychologue-le-muet aurait bougé le petit doigt si j’avais fait mine de sauter par la fenêtre, et aujourd’hui, je n’en suis toujours pas sûre.

Donc, tout ça pour dire que ces psy craignaient. Oui, pour moi, ils craignaient vraiment. Je ne dis pas que c’est le cas pour tous leurs patients, j’espère vraiment que non, qu’ils ont aidé plein de gens et qu’ils sont aimés par certains. C’est certainement le cas. Mais justement, si c’est le cas, pourquoi ne pas simplement avouer qu’une thérapie ne se passe pas bien? Pourquoi ne pas adresser une patiente à quelqu’un d’autre? Je n’aurais rien voulu d’autre. Juste, devant mes larmes, mes silences, mon désarroi, mon traitement qui ne fonctionnait pas, mon état qui s’aggravait, juste qu’ils avouent que non, leur « tactique thérapeutique » n’était pas faite pour moi. Juste me dire que non, tout n’était pas de ma faute, que quelqu’un d’autre m’aiderait sans doute plus. Pourquoi me retenir à chaque fois que je décidais de partir? Pourquoi s’acharner? C’est ça que je ne comprends pas, ce manque d’humilité, le fait de s’accrocher à sa théorie comme s’il n’en existait pas de meilleure, au mépris du bien-être de son patient.

C’est pour ça que je leur en veux toujours, bien plus que pour le peu qu’ils m’ont dit en deux ans. C’est pour ces phrases qu’ils ne m’ont pas dite que je n’arrive pas à les oublier.

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18 commentaires »

  1. Lilouli Said:

    Il est si important et primordial que « le courant passe » entre le psy et le patient.. Les psys sont les premiers à le savoir mais sont pour la plupart bien trop préoccupés par leur porte-monnaie pour s’amputer d’un client! « L’argent n’a pas d’importance ».. Bin tiens! Facile à dire quand on se prend ses 50 balles par séance!
    Au tout début de la découverte de mon trouble, j’ai été suivie par une psy que j’appelais « la Diva ». Je ne l’ai vue que 3 fois. Le courant ne passait pas mais pas mais pas du tout! j’en avais conscience mais je revenais, comme vous. Persuadée que c’était ainsi et qu’avec le temps, on finirait peut-être par avancer. Et puis lors du 3ème rendez-vous, quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’elle me lança un chaleureux « Bonjour, nous nous voyons pour la dernière fois aujourd’hui! ». Je n’ai pas compris; elle m’a expliqué qu’une bonne entente et une compréhension mutuelle était indispensables pour avancer, que ce n’était pas notre cas et que je ne pourrai jamais arriver à rien avec elle. Sur le coup, je l’ai traitée de tous les noms (dans ma tête, je suis une fille très polie :-)) j’ai pris cette histoire personnellement et je me suis sentie « rejetée » une fois de plus, qui plus est par quelqu’un dont le statut médical aurait dû, en théorie m’être bénéfique. Je me suis donc dirigée vers l’un de ses confrère, mon psy actuel, d’ailleurs. Le courant passe mieux, en effet, et j’ai beaucoup de respect et d’admiration à son égard. Je ne sais pas pourquoi, mais les petits exercices qu’il me donne à faire, les petites astuces dont il me fait part, je les mets en pratique sans broncher et pleine de confiance, conscience que cela ne peut pas marcher du premier coup. Il s’agit de psychiatrie, pas de recette magique, donc..
    Aujourd’hui, en lisant votre article, je repense à ma « Diva » et je comprends son geste. Je lui en ait voulu sur le coup, je me disais qu’elle n’était pas professionnelle, mais à présent, je sais bien que c’est le contraire. Elle a eu l’honnêteté de me dire que cela ne marcherait jamais, même si cela lui faisait perdre de l’argent. Pas si nulle que ça, donc. Juste pas faite pour moi. Je me sens mieux en la présence des hommes. Je m’ouvre plus facilement. Elle l’a senti et m’a conseillé ce jour là d’aller vers UN psychiatre. Je l’ai fait et aujourd’hui, ma thérapie avance dans la bonne direction.
    Vous avez raison, les psys devraient tout simplement conseiller les patients d’aller voir ailleurs, puisqu’ils voient bien quand ça ne marchera pas. Une histoire de pognon tout ça..
    J’espère vraiment que vous avez trouvé à qui confier votre petite personne en toute confiance 🙂 Nul ne devrait se sentir balloté comme ça…
    Je vous souhaite une bonne journée ensoleillée, où que vous soyez!
    À très bientôt
    Lilouli

  2. Lana Said:

    Merci pour votre témoignage. Oui, la Diva avait au moins l’humilité d’accepter qu’elle n’était pas toute puissante, ce que n’ont pas fait mes psys, et je crois que c’était là le problème, encore plus que l’argent. J’ai fini par trouver de bon psy, cinq ans après le début de mes troubles, donc j’ai perdu pas mal de temps. Le pire, c’est que je ne suis pas partie de moi-même, je me suis fait jeter par mon psychologue. J’avais trouvé un travail, donc je ne pouvais plus venir à mon horaire habituel, il m’a juste dit qu’il n’avait plus de place, sans m’adresser à personne d’autre, me disant juste de revenir dans 9 mois pour savoir s’il aurait de nouveau de la place, alors qu’il me disait encore une semaine avant que j’aurais eu besoin de deux séances par semaine. Là, j’ai enfin réagi, je me suis dit que c’était inacceptable et que je ne voulais plus le voir.

  3. Clarisse Said:

    Très bien, ton article.
    Mon psy me garde dix minutes seulement, me demande si je prends mon traitement, m’engueule si j’ai le malheur d’arriver en retard, et surtout, surtout, ne pose aucun diagnostic alors que j’ai fait deux accès délirants. Très sympathique, en somme.

  4. Lana Said:

    Tu as pensé à changer de psy?

  5. Elise Said:

    Bonjour à l’auteure du blog,

    Merci beaucoup pour cet article. Je suis aujourd’hui sortie du psychiatre en larmes. J’ai 19 ans. En ce moment je ne me sens pas bien, j’ai l’impression que mes proches et des inconnus me veulent du mal. J’ai peur de rechuter. J’ai donc décidé de ne pas manquer le rendez-vous chez le psy. J’ai hésité à lui serrer la main. J’avais le regard fuyant et je ne parlais pas beaucoup. J’étais nerveuse, angoissée. Je ne veux pas regarder le psychiatre dans les yeux car j’ai peur qu’il puisse m’analyser. J’ai passé la séance à balbutier en me griffant la main et le poignet. Le psychiatre passe le début de la séance à ironiser « Ohhhhh mais vous pensez que les gens autour de vous ont des pouvoirs magiques!!! » Tout à coup le psychiatre se met en colère contre moi. Me dit « Vous êtes soûlante, vous ne parlez pas de toute la séance, la séance n’arrêtera pas! » Je dis que je ne le fais pas exprès. « Vous parlez comme une enfant de six ans! Je ne vais quand même pas vous prendre par la main! » « Et puis vous ne prenez même pas vos traitements régulièrement! » « Vous devriez vous faire soigner! Mais chez un autre psy! ». J’ai les larmes aux yeux et l’envie de riposter. Je quitte le bureau du psychiatre en claquant la porte, même la secrétaire a entendu l’altercation. Je crie « adieu » et je sors en pleurant. Ce témoignage est véridique. J’ai tout de même dit au psy qu’il ne devrait pas parler comme cela à des patients, il a rétorqué de la manière la plus inhumaine qui soit « Oui effectivement je ne devrais pas parler comme cela MAIS vous êtes soûlante! ». Je suis sortie sans ordonnance de neuroleptiques, et il n’a même pas essayé de me rattraper. Alors qu’il ironisait pendant la séance « Oui bien sûr… Vous ne pensez tout de même pas qu’on a caché des micros » alors même que je répète que je n’ai pas le coeur à plaisanter. Je n’ai même pas les moyens de me payer un psy en libéral maintenant. Ce psychiatre a été infect du début à la fin. Il remet mes expériences hallucinatoires en cause. Il utilise l’appel à la majorité « l’autre psy ne vous supporte pas non plus donc c’est vous qui avez un problème ». Il ne veut pas me dire mon diagnostic. A sous-entendu que j’étais bipolaire alors que mes délires/hallucinations ont parfois duré plus d’une année sans pause, puis a assuré que je n’étais pas maniaco-dépressive, tout en occultant toujours le sujet de la schizophrénie en disant « le diagnostic est inutile sauf pour mettre les gens dans des étiquettes ». Suite à cela j’ai arrêté les neuroleptiques, car à quoi bon, je ne suis ni bipolaire ni schizophrène selon Docteur, et je ne me reconnais pas dans les autres psychoses. Ce même docteur a osé me reprocher l’arrêt des neuroleptiques ensuite! Et depuis j’hallucine tous les jours, je vois mon propre visage se transformer, j’ai peur tous les jours, j’ai peur, peur, peur.

