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Les psys qui craignent

Numéro un, mon psy-le-violeur. Bon, pas de quoi s’étendre, il a fini en prison et même si ce n’est pas moi qu’il a violée, je ne vais pas pleurer sur son sort. Le mec à la porsche jaune que je n’arrivais pas à sentir, qui demandait juste « tu manges bien? tu dors bien? tu prends tes médicaments? » et basta, ce mec violait des patientes.. Top du podium, sans discussion aucune.

Numéro deux, mon psy-le-muet, psychologue de son état, à l’hôpital, psychanalyste officieusement (il se gardait bien de l’annoncer). Psycho-rigide au possible, hors de la psychanalyse point de salut. Je dis muet, mais il parlait de temps en temps. J’ai envie de faire l’inventaire de ce qu’il m’a dit en deux ans, une demi-heure par semaine, parce que de lui, je ne m’en suis pas encore remise. Je le déteste toujours (je l’entends déjà dire « c’est la preuve que quelque chose travaille, c’est bien »), je sais que je vais m’énerver en écrivant sur lui, mais voilà, depuis le temps, j’aimerais bien qu’il me soit indifférent, alors peut-être que mettre tout ça par écrit m’aidera à caser toute ma rancoeur dans un coin de ma tête. Donc, à part poser des questions uniquement quand je lui parlais de ma mère et des mes rêves et répéter « dites, dites » en regardant ses pieds et garder le silence (toujours en regardant ses pieds) devant mes larmes et mes questions, il m’en a sorti des bonnes comme « les maladies mentales, ça n’existe pas » (ok, mais la chose qui n’existe pas me pourrit quand même la vie), « l’argent n’a pas d’importance » (pour toi, peut-être), « pourquoi vous ne trouvez pas un travail pour payer une séance supplémentaire? » (parce que je suis schizophrène, que je fais des études universitaires et que c’est déjà assez compliqué comme ça?), « vous ne prenez pas ce travail au sérieux » quand j’ai demandé à déplacer une séance  pour sortir le soir de mon anniversaire (désolée, je croyais que le but était d’avoir une vie, pas de faire une thérapie en soi), « désormais toute séance annulée sera due » parce que je ne voulais pas avoir de rendez-vous pendant mes examens vu que j’en sortais démolie devant tant d’indifférence (ok, pour la remise en question ce ne sera pas encore cette fois-ci), « vous êtes très résistante » quand je lui disais qu’avec d’autre psy j’arrivais à parler mais pas avec lui (non, c’est juste que le silence et le regard vers les pieds, ça ne me pousse pas à la confession), « vous revenez pour notre rendez-vous pendant vos vacances en Espagne? » (bah oui, j’aurai que ça à faire, et puis ça me coûtera pas cher en plus, mais j’oubliais, l’argent n’a pas d’importance), « c’est la preuve qu’il y a quelque chose qui travaille » quand je lui disais que je n’avais rien à lui dire (ça faisait pas avancer grand-chose en tout cas).

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Numéro trois sur le podium, mon psy-le-muet numéro deux, psychiatre que je consultais en même temps que le psychologue cité plus haut. Dix minutes de silence une fois par mois, je m’asseyais, il s’asseyait, on ne disait rien. En deux ans, j’aurais néanmoins appris deux ou trois petite chose quand on réussissait à sortir une phrase. A savoir qu’il fallait dix ans pour diagnostiquer une schizophrénie (en même temps, quand on voit ses patients dix minutes et qu’on se tait, oui, je comprends que ça soit long de diagnostiquer quoique que ce soit), que mon psychologue était muet par tactique thérapeutique (je veux bien le croire, mais s’intéresser aux résultats, des fois, ça peut être pas mal, et là le résultat, c’était moi en miettes) et que les neuroleptiques ne faisaient pas du tout grossir, spécialement