Archive for Romans sur la schizophrénie et d’autres troubles

« Audrey retrouvée », Sophie Kinsella, Pocket jeunesse

Présentation de l’éditeur

Audrey a 14 ans. Elle souffre de troubles anxieux. Elle vit cachée derrière ses lunettes noires, recluse dans la maison de ses parents à Londres. Ça, c’était avant. Avant que Dr Sarah, son psychiatre, lui demande de tourner un film sur sa famille, pour voir la vie d’un oeil nouveau : celui de la caméra. Avant que Linus, un copain de son frère, débarque. Avec son grand sourire et ses drôles de petits mots griffonnés sur le coin d’une feuille, il va pousser Audrey à sortir. Et à redécouvrir le monde…  » Audrey retrouvée est un de ces livres qui vous laissent sans voix, et impatient de lire très vite un autre roman jeune adulte de Sophie Kinsella.  » The Guardian

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Biographie de l’auteur

Âgée d’une quarantaine d’années, Sophie Kinsella est née à Londres où elle vit toujours avec son mari et ses cinq enfants. Elle est devenue écrivain, après avoir été journaliste financière. Elle a aujourd’hui publié une vingtaine de romans à succès, dont Confessions d’une accro du shopping, adapté au cinéma en 2009.

« Bianca », Loulou Robert, Julliard

Présentation de l’éditeur

Parce qu’elle devrait manger davantage et n’aurait pas dû s’ouvrir les veines à un si jeune âge, Bianca est admise dans l’unité psychiatrique pour adolescents de sa ville natale. Bianca ne s’élève pas contre cette décision. Elle ne se révolte pas. Même si elle ne voit pas en quoi le fait d’être enfermée et soumise à de multiples interdits peut atténuer la souffrance qui la détruit, Bianca se tait, obéit et regarde. Elle observe le monde chaotique qui l’entoure. Tous, médecins, soignants, patients et familles ont l’air si fragiles, si démunis… Aucun remède ne semble exister, aucune lumière ne paraît capable d’éclairer ce lieu opaque où Bianca a le sentiment effrayant de s’être enfermée toute seule. Et pourtant… La vie est là. Les sensations, les émotions, les visages, les événements, les affrontements, les pulsions, les sentiments vous cernent et vous travaillent au corps. On peut croire qu’on ne sait plus vivre, on vit tout de même. Et Bianca observe avec une attention scrupuleuse ce flot de vie inexorable qui, sans qu’elle n’y puisse rien, l’envahit, la ranime et la submerge. Avec une retenue rare et une lucidité tranquille, Loulou Robert retrace le déroulé de cette traversée singulière.

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Biographie de l’auteur

À 22 ans, Loulou Robert a déjà démarré une brillante carrière de mannequin en France et aux États-Unis. Elle a déjà publié une chronique de mode dans ELLE et nous offre ici son premier roman.

« Tout plutôt qu’être moi », Ned Vizzini, La Belle colère

Présentation de l’éditeur

Durant l’une des séances chez son psy, Graig Gilner apprend qu’il existe une maladie mentale appelée le syndrome d’Ondine : ceux qui en souffrent oublient de respirer ; pour ne pas mourir asphyxiés, ils doivent se répéter sans cesse  » respire, respire, respire « . La dépression, Graig va en faire l’expérience, c’est ce qui arrive quand on oublie de vivre. Comme beaucoup d’adolescents, Graig est bien décidé à réussir sa vie. Il intègre l’une des plus prestigieuses prépas de New York, de celles qui font de vous un homme important et assurent votre avenir. Seulement, au bout d’un an, il ne mange plus, ne dort plus, n’arrive plus à se lever, pense sans arrêt à ses devoirs, ses exams et à la jolie copine de son meilleur ami. Pour faire front à tout ça, il ne trouve d’autre solution que de fumer de l’herbe en glandant pendant des heures. Graig est pris dans une spirale d’anxiété, d’inquiétudes, de peurs qui l’acculent et le paralysent. Comment en est-il arrivé là ? Comment est-on poussé au point où la pression se fait tellement forte et nous, si faibles que la seule solution qui s’offre à nous, c’est d’en finir ? Dans ce roman tendre et émouvant, inspiré d’un séjour qu’il a effectué en hôpital psychiatrique, Ned Vizzini aborde ses propres démons, son long combat contre cette maladie qui l’accable depuis des années. D’un sujet aussi délicat et tabou que la dépression adolescente, Vizzini crée un livre tout à la fois drôle et empreint d’espoir.

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Biographie de l’auteur

Né en 1981, Ned Vizzini commence à écrire pour la presse new-yorkaise, dont le Times, à l’âge de 15 ans alors qu’il est encore au lycée. Il publiera ensuite six livres dont Tout plutôt qu’être moi, qui sera adapté au cinéma. Parallèlement à sa carrière d’écrivain (il publie des articles dans le New Yorker et le Los Angeles Times, entre autres), il participe à l’élaboration de la série Teen Wolf, intervient régulièrement dans les librairies et les lycées pour expliquer comment l’art et l’écriture peuvent aider à surmonter les problèmes psychologiques. Le 19 décembre 2013, Ned Vizzini se jette du haut d’un immeuble de Brooklyn. Il a 32 ans, cela faisait des années qu’il se battait contre la dépression.