    à l’auteure : merci infiniment pour ce blog et cet article. Est-ce que tu pourrais mettre mon commentaire dans « paroles de lecteurs », s’il te plaît. Surtout, si vous rencontrez un tel psy, ne faites pas la même erreur que moi, essayez, si vous le pouvez, avec vos moyens de le rembarrer dès les premières séances. Je n’ai pas osé et je m’en veux. Ce même psy sous-estimait les effets secondaires des neuros, haussait le ton, était condescendant et toujours sarcastique.

  6. Lana Said:

    Le psy a raison sur une chose:il faut que tu trouves quelqu’un d’autre, parce que c’est juste pas possible un psy pareil!. Je suis désolée pour toi que tu aies eu à vivre ça. Il y a des psys qui parlent honnêtement du diagnostic, surtout quand un traitement est en jeu, parce que je comprends que tu arrêtes les neuroleptiques si on ne te donnes pas de diagnostic. C’est difficile d’accepter un traitement si lourd si ce n’est pas pour lutter contre quelque chose qu’on peut ,nommer et qui justifie ce traitement. En attendant, tu peux peut-être t’adresser à un médecin généraliste. Je vais mettre ton commentaire dans paroles de lecteurs. Merci pour ce témoignage.

  7. Lana Said:

    PS: tu n’as pas à t’en vouloir de ne pas avoir sur lui tenir tête. Tu es jeune, tu te sens mal, c’est très difficile dans ces conditions de se faire respecter par quelqu’un qui a autorité.

  8. Alain Said:

    Lana, connais-tu le système de « secteur » en France ?
    Est-ce pareil en Belgique ?

    Ici, c’est difficile de choisir son psychiatre car on dépend d’un secteur géographique et on ne peut pas en changer à moins d’aller en libéral.

  9. Lana Said:

    Oui, je connais le système. C’est différent en Belgique, on peut aller où on veut. Désolée si mon conseil n’a pas pris ce paramètre en compte.

  10. Lana Said:

    Mais c’est pas possible de trouver un psy correctement remboursé en libéral? Même si c’est pour le voir peu faute de moyens, ça me paraît tout de même mieux que celui-là. Désolée si je dis des conneries, mais ça me révolte des situations telles que celles-ci.

  11. Alain Said:

    C’est possible mais il faut avancer l’argent et pour ce que je connais, c’est cher, 60 Euros la consultation. De plus, on hésite toujours à s’opposer au psychiatre officiellement attribué. Que se passera-t-il en cas d’hospitalisation ultérieure ?

  12. Lana Said:

    Je comprends l’argument financier. Pour l’autre, c’est le droit de chacun de consulter en libéral, surtout qu’en CMP d’après ce que m’ont en dit, c’est 10 minutes une fois par mois, donc si le psy a du bon sens il peut comprendre qu’on veuille un autre suivi, et s’il n’en a pas, mieux vaut aller chez quelqu’un d’autre également. On ne peut pas se contenter des années d’un psy avec qui ça se passe mal juste dans la crainte d’une hospitalisation. Surtout qu’on risque bien moins d’être hospitalisé si on est bien suivi. Enfin, tout cela est assez dramatique je trouve.

  13. PAPAYA CATHERNE Said:

    bonjour, je m’appelle Catherine, je trouve très bien qu’il y ai un blog pour toutes les personnes atteintes de troubles psychiques, je ne sais depuis quand il existe. cela fait un an que je l’ai découvert par hasard les coordonnées étaient dans une revue. Je trouve bien qu’ une personne qui ne se sent pas bien puisse le dire, l’écrire, dénoncer la nonchalance et le non respect de certains médecins psychiatres ou autres. .Il y a quelques médecins valables à l’écoute mais trop peu nombreux moi je regrette que mon fils n’en ai pas trouvé un lorsqu’il en avait besoin. La plupart des médecins en France ne connaissent pas grand chose en matière de santé mentale à part abrutir les patients de neuroleptiques anti-psychotiques et anti-dépresseurs mais ça ne les empêchent pas de prendre leurs patients pour des tiroirs caisse c’est tellement plus facile et confortable pour leurs petites cervelles sans conscience. Mais comment faire pour que ces choses changent. Tous ensemble nous pouvons avoir du pouvoir mais avec quelles actions ?…

  14. PAPAYA CATHERNE Said:

    Et je ne parle même pas des cmp. A quoi cela servent -t-ils Peut-on espérer aider quelqu’un avec 10 mns par mois. Quelle efficacité, quel respect pour la personne en souffrance !… Ces personnes en souffrance sont traitées comme des personnes de seconde zone.Pour avoir fait parti d’un groupe de paroles animé par l’U.N.A.F.A.M., et avoir entendu des parents se plaindre pendant 3 ans des manquements à l’égard de leurs enfants souffrants. Je sais ce qu’il en est. ILS NOUS FONT TOURNER EN ROND? DESESPERER et on a l’impression que rien n’avance et qu’on se moque de nous. C’est bien de déclarer l’autisme comme maladie de l’année. Mais les malades et leur famille en ont retiré quoi de plus ? A quand la schizophrénie les troubles bi-polaires, les psychoses maniaco-dépressives. Il serait temps que les médecins s’investissent vraiment se forment davantage au lieu de se moquer de leurs patient et leur dire qu’ils sont soulants, les stigmatiser les enfoncent encore plus… Sinon pas la peine de se gonfler le bulbe avec un titre de médecin. Sérieux!!! il y a longtemps qu’ils ont oublié le serment d’HYPOCRATE,
    mais pas leur porte-monnaie.

  15. Lana Said:

    Je crois que les CMP sont débordés, et qu’il n’y a pas assez de moyens pour la santé mentale. C’est dramatique, car combien de personnes continuent à aller mal alors qu’elles pourraient se sentir mieux avec un suivi correct?

  16. nora Said:

    ca me rapelle tant de souvenirs…devant la betise absolue et l indifference totale car on ne peut continuer a trouver des excuses a des professionnels qui baclent leur pseudo travail.
    je sortais de ma premiere hospitalisation, j etais tres jeune ce fut un cauchemar..
    le jour de ma sortie j eu rdv avec le chef de l unite qui avait du me voir 5 minutes en un mois.. repondant a ma questions:
    comment faire pour aller mieux?
    il osa me repondre : ben arreter de tout intellectualiser, arreter de penser!

    abasourdie c t comme une grosse gifle en pleine tete. comment un abruti pareil peut etre chef de service? et surtout que veut dire cette banalite?
    ce fut le debut de la decouverte que la bienveillance ne rodait pas souvent en psychiatrie.. et c est scandaleux mais surtout c est dangereux car beaucoup de patients se trouvent entre les mains de ceux ci….

  17. Lana Said:

    Un psy m’a dit quelque chose de semblable, « vous pourrez arrêter vos médicaments quand vous arrêterez de penser à votre maladie ». Oui, bien sûr, et on fait comment?

  18. nora Said:

    oui ca na plus de sens moi g ete mise en service adulte je navais pas 18 ans. alors comment on peut oublier tout ce qu on a fait vivre? ou plutot subir?
    c est un vrai scandale humanitaire et ceux partout dans le monde… et dans le pays des droits de l homme il nyna aucun budget c juste degeulasse


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