Posts Tagged ‘asile’

« Melancholia » I et II, John Fosse, P.O.L. et Circé

Melancholia

Ce roman raconte un épisode de la vie d’un peintre norvégien très connu dans son pays,
Lars Hertervig, mort au début du siècle. C’est sa chute dans la folie, alors
qu’il étudie la peinture en Allemagne, en 1853, et un moment de son séjour à
l’asile qui constituent les deux premières parties de ce livre.
Melancholia II
Ce roman tient dans le monologue d’Oline, soeur de Lars Herteeig, décédé il y a quelques mois.
Alors qu’elle revient au port où elle est allée acheter du poisson, elle est
prise d’une envie naturelle et pressante…

« Soleil levant », Akira Ooka, Seuil

Soleil levant

Enquêtant sur la gestion d’un asile, un jeune fonctionnaire du ministère de la Santé est
attiré par une belle amnésique, épouse du directeur. Par le fils du poète Makoto
Ooka, une fable allégorique qui emporte le lecteur dans le pur fantastique,
découvrant au prix de quelle folie se gagne la sacro-sainte efficacité
japonaise.

« Asiles », Erving Goffman, Minuit

Asiles; études sur la condition sociale des malades mentaux et autres reclus: ... Présentation, index et notes de Robert Castel

Avant de devenir professeur de sociologie à l’université de Berkeley. Erving
Goffman s’est fait, trois années durant, l’ethnologue scrupuleux des malades
mentaux internés dans les hôpitaux psychiatriques. Il présente dans Asiles une
interprétation en profondeur de la vie hospitalière qui situe les pratiques
thérapeutiques quotidiennes dans leur cadre le plus objectif, celui d’une
«institution totalitaire», c’est-à-dire d’un établissement investi, comme la
prison ou le camp de concentration par exemple, de la fonction ambiguë de
neutraliser ou de réadapter à l’ordre social un type particulièrement inquiétant
de déviants.

La tension, et souvent la contradiction, qui existe entre l’exigence
thérapeutique et ces impératifs de sécurité et de contrôle social rend compte du
mode conflictuel de l’existence asilaire et des malentendus de la vie
quotidienne au sein de l’hôpital.

Par-delà les troubles de sa subjectivité, le malade mental est ainsi aliéné
au second degré, parce que la maladie est institutionnalisée dans un espace
social qui lui impose les déterminations majeures de la servitude.

« L’étrange disparition d’Esme Lennox », Maggie O’Farrell, 10-18

Présentation de l’éditeur

A Edimbourg, un asile ferme ses portes,
laissant ses archives et quelques figures oubliées resurgir à la surface du
monde. Parmi ces anonymes se trouve Esme, internée depuis plus de soixante ans
et oubliée des siens. Une situation intolérable pour Iris qui découvre avec
effroi l’existence de cette grand-tante inconnue. Quelles obscures raisons ont
pu plonger la jeune Esme, alors âgée de seize ans, dans les abysses de
l’isolement ? Quelle souffrance se cache derrière ce visage rêveur, baigné du
souvenir d’une enfance douloureuse ? De l’amitié naissante des deux femmes
émergent des secrets inavouables ainsi qu’une interrogation commune : peut-on
réellement échapper aux fantômes de son passé ?

 L'étrange disparition d'Esme Lennox

Biographie de l’auteur

Née en 1972 en Irlande du Nord, Maggie
O’Farrell a grandi au pays de Galles et en Ecosse. Depuis le succès de son
premier roman, Quand tu es parti, elle se consacre à l’écriture. Maggie
O’Farrell a également publié La Maîtresse de mon amant, La Distance entre nous,
qui a reçu le prix Somerset Maugham, et L’Etrange disparition d’Esme Lennox, qui
a connu un immense succès en Angleterre.

« Chez les fous », Albert Londres, Motifs

Quatrième de couverture

Après avoir dénoncé les bagnes de Guyane et
Biribi, c’est à une autre forme d’enfermement qu’Albert Londres entend
s’attaquer : les asiles d’aliénés. Se heurtant, une fois encore, à la mauvaise
volonté des autorités administratives, le grand reporter tentera même de se
faire passer pour fou. Parvenant enfin à pénétrer dans plusieurs établissements,
il réalisera de nombreuses interviews de malades, qui fourniront la matière de
douze articles – volontairement – polémistes. La rédaction du Petit Parisien
hésitera avant de publier cette enquête, qui ne paraîtra qu’en mai 1925. Devant
l’indignation des psychiatres et des aliénistes, Albert Londres, dans le livre
qui fera suite à la publication du reportage, sera contraint d’adoucir certains
passages et de maquiller quelques noms propres.
Chez les fous

« Les anges de l’univers », Einar Mar Gudmundsson, 10-18

C’est une invitation au voyage que nous propose ici Gudmundsson. Empreinte de
poésie et de légèreté, elle a pourtant des accents tragiques car elle mène aux
confins de la folie. Sur ces terres du septentrion cernées par la mer, sur cette
Islande méconnue, peuplée « d’ombres errantes », la réalité cogne aux murs de
Kleppur. Kleppur, là où se brisent les ailes des « anges de l’univers », l’asile
des âmes perdues, le dernier refuge pour ceux qui comme Páll, Oli ou Viktor ont
sombré dans la démence. Mais avant les heures cruelles de l’enfermement, c’est
toute l’enfance de Páll à travers des tableaux naïfs et colorés que nous raconte
l’auteur, puis sa longue déroute à la fois si drôle et si désespérée. Ce récit
tendre et poétique de la déraison évoque avec grande pudeur les souffrances
mentales, sans sombrer pourtant dans un optimisme béat car « Kleppur est
partout ». En 1995, Gudmundsson recevait le Grand prix de la littérature nordique
pour cet ouvrage inoubliable, son quatrième roman. –Lenaïc Gravis &
Jocelyn Blériot


Description
 »
Il est certain que je comprends aussi peu la réalité qu’elle ne me comprend. A
cet égard, nous sommes quittes. Mais elle ne me doit aucune explication, tandis
que moi je suis censé lui rendre des comptes.  » : ainsi s’exprime Páll Olafsson,
au détour d’une des maintes réflexions qui meublent ses curieuses journées. Car
ce fils de chauffeur de taxi, qui ne cesse de faire défiler le film de sa vie,
est le pensionnaire de l’hôpital psychiatrique de Kleppur. Si le jour de sa
naissance, qui correspond à l’entrée de l’Islande dans l’Otan, lui semble être
un premier malentendu, les coïncidences suivantes s’enchaînent comme autant de
tableautins cocasses et incongrus. Ainsi l’arrivée dans la passe de Reykjavik
d’un superbe voilier, propriété d’un marquis richissime… n’est en vérité que
l’embarcation d’un adolescent atteint de mal de mer. Et lorsque s’ouvre la
célèbre et si attendue chasse aux oies sauvages et aux perdrix des neiges, gare
à ce que l’oeil du chasseur ne soit pris pour cible ! Narquois, triste et drôle
à la fois, Páll teinte sa fable d’une touche de réalisme légèrement amer, à moin
que sa réalité ne soit effectivement fabulée ? Et ceci grâce à un talent de
conteur que Einar Már Gudmundsson se plaît à manier avec une surprenante
agilité…

Camisoles


Costume anti-masturbatoire

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Hydrothérapie

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Portraits d’aliénés

  

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Asiles et hôpitaux psychiatriques

  

 

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