« Le présent infini s’arrête », Mary Dorsan, P.O.L

«Bon, j’écris ce qui se passe dans mon service. Je travaille dans un appartement thérapeutique, rattaché à un hôpital psychiatrique. On accueille des adolescents. Très malades, souvent, dont personne ne veut. Qui en plus de leurs troubles psychiatriques, ont des troubles de l’attachement, des pathologies du lien. Alors ça remue ! Ça remue les soignants. J’écris les souffrances de ces jeunes. La difficulté de les soigner, de les accompagner ou tout simplement de rester là, avec eux. Je tente d’écrire la complexité des relations avec eux et la complexité des effets sur les soignants et les relations des soignants entre eux. Je veux raconter ce que c’est, ce travail, leur vie. Je veux… Dire. Décrire. Montrer. Tout. Le bon et le mauvais. Je voudrais que l’on pense davantage à eux. Ces adolescents sont invisibles ou méconnus dans notre société. Ou incompris. Terriblement vulnérables, fragiles, si près de l’exclusion totale, ils sont à la marge. À la marge de notre pensée, de nos yeux. Au cœur de mon cœur.»

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« Un faux boulot », Le Cil Vert, Delcourt

Jean na pas un « vrai boulot ». Il aide des personnes handicapées. Enfin… c »est sa mère qui dit que ce n’est pas un vrai boulot… Mais Jean, lui, veut être avec ces vacanciers, ceux qui étaient dit « normaux » et qui, suite à un traumatisme, ont sombré dans l’alcool, dans la folie, dans leur solitude. Jean fait de plus en plus de crises d’angoisse, l’avion l’obsède. Il a peur lui aussi de devenir, un jour, l’un de ces vacanciers en bout de course.

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« Eden matin midi et soir », Chloé Delaume, Joca seria

Thanatopathie [tanatopati] n. f. – du grec thanatos, la mort, et de pathos, ce dont on souffre. C’est ainsi qu’Adèle a nommé le mal qui la ronge, un mal qui la rend inapte à la vie. Durant cinquante minutes, elle explore chaque recoin de sa pathologie, avec l’humour de ceux au-delà du désespoir. Cinquante minutes, c’est le temps moyen qui sépare deux suicides en France.

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« Une femme avec personne dedans », Chloé Delaume, Points

« Juillet. L’ange m’ordonne : Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui doit arriver ensuite. Alors je m’exécute, et j’endosse aussitôt le rôle de l’héroïne. Ma vie est emplie de BonheurTM. Un mari, des enfants. Les volutes montent, le rideau tombe et le décor change. Me voilà femelle sorcière, du haut de ma tour. Dans le vide, JE tombe. Qui suis-je ? Peut-être une femme avec personne dedans. »

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Une lectrice se suicide et se change en ange annonciateur. La narratrice culpabilise et prend alors conscience de la possibilité réelle d’une identification avec l’auteur-narrateur-personnage.

« Junk », Melvin Burgess, folio

Entre un père violent et une mère alcoolique, la vie de Nico est intolérable. Une seule issue : fuir. Fuir avec Gemma, son amie, qui le suit comme par défi. Mais que faire, à quatorze ans, sans ressources, dans les rues d’une grande ville ? Les deux adolescents rejoignent un squat et, très vite, sont pris dans l’engrenage de la drogue… Le jour où ils acceptent de l’héroïne, ils deviennent, sans en être encore conscients, des junkies. Dans ce roman encensé par la critique internationale, Melvin Burgess dépeint avec un réalisme saisissant, sans complaisance ni moralisme, les facettes d’un drame contemporain. Une lecture bouleversante et essentielle, car « il est préférable que les jeunes n’entendent pas parler de la drogue pour la première fois le jour où quelqu’un essaiera de leur en vendre. ».

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« Le cas Eduard Einstein », Laurent Seksik, J’ai Lu

«Le gens prétendent que je suis fou. Je suis le fils d’Einstein.»

Début des années 1930. Eduard Einstein est interné à l’asile après une grave crise de violence. Il sera diagnostiqué schizophrène. Son père, Albert Einstein, est contraint à l’exil par le régime nazi. Il ne le reverra jamais. «Mon fils est le seul problème sans solution», avouera-t-il.

Trois âmes tourmentées s’entrecroisent dans ce roman : celle de Mileva, la mère aimante et désemparée ; celle d’Eduard, le fils dément se sentant oublié et celle d’Albert, génie impuissant face à la folie de son fils.

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« Baby Jane », Sofi Oksanen, Stock

Qu’est-il arrivé à Piki, la fille la plus cool d’Helsinki, qui vit désormais recluse dans son appartement ? Submergée par de terribles crises d’angoisse, elle ne parvient plus à faire face au quotidien. Sans compter les problèmes financiers. Comment gagner sa vie lorsqu’on refuse d’interagir avec le monde ? La narratrice, son grand amour, est prête à tous les sacrifices, les renoncements, pour la sauver. Ensemble, elles vont monter une entreprise d’un goût douteux pour exploiter la faiblesse des hommes. Amour, prozac et folie ordinaire sont au coeur du deuxième roman de Sofi Oksanen.

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