Comment gérer un proche adhérent à l’Unafam

Depuis que votre proche a adhéré à l’Unafam, vous êtes désemparé . Comment lui parler? Que vont dire les voisins? Comment lui faire entendre raison? Comment comprendre son comportement?

Il faut savoir  que ça arrive à beaucoup d’entre nous. C’est très difficile à vivre mais des solutions existent.

D’abord, sachez  qu’il ne faut pas le contredire. Il s’agira de lui parler lentement, avec des phrases courtes et simples. Il sera difficile, par exemple, de lui faire comprendre que tout ce que vous faites n’est pas thérapeutique (que du rugby n’est que du rugby est pas un remède-rugby, par exemple), que vous pouvez continuer à travailler, à penser, à aimer, à prendre des décisions. S’il refuse de vous écouter et se fâche, surtout ne haussez pas le ton, restez à une longueur de bras et ne vous réfugiez pas dans un coin, ça pourrait devenir dangereux.

S’il ne veut pas comprendre que ce que vous dites à votre psychiatre est privé et confidentiel, un rappel à la loi peut toujours se faire, avec calme bien sûr. Il faut lui faire comprendre l’importance de respecter la loi pour vivre en démocratie et pour vivre en bonne intelligence avec ses proches atteints de troubles mentaux.

Si vous lui parlez d’une éventuelle diminution de traitement, une crise pourrait se déclencher. Rappelez-lui que votre psychiatre a fait de longues études et n’est a priori pas un imbécile. Il faut qu’il comprenne que votre entourage est soutenant et que vous êtes un adulte à même de prendre des décisions.

Avec un proche adhérent de l’Unafam, vous ferez face à l’infantilisation, au catastrophisme, aux préjugés, au tout thérapeutique. Surtout, ne rentrez pas dans le jeu de votre interlocuteur. Le mieux à faire est encore d’appeler des amis atteints comme vous de troubles mentaux pour rire de tout ça un bon coup et revenir serein vers votre proche afin de lui donner des explications claires.

Comment en parler à votre entourage? C’est très difficile, car la honte peut être présente. Sachez faire la différence entre les interlocuteurs, on ne parle pas d’un secret si lourd de la même façon à une amie proche ou à un voisin. Ne parlez que si vous savez que vous n’allez pas être jugé.

Enfin, question délicate, faut-il s’éloigner d’un proche adhérent de l’Unafam? Ce n’est pas indispensable, mais vous devez surtout penser à vous protéger. A partir du moment où votre proche ne vous appelle plus que « mon malade » ou se demande si vous devez signer une oeuvre par votre nom ou « un psychotique », ou pire, s’il adhère à la philosophie de Schiz’autrement, la page facebook de Janssen Cilag, vous pouvez penser à fuir.

 

Cet article est une parodie de la brochure L’Indispensable de l’Unafam

 

Publicités

9 commentaires »

  1. thinga2015 Said:

    C’est à la limite de la parodie! À se demander qui l’adhérent de l’unafam protège ? Lui même où « son  » malade »!!!

  2. Lana Said:

    J’avoue que je ne me suis pas foulée pour la parodie, plein de phrases sont reprises quasiment telles quelles de la brochure.

  3. Lemarchandel Said:

    Bonjour à tous. J’avoue qu’à la première ĺecture, on ne comprends pas grand chose mais c’est plutôt drôle. Et puis à la fin on comprend le ridicule de la situation. Le ridicule ne tue pas mais la bêtise oui. Je crois qu’à ce degré il n’y a rien a faire, l’indifférence me semble le mieux adapté.

  4. catplume Said:

    Rhôoooo vous êtes dure ! (Suis adhérente de l unafam ! 😊

  5. Lana Said:

    Pas plus que la brochure en question envers nous 😉

  6. mj Said:

    Existe-t-il des conseils face à un proche qui fraude le fisc et/ou roule trop vite et à fortiori avec plus de deux verres dans le nez? Vite une brochure! A moins qu’il existe déjà des groupes de parole? 🙂
    Camarades,(presque) seul l’humour est salvateur!

  7. Anonyme Said:

    Une parodie ça?? Je ne voulais pas y répondre….
    mais j’accueille des familles en grande détresse et je me rends compte qu’elles vivent les mêmes douleurs que moi il y a 14 ans!!; l’aide aux familles par certains professionnels n’a pas bcp évolué, or si les familles sont soutenues, ne croyez vous pas que cela ne peut être que bénéfique pour leur proche en grande souffrance?; je ne suis pas tjrs d’accord avec l’unafam ,mais au moins nous, bénévoles, avons le mérite d’essayer de maintenir la tête de ces familles hors de l’eau; et cependant, ce w-e je me suis sentie tellement impuissante face à l’une d’elle qui lutte pour son enfant, âgé de 19 ans…..et ce n’est qu’un exemple;

    Si l’unafam ne fait pas ce qu’il faut donnez nous le mode d’emploi..

  8. Alain Said:

    L’unafam est sans doute très bien pour les familles mais pour les patients ? Pourquoi ne sont-ils pas admis à adhérer ?

    Pensez-vous que les patients sont condamnés à être des mineurs à vie, qu’ils ne se rendent jamais compte de la maladie ?

    Les écrits de Lana montrent le contraire. Qu’en dites-vous ?

    Je ne veux pas entamer une guerre futile entre les familles et les patients. L’idéal serait de travailler ensemble mais pourquoi certains considèrent que c’est impossible ?

  9. Lana Said:

    Je ne dis pas que l’aide aux familles est inutile, au contraire. Mais le ton de leur brochure est infantilisant, et c’est ce que je parodie. On peut aider les familles sans faire passer les usagers pour des incapables, à mon avis ça les aidera plus que de leur dire de parler lentement à un schizophrène, par exemple.


{ RSS feed for comments on this post} · { TrackBack URI }

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :