Posts Tagged ‘anorexie’

« La petite fille qui ne voulait pas grossir », Isabelle Caro, J’ai Lu

Présentation de l’éditeur

Isabelle Caro a vingt-cinq ans, et pourtant, elle a toujours le poids de ses douze ans. On l’a découverte dans l’émission Le droit de savoir, où la caméra la suivait dans son quotidien avec l’anorexie. On l’a retrouvée sur des photos publicitaires qui ont fait scandale, où elle posait nue pour dénoncer sa maladie. Comment a-t-elle pu en arriver à cette maigreur effrayante ? Qu’est-ce qui l’a poussée, si jeune, à cesser de manger ? Comment endure-t-elle le regard des autres ? C’est l’histoire que raconte ce livre. Une histoire tellement folle qu’elle n’avait jamais osé la révéler jusqu’à présent. Une histoire qui dévoile, mais aussi dénonce, l’aveuglement de certaines familles, l’indifférence de certains médecins, le
mépris de certains hôpitaux, une histoire qui décrit le pire pour expliquer comment s’en sortir. Une histoire d’enfermement et d’espoir, d’amour et de mort.Celle d’une petite fille qui ne voulait ni grossir ni grandir mais qui, aujourd’hui, a plus que jamais faim de vivre.
La petite fille qui ne voulait pas grossir

Anorexique, j’ai passé neuf mois isolée en HP. Pire que la prison

Marlène à 47 kilos (DR)

Par MarlèneChom | 11/01/2011 | 18H33

Je m’appelle Marlène, j’ai 21 ans et je suis en licence de sociologie. Aujourd’hui, je pèse 59 kilos, mais je suis descendue jusqu’à 37 kilos. J’aimerais vous faire part de mon histoire, celle d’une fille devenue anorexique à 16 ans. Pourquoi, me rétorqueriez-vous, cela peut-il nous intéresser ? Parce que mon récit met -ou remet- à jour les défaillances du système psychiatrique juvénile français du XXIe siècle.

Je vous écris parce que je veux que l’on prenne conscience que l’anorexie est encore un sujet tabou malgré les phénomènes médiatiques mis en avant ces dernières années (tels que Solenn Poivre d’Arvor ou Isabelle Caro, morte il y a quelques semaines).

Je m’appelle Marlène, je suis iséroise, et en 2005, j’ai souffert d’un mal qui se nomme l’« anorexie mentale ». En sept mois, de septembre 2004 à mars 2005, j’ai perdu 13 kilos. Je suis passée de 52 à 39 kilos pour 1m70… pour vous dire que je n’étais pas épaisse !

De l’hôpital Edouard-Herriot à Lyon où l’on ne savait pas trop quoi faire de moi, j’ai été transférée à l’hôpital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu à Vénissieux, au service Ulysse, pour les jeunes.

Un cahier et un livre par semaine, c’est tout

Je me retrouve donc avec d’autres jeunes souffrant de différents maux psychologiques (schizophrénie, tentatives de suicide, troubles obsessionnels compulsifs, comportements violents, etc…), mais personne n’est atteint de la même maladie que moi.

A mon arrivée, la psychiatre chef de ce service m’explique comment fonctionne la structure, me montre la chambre où je vais être isolée pendant neuf mois sans voir mes parents, ni mes sœurs, ni mes amis. Tout cela à 16 ans. Je suis en effet mise en isolement avec juste un cahier pour écrire mes pensées, le droit à un livre par semaine, et rien d’autre. Pas de médias quel qu’il soit.

Je suis là pour penser à moi, me disent-ils. Penser à moi avec je ne sais combien de grammes d’antidépresseur qui me font davantage dormir que réfléchir. Voir la lumière quand on vous impose du flou, c’est assez compliqué.

Je grossis un peu, je peux sortir quelques heures

Au début, j’ai le droit à une heure de sortie de ma chambre par jour pour voir les autres patients de l’hôpital. Mais comme je ne grossis pas, plus de sortie. Mon espace de vie se résume à ma chambre, point.

Ce qui est assez surprenant (j’ai d’ailleurs failli en faire mon sujet de mémoire de fin de licence), c’est la solidarité des autres jeunes patients qui, en cachette du personnel, m’amènent des magazines, viennent me parler… Je fait ainsi passer deux ou trois lettres à mes amis comme cela.

Pire qu’en prison ; pas de courriers ; mes parents ont dû expliquer à mes amis où j’étais passée ! D’après ce qu’on m’a dit, l’isolement dure en général un ou deux mois, mais six mois d’isolement total à 16 ans, l’âge de toutes les expériences, c’est long.

