Posts Tagged ‘symptômes’

23 mai 2001

J’avais oublié: déréalisation. Donc, si on récapitule: hallucinations, délire, dissociation, ambivalence, dépresonnalisation, déréalisation. Et angoisse, états dépressifs, phobie, automutilation, clinophilie, mutisme, anorexie,… j’en oublie sûrement.

17 novembre 2002

Pour ma psy le 6:
-A. et C. à Nuestra Senora, ça me fait peur parce que c’est très intense.
-Les mots que je confonds et que je ne retrouve pas.
-Je perds trop souvent le fil de mes pensées, c’est frustrant, ça m’énerve.
-Je me cogne tout le temps, c’est une catastrophe.
=> y a-t-il quelque chose à faire pour mes troubles cognitifs?
-Je m’enferme, je n’ai plus rien à dire à personne. Je n’ai plus envie de parler, je suis dans mon monde de silence.
-Peut-on fixer à l’avance des rendez-vous toutes les deux semaines? Trop longtemps, c’est trop long, je ne tiens pas le coup. Je ne suis pas aussi forte que j’en ai l’air!!!!

Mes pensées mes pensées mes pensées!!!
Elle se perdent…
Peut-être est-ce pour ça mes moments de dépression, mes larmes sans raison?
Perdre la tête… Ca veut dire ça pour moi.
Je ne suis plus capable, plus jamais, de suivre entièrement une conversation. A chaque fois, je perds au moins une fois le fil de mes idées.
Est-ce que mes symptômes vont s’aggraver encore longtemps?
-Peur qu’on voit à l’intérieur de moi => le mari d’A.
-Rêves de l’hôpital
Je sais, on ne peut pas répondre mais ça fait peur.
La peur de devenir folle, elle est toujours là.
Les livres m’abritent, je suis le texte, tranquillement, pas besoin d’essayer de rassembler mes idées.
Ils font écran entre moi et le monde. Les mots sont devant mes yeux, pas besoin de les chercher.
L’évolution m’inquiète, le nombre de symptômes significatifs qui apparaissent depuis sept ans est inquiétant.
-J’ai rêvé de l’hôpital, pour la première fois depuis longtemps. Un des cauchemars les plus angoissants que j’ai fait, je me suis réveillée trempée.
Tu arrives à te souvenir du temps d’avant? Avant d’être psychotique. Au temps où j’étais une adolescente comme les autres.
Les gens qui m’ont connu avant et qui ne savent pas.
Il me semble que ce temps n’a jamais existé.
C’est vrai que j’avais des hallucinations assez violentes quand j’étais petite.
Mais la souffrance a commencé quand j’avais 17 ans.
Avant, ma vie allait être comme celle de tout le monde: mariage, enfants, …
Je savais à peine ce qu’était une maladie mentale. Les neuroleptiques, la psychiatrie, le combat quotidien pour juste tenir la tête hors de l’eau car il n’est pas question de guérison, je n’aurais jamais imaginé que ça serait pour moi.
Qu’à 17 ans je serais condamnée à la maladie mentale à vie.
J’ai juste eu dix-sept petites années de tranquilité, de vie normale.
Bon, je ne vais pas pleurer sur mon sort, c’est inutile.
Le combat continue…
Je ne baisserai pas les bras même si parfois j’ai envie d’abandonner pour toujours.
J’ai le seroquel, ça fait la différence, c’est sûr. Bientôt, il y aura l’aripiprazole, et d’autres, on cherche.
C’est intéressant de voir au jour le jour les progrès réalisés par la science.

17 décembre 2002

Pour vendredi:
-contacts: -jusqu’à l’année passée, je tremble quand on me prend dans les bras
-le sexe me dégoûte
-j’aimerais qu’on me touche juste si c’est pour me soigner
-angoisses: cerveau qui sort, tout part par mes blessures, …
-forum: -automutilations, crise de larmes, etc… je ne me souviens même plus pourquoi (Z.?)
-violence des parents
-troubles cognitifs
-manque de confiance en moi: ex.: I. -> doutes, sentiment d’abandon, larmes, … Alors que le lendemain elle me dit que je suis une amie.

J’ai l’impression de n’avoir aucune défense, je m’effondre au moindre évènement pénible (parfois juste né de mon imagination). Petite (!!) tendance à la parano.

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