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« Je suis une personne, pas une maladie! », collectif, Performance

Les personnes atteintes de maladies mentales décrites auparavant comme irrécupérables peuvent maintenant avoir une vie pleinement épanouie. C’est pour donner espoir à ces gens qui se croient condamnés à vie, à leurs proches ainsi qu’aux intervenants en santé mentale que ce collectif d’auteurs prend la parole aujourd’hui. Animé par l’engagement et la détermination de Luc Vigneault, pair aidant en santé mentale (l’intégration en tant que professionnels, dans les équipes soignantes, de personnes ayant vécu un trouble psychique et s’étant rétablies, se développe de plus en plus) et de la Docteure Marie-Luce Quintal, psychiatre, ce collectif propose un modèle illustrant le parcours du rétablissement. Concept anglo-saxon, porté par des mouvements d’usagers, le processus du rétablissement décrit un cheminement personnel pour se remettre de la maladie et se réinsérer dans la société. Pour les soignants, cela suppose un accompagnement sur le long terme et axé dès le début vers une reprise en main de sa vie par la personne. Ce livre propose des témoignages vécus de l’intérieur et soutenus de l’extérieur par des professionnels passionnés et animés d’une même folie : faire du rétablissement la pierre angulaire du traitement et du soutien des personnes vivant avec un trouble mental. Souhaitons que ce livre pose un jalon de plus dans la mise en place d’un système de soins soutenant véritablement les personnes qui crient haut et fort «Je suis une personne, pas une maladie !».

Un traumatisme qui n’existe pas

Nulle part on ne parle du traumatisme que peut engendrer la maladie mentale et la psychiatrie. Mais a bien y réfléchir, c’est normal. Pourquoi la psychiatrie s’intéresserait-elle aux douleurs qu’elle provoque? Pourquoi s’intéresser à un traumatisme post maladie mentale? La psychiatrie ne fait pas de mal et les maladies mentales sont incurables. Donc pas de stress post traumatique en vue, seulement des malades qui imputent leur souffrance à un objet extérieur, seulement une maladie qui n’est pas guérie.  Des pensées, des souffrances qui ne sont que des symptômes, comme toujours. Vous reprendrez bien un peu d’antidépresseurs, ça va vous aider. Non merci,  je ne m’en suis sortie que parce que j’ai évité les hospitalisations à répétition et les traitements lourds.

Mes souvenirs de psychiatrie et de schizophrénie sont toujours aussi douloureux. Oui, j’en pleure encore. Et quand je n’y pense pas, quand ma vie va bien, je fais des cauchemars terribles et bien trop réels qui m’abattent pour la journée entière. Le soir, j’ai peur d’aller dormir. Et quand je fais des exercices trouvés sur internet pour me libérer de mes cauchemars, et que j’y arrive, une plaque d’eczéma envahit la moitié de ma jambe. Elle guérit quand mes cauchemars reviennent. Je me sens impuissante, démunie face à ce passé trop présent qui attaque mon corps quand j’en libère mon esprit. Oui, j’enrage de cette emprise qu’ont pris la psychiatrie et le schizophrénie sur ma vie, de ce combat qui n’est jamais qu’à moitié gagné. J’aimerais en parler à quelqu’un, c’est vrai, mais à qui?

A un psychiatre? Certainement pas. De tous ceux que j’ai connu, même les meilleurs ne remettaient pas leurs méthodes en question, même eux ne comprenaient pas pourquoi nous nous sentions attaqués dans notre dignité par la psychiatrie lourde et les abus de médicaments. Lequel pourrait admettre que mon traumatisme actuel est dû à ce que j’ai vécu et non à un dérèglement de mon esprit délirant? Lequel, si fier de soigner, admettra que le système qu’il défend m’a fait du mal? Et a des milliers d’autres personnes?