Certes, j’ai les infirmiers, les éducateurs spécialisés et le psychologue comme compagnie. Certains infirmiers géniaux m’ont beaucoup aidée ; d’autres sont antipathiques et semblent se demander pourquoi ils sont infirmiers.

Comme expérience, je vis l’attachement au lit en étoile les fois où je tente de sortir de ma chambre sans autorisation.

Puis je grossis un peu. Je peux donc sortir de ma chambre trois à quatre heures par jour.

Et en décembre 2005, après neuf mois, je revois enfin mes parents et mes sœurs. Larmes, pleurs et pathos à gogo dans la piteuse salle de visite de l’hôpital.

Le plus marrant dans tout cela, c’est que je suis rentrée en isolement à 39 kilos et après avoir été nourrie par une sonde nasale, je suis sortie de l’isolement en pesant … 37 kilos !

Je vous avoue que je n’ai toujours pas compris pourquoi on m’a gardée à l’isolement, ni pourquoi on m’en a sortie.

45 kilos après un an et demi d’hôpital

Attendez que je raconte mes conditions de sortie. Pendant mes permissions, j’allais voir une psychologue gratuitement dans un centre psychologique pour enfants de ma ville. C’est à elle que je dois tout : je me suis sentie en confiance et j’ai retrouvé l’envie de manger et de vivre.

Quand la psychiatre de l’HP a appris que j’en voyais une autre, elle m’a prise dans son bureau avec l’infirmière que je détestais le plus et m’a accusée de trahison. Elle m’a demandé de choisir (ce n’est pas une blague). Entre l’incapable et ma rédemptrice, le choix a été rapidement fait.

Après un an et demi d’hospitalisation, je suis sortie pesant 47 kilos. La photo prise ci-dessus date d’à peu près cette époque.

J’ai replongé un peu après l’été, puis on m’a mise au service pédiatrie d’une clinique, sans isolement. Mon père a signé une décharge par laquelle il reprenait sa responsabilité sur moi.

Puis je suis retournée au lycée et j’ai eu mon bac ES avec mention bien à 19 ans. J’ai intégré une classe préparatoire lettres et sciences sociales à Strasbourg et je suis désormais en licence de sociologie. J’attribue cette réussite et ma guérison à ma volonté, à la psychologue, au nutritionniste et au pédiatre de la clinique, mais surtout pas à l’année et demie d’hospitalisation.

Je ne dis pas que le traitement de l’anorexie est aisé mais à mon sens, il faudrait commencer par faire de la prévention dans les écoles. Le corps est devenu facteur d’identité dans nos sociétés occidentales. Cela n’est pas sans conséquence. La société se transforme, les institutions moins.

Photo : Marlène à 47 kilos (DR)

http://www.rue89.com/2011/01/11/anorexique-jai-passe-neuf-mois-isolee-en-hp-pire-que-la-prison-185032

« Devenir anorexique », Muriel Darmon, La Découverte

Présentation de l’éditeur

Dans ce livre ambitieux, Muriel Darmon a
choisi de se tenir au plus près de l’expérience des personnes concernées par la
maladie, de leurs propriétés sociales et culturelles et s’efforce de
reconstituer précisément les conduites et les processus qui font que des
adolescents peuvent en venir à être diagnostiqués comme anorexiques. À partir
d’entretiens avec des jeunes filles anorexiques hospitalisées ou non, avec leurs
enseignants, et avec des adolescentes du même âge, cet ouvrage s’efforce
d’appréhender l’anorexie du point de vue de ses pratiques : pratiques
alimentaires, corporelles, scolaires, etc., qui trouvent des conditions de
possibilité, nécessaires – mais non suffisantes – dans l’origine sociale, le
sexe et l’âge des patientes.
Devenir anorexique : Une approche sociologique

L’auteur vu par l’éditeur

Muriel Darmon est docteur en sociologie,
chargée de recherche au CNRS.

« Jours sans faim », Delphine de Vigan, J’ai Lu

Jours sans faim

« Cela s’était fait progressivement. Pour en arriver là. Sans qu’elle s’en
rende vraiment compte. Sans qu’elle puisse aller contre. Elle se souvient du
regard des gens, de la peur dans leurs yeux. Elle se souvient de ce sentiment de
puissance qui repoussait toujours plus loin les limites du jeûne et de la
souffrance. Les genoux qui se cognent, des journées entières sans s’asseoir. En
manque, le corps vole au-dessus des trottoirs. Plus tard, les chutes dans la
rue, dans le métro, et l’insomnie qui accompagne la faim qu’on ne sait plus
reconnaître.

Et puis le froid est entré en elle, inimaginable. Ce froid qui lui disait
qu’elle était arrivée au bout et qu’il fallait choisir entre vivre et
mourir. »

« Jours sans faim, remarquable de sobriété et d’élégance, sonne
juste.
» ¤ Le monde

« Le pavillon des enfants fous », Valèrie Valère, Le Livre de Poche

Quatrième de couverture

A treize ans, Valérie Valère a été internée
au pavillon des enfants fous d’un grand hôpital parisien. A quinze ans, elle
écrit le récit de ce séjour. Son livre n’est pas seulement une vision du monde
hospitalier, des traitements pour les malades mentaux, le cri pathétique d’une
adolescente de treize ans qui, un jour, a refusé toute nourriture : elle prend
conscience des raisons profondes qui l’ont amenée au comportement suicidaire
qu’est l’anorexie. Et son récit est avant tout l’histoire d’une guérison. tout
l’histoire d’une guérison.
Le Pavillon des enfants fous

« Thornytorinx », Camille de Peretti, Pocket

Présentation de l’éditeur
Depuis toujours, Camille est une
princesse. Elle doit donc avoir de jolies robes (traduisez: faire du shopping),
être intelligente (comprenez intégrer une grande école de commerce) et être
toujours la plus belle (en d’autres termes être mince). Elle s’attelle
consciencieusement à la tâche et, à vingt ans, c’est une élève brillante,
élégante, et une véritable brindille de 50 kilos pour 1 mètre 70. Mais lorsque
ses études l’éloignent de ses rêves, que son cœur s’enflamme pour un beau
ténébreux et que son poids commence à fluctuer, rien ne va plus. Son recours? Se
faire vomir, systématiquement, jusqu’à l’obsession: Camille est devenue une
boulimique anorexique. Seulement, les princesses ne sont pas malades, et pour
l’ex-petite fille modèle va alors commencer un long et tortueux combat…

« Le petit corps », Corinne Solliec, Gallimard

Présentation de l’éditeur
 » Je viens de me défoncer le
ventre à mort, maman. Avec le pain tout frais que tu as rapporté de la
boulangerie ce matin. Une baguette et demie dans mon ventre maman. Je me défonce
à la baguette. Tu as mal quelque part? Tu es gentille maman, tu es douce et
tiède comme le pain. Et moi bouchée après bouchée je t’ai dévorée, je te dévore.
Je vous mange tous, je vous emmerde tous. Et maintenant tu me laisses
tranquille. Il faut que j’aille vomir.  » Estelle Maréchal a vingt ans, elle mène
une lutte farouche contre son petit corps au comportement alimentaire déroutant.
Ce récit poignant se double d’un regard très lucide sur un des troubles les plus
emblématiques du mal de vivre contemporain.

« Petite », Geneviève Brisac, Points

Description
Nouk est anorexique. C’est ainsi qu’on nomme sa
maladie. Mais la souffrance, comment la nommer ? Le plus grave, c’est peut-être
le plaisir inavouable d’être la plus forte, et de mentir, mentir, mentir,
jusqu’au vertige. Un jour, Nouk est enfermée dans une clinique où l’on
s’applique, méthodiquement, à la briser. La jeune fille semble se soumettre.
Mais elle reste indomptée. Si elle guérit, ce sera par d’autres voies.

« Moi aussi j’ai été anorexique et boulimique », Philippe Benzekri, Odile Jacob

Présentation de l’éditeur
Les hommes aussi souffrent d’anorexie et de boulimie. A 19 ans, Philippe Benzekri ne s’alimente presque plus et pèse quarante-cinq kilos pour un mètre quatre-vingt. Alors qu’il croit sortir de l’enfer, il est atteint de violentes compulsions alimentaires et commence à se faire vomir plusieurs fois par jour. Les crises de boulimie vont devenir incontrôlables, douloureuses, traumatisantes. Omniprésentes, elles empêchent toute vie normale. Après dix années de lutte, il réussit enfin à surmonter la maladie. Psychothérapies, médicaments, hospitalisation, groupe de parole… Philippe Benzekri a exploré tous les traitements, pas toujours avec succès. Un témoignage fort, émouvant, qui redonne espoir aux personnes malades et à leur entourage.

Moi aussi, j'ai été anorexique et boulimique

Biographie de l’auteur
Philippe Benzekri, 31 ans, est juriste. Par son témoignage, il espère apporter des réponses aux hommes de plus en plus nombreux à être touchés par les troubles alimentaires et aider toutes les personnes anorexiques ou boulimiques à vaincre la maladie.

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