J’ai toujours dit qu’il y avait des psychiatres qui avait fait médecine pour le prestige et psychiatrie pour ne pas se salir les mains.  Et il y a les autres, qui l’ont sans doute fait pour de bonnes raisons. Mais lequel n’a pas les mains bien plus sales, bien plus trempées de sang que n’importe quel autre médecin? Et lequel voit ce sang? Pas beaucoup, j’en ai peur. Et admettre le traumatisme, des années après, de leurs patients, ce serait ouvrir les yeux devant ce sang qu’ils ont jusqu’au cou. Alors, c’est plus facile de dire que nous sommes fous, encore malade, qu’on mord la main qui nous a nourris.

Non, je n’en parlerai pas à un psychiatre. A quoi bon sinon à en sortir encore plus écoeurée, encore plus énervée? Je vivrai avec mes cauchemars et mes plaques d’eczéma, pour la simple et bonne raison qu’un traumatisme post maladie mentale et psychiatrie, ça n’existe pas.

Le rétablissement: une philosophie de soins en santé mentale qui fait ses preuves

Publié le 24 Août 2013
Viviane Asselin  RSS Feed

Journal Beauport Express, membre du groupe Québec Hebdo

Il faut sans doute passer d’abord par le musée Lucienne-Maheux de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec (IUSMQ) pour bien comprendre le changement qui s’y est opéré ces dernières années dans la façon de traiter la santé mentale. Axés aujourd’hui sur le rétablissement, une philosophie de soins qui favorise l’autonomie et l’intégration sociale de l’individu, les services et les lieux sont repensés en conséquence.

Sujets : 
Québec Hebdo

Finis, donc, les dortoirs sans intimité ni silence, où tous les diagnostics se côtoyaient. Finie, aussi, l’époque où on pouvait retrouver 5200 patients hospitalisés à long terme. Si quelque 6500 personnes sont actuellement suivies en externe par le personnel de l’IUSMQ, l’établissement ne compte plus que 222 lits pour les courts séjours et 157 lits pour les séjours prolongés. Une réalité qui, forcément, a laissé des locaux vides; certains trouvent de nouveaux usages, notamment en recherche; d’autres font l’objet de réaménagements.

C’est le cas des trois unités d’hospitalisation en troubles psychotiques, qui ont inauguré leurs nouveaux espaces en mars 2013. Par unité, on trouve 20 chambres individuelles, chacune équipée de son téléphone et de sa radio, et une seule chambre d’isolement. S’ajoutent deux salles de séjour, un coin cuisine, une salle de lavage, un fumoir… Bref, un aménagement qui permet plus d’autonomie et de liberté au client qui peut circuler et sortir à sa guise. «Ce n’est pas une prison, c’est un milieu de vie», résume Lyne Beauregard, assistante en soins infirmiers de l’unité J-3000.

Un modèle en matière de rétablissement

Marie-Chantale Côté est bien placée pour témoigner de ce passage d’une philosophie de soins plus encadrée à une autre qui, par sa souplesse, rend le retour en société moins déstabilisant. «On était trop pris en charge, donc la sortie était difficile», confirme celle qui a traversé une ronde d’hospitalisations par le passé. C’est grâce à la confiance de personnes de son entourage qu’elle a pu rebâtir son estime personnel. Aujourd’hui, elle fait partie des cinq pairs-aidants de l’IUSMQ qui partagent avec les clients leur savoir expérientiel et les valeurs du rétablissement.

Qu’est-ce que c’est, exactement, le rétablissement? «C’est très unique… D’abord, c’est retrouver la paix en soi, la joie de vivre, la sérénité, l’espoir… C’est renaître, finalement», explique Marie-Chantal Côté. Pour parvenir à ce mieux-être, le pair-aidant accompagne la personne, dans son milieu de vie, au travers de cinq étapes: 1) l’amener à admettre son trouble mental pour qu’elle accepte de prendre la médication adéquate; 2) la faire cheminer pour qu’elle ne se définisse pas par la maladie, mais comme personne; 3) l’aider à cibler ses forces, ses buts, et à aller chercher les outils nécessaires pour y parvenir; 4) superviser ses premiers pas pour reprendre contact avec son entourage et la société; 5) la laisser se réapproprier le pouvoir sur sa vie.

Le pair-aidant intègre ainsi les équipes multidisciplinaires composées d’infirmières, de médecins, de travailleurs sociaux, qui suivent les personnes en externe. Son propre vécu avec la santé mentale favorise un rapport d’égal à égal susceptible d’inspirer la confiance chez son vis-à-vis. L’IUSMQ a été parmi les premiers à lui reconnaître un rôle essentiel dans le processus de rétablissement; seule institution québécoise en santé mentale à en compter autant dans ses rangs, elle reçoit parfois la visite de délégations européennes qui viennent s’inspirer de son modèle d’organisation des services.

Membre du Groupe Québec Hebdo

http://www.quebechebdo.com/Communaute/2013-08-24/article-3356746/Le-retablissement%3A-une-philosophie-de-soins-en-sante-mentale-qui-fait-ses-preuves/1

Une certaine gloire

Il y a dans les troubles mentaux une certaine gloire à tomber le plus bas possible. Quelque chose qui nous rend spécial, le malade qui réussit le mieux en quelque sorte. Nous sommes tous des anorexiques en mini jupe fières de leur maigreur.

On veut être le plus fou, celui qui a vécu le plus de choses possibles, c’est une sorte de concours à qui racontera les pires histoires. Le cas le plus intéressant de notre psychiatre.

Bien sûr on ne l’avouera jamais clairement, mais on s’accroche parfois à la maladie comme à une identité, une personnalité, une originalité. Je ne suis pas comme vous, regardez comme j’ai souffert, comme je suis spécial et intéressant.

Mais dans ce monde et notre coeur, est-ce cela la vraie gloire? Je ne crois pas.

La vraie gloire, quand on est blessé à vif comme on l’a été, n’est-ce pas de vivre la tête hors de l’eau? N’est-ce pas de crier un peu moins fort, de garder ses douleurs en soi sans les jeter aux pieds du monde? N’est-ce pas de sourire et de se faire aimer pour ses qualités et non pour ses souffrances?

La vraie gloire, n’est-ce pas de supporter ce monde insupportable sans se détruire? De se révolter, de créer, de partager sans se jeter à terre? D’aimer sans blesser? D’être quelqu’un de bien qui garde la lucidité de la psychose sans la folie? Quelqu’un qui n’accepte pas l’injustice mais ne la grave pas en lignes de sang sur son poignet?

Bien sûr, c’est parfois plus difficile de garder tout cela en soi sans le hurler par des signes de folie, de ne pas sombrer pour oublier, de ne pas demander de l’aide, de ne pas mourir d’aimer et de haïr, de ne pas détruire pour survivre. C’est une gloire silencieuse, intérieure, qui n’attire pas les regards, mais pas le rejet non plus, ni la violence. Et c’est beaucoup moins douloureux.

C’est surtout que la gloire de la folie à laquelle on s’accroche mène à la mort. Et qui nous applaudira, quand on sera tout au fond, quand on aura rien gagné du tout à ce macabre concours? Certainement pas nous-même. Et personne d’autre.

Pro psychiatrie et anti force

Témoignage d’une professeur de droit et de psychiatrie qui est aussi schizophrène.

 

http://on.ted.com/Saks

Clubhouse

Pour une fois, une bonne nouvelle.

Il existe une structure récente, en France, l’association clubhouse France, dont le but
est la réinsertion des patients dans la société et en particulier dans le monde du travail.

Elle fait une large place aux patients qui sont considérés comme des adultes, pour une fois,
et qui participent aux activités et à la gestion du club. Des entreprises partenaires le soutient
et propose des emplois qui peuvent être aménagés.

Cela sort des discours rebattus sur « la maladie très grave et définitivement handicapante ».

Extrait de leur page web :

NOTRE MISSION :

Redonner à la personne sa dignité et le pouvoir d’agir. Restaurer, maintenir et améliorer la qualité de vie des personnes
fragilisées par un trouble mental (schizophrénie, trouble bipolaire, troubles de la personnalité, etc.) en les aidant à prendre
conscience, développer et utiliser leurs capacités pour vivre, apprendre et travailler dans la société avec le plus d’autonomie et
de satisfaction possible
.

Notre mission a donc un intérêt général qui peut être bénéfique à l’ensemble de notre société.

NOTRE VISION :

Que les personnes en situation de handicap psychique réalisent partout leur potentiel en étant
respectées comme collègues, voisins et amis
.

NOS VALEURS :

Le respect, la tolérance, l’écoute, la bienveillance, l’entraide, la solidarité avec l’encouragement
au développement du potentiel de chacun.

NB : Clubhouse France est une association d’intérêt général à but non lucratif, apolitique et
sans obédience religieuse.

Site Web : http://www.clubhousefrance.org/

Alain

J’ai retrouvé ma vie

J’ai retrouvé ma vie

Enfuie derrière un mur de glace

J’ai retrouvé ma vie

Enfouie sous un poids d’angoisse

La moitié de ma vie pour retrouver ma vie

Sans le coeur serré et les tripes nouées devant l’inconnu

Sans souffrance dans le plaisir

Sans la main glacée de la folie sur mon cou

Sans étrangeté quotidienne

 

 

 

 

 

 

 

J’ai retrouvé ma vie et je l’aime

Cristal réparé qui peut toujours se fendre

Vase ébreché qui tient debout

J’ai retrouvé le monde

Et ma vie dans le monde

Et ma force et ma tranquillité et les mers déchaînées qui me portent sans me noyer

Je ne suis pas courageuse

Je ne suis pas courageuse, je n’ai pas le choix.

Je ne suis pas courageuse, je m’accroche à ce que j’ai parce que c’est pire de tout perdre.

Je ne suis pas courageuse, la vie normale est plus facile que les années d’hôpital et d’isolement social.

Je ne suis pas courageuse, je m’évite juste de plus grandes souffrances.

S’écrouler, se perdre dans les larmes, clouée au lit, perdre ses amis, son travail, sa vie, c’est bien pire que de mettre un pied devant l’autre. Etre seule au fond du trou est bien plus douloureux que de sourire pour cacher ses problèmes aux autres. Dormir dans un lit d’hôpital est bien plus effrayant que de dormir dans son propre lit. Lever la tête pour assumer sa liberté est moins dur que de faire les cent pas derrière une porte fermée à clé.

Je ne suis pas courageuse, je sais juste que la vie est cruelle. J’ai perdu mes illusions il y a bien longtemps, et je fais juste sans, voilà tout.

Non, je ne suis pas courageuse, je suis juste vivante et blessée, mais j’avance malgré tout, parce que c’est tout ce qu’il y a à faire pour ne pas souffrir davantage.

La traversée des ténèbres

-« (…)La douleur n’a jamais de sens. Elle est toujours inutile. »

Mais peut-être ne saurais-je pas ce que je sais aujourd’hui si je n’avais pas traversé les ténèbres, pris le risque de parler, eu la force d’ouvrir les yeux et de résister. Et de recommencer… plutôt que de mourir psychiquement.

Michela Marzano, « Légère comme un papillon », Grasset

Déréaliser et ressusciter

 Cela y est, cela revient, un Monde se met en place, je suis de nouveau rattrapé, il va falloir que je finisse enfin par payer.

Vite, il faut que je rentre chez moi pour m’isoler et lutter dans le noir pour que cela passe, pour que tout redevienne comme avant.
Mais pour cela, j’ai la ville à traverser à vélo.

Le Monde est le même, mais il se met à fonctionner différemment.
Sur mon passage la ville se met en mouvement, des voitures démarrent en trombe et accélèrent.
Où s’en vont tous ces gens ? Est-ce que je ne les envoie pas au casse-pipe ?
J’avance en regardant vers le sol, car de ce Monde, je veux en voir le moins possible.
En roulant je ressens plus fortement les creux et bosses de la chaussées, comme si les pneus de mon vélo étaient crevés alors qu’ils sont gonflés.
En passant dans des lieux que je connais, je remarque des choses auxquelles je n’avais jamais prêté attention.
Je n’en mène pas large, je sens qu’au moindre moindre faux-pas je pourrais être arrêté.
Des personnes sont postées à certains endroits et semblent communiquer entre elles par signes.
Est-ce qu’une souricière n’est pas en train de se mettre en place pour me coincer ?
Cependant personne ne m’interpelle, on me laisse rouler.
Je passe juste au moment où des gens commencent une action alors que plus loin certains en finissent une autre.
Je suis peut-être un intrus, je ne devrais pas être là.
Est-ce que j’entraîne le Monde à sa perte ?
Tout ce que je perçois, tout le monde le perçoit, ce ne sont pas des hallucinations mais c’est peut-être UNE hallucination totale : tout le monde est englobé dans le phénomène.
Jusqu’où cela peut-il aller ? Faut-il que je me livre ?
Vais-je subir un châtiment ? Ma famille va-t-elle être inquiétée ?
Sur mon passage des gens s’interpellent vivement.
Attend-t-on de me cueillir comme un fruit mûr qui va tomber de sa branche ?
Par endroits des coups se font entendre.
Je roule prudemment en respectant les règles de circulation, je ne veux commettre aucune infraction.

Et puis finalement, j’arrive chez moi.

Je rentre : on se désole, on se lamente de me voir dans cet état. On cherche une cause, peut-être une faute.
Comme on reprocherait à quelqu’un qui se noie de se baigner sans l’aider.
On ne me rassure pas, on ne me réconforte pas.
Il suffirait pourtant de me dire en souriant :
 » N’aie pas peur, tout va bien, il ne se passe rien d’anormal, tu n’as rien fait de mal, cela va passer « .
Pour les autres, tout a l’air logique.
Je ne prends personne à témoin de ce qui se passe : on ne sait jamais, en y regardant de plus près on pourrait m’approuver et trouver effectivement que la situation est très grave par ma faute.

Je me réfugie dans ma chambre, je ferme les volets, je veux le noir et le silence les plus complets possibles.
Je m’allonge sur mon lit où je me tortille en essayant de trouver la bonne position.
Je lutte dans la souffrance et la détresse. Les yeux fermés, j’essaie de comprendre tout ce que j’entends.
La rue semble agitée, la rumeur monte, va-t-on venir me chercher ?
Faut-il que je me sacrifie ? Est-ce la fin du Monde (ou la fin d’un Monde) ? L’heure du Jugement dernier est-elle arrivée, avec moi comme seul coupable ?
J’essaie de suivre l’heure en regardant de temps en temps ma montre, c’est tout ce qui me raccroche à la réalité habituelle.
Je me dis que cela va passer comme d’habitude, et en même temps j’ai peur que justement cette fois-ci cela ne passe pas.
C’est un véritable supplice. L’enfer cela doit être cela.
Je voudrais être mort sans mourir.
J’anticipe l’amélioration. Mais plus j’anticipe et plus ça continue.

Et puis finalement ça y est, c’est fini ! Je me lève, j’ouvre les volets, je suis soulagé, tout va bien, mais personne ne se réjouit avec moi.

Quel bonheur la réalité ordinaire ! Les gens peuvent pas savoir.

Tout cela c’est la conséquence d’un épisode initial mal pris en charge et mal liquidé, il y a plus de trente ans.
Comme si depuis j’étais poursuivi pour avoir voulu contrôler l’Humanité tout entière sans donner ma vie pour les autres.
Mais tout cela ce n’est que dans ma tête.
Je sais que les psychiatres peuvent qualifier, entre autres, cette expérience de  » syndrome d’influence  » avec grosse culpabilisation.
Mais je n’y peux rien, c’est mon vécu. Je ne prétends pas agir sur le Monde, je sais que c’est impossible.

Comme après chaque épisode similaire, je n’ai absolument aucun troubles résiduels pendant des semaines, des mois, parfois des années.
Tout va très bien, je prends un comprimé le matin et deux le soir sans que cela ne me renvoie à ma maladie, au contraire cela me sécurise et je ne suis pas  » ensuqué « , j’ai l’esprit clair.

Quand on surmonte de telles souffrances, on ne peut être que plus fort et très serein.
Il ne faut jamais désespérer. Vive la vie !

Marc.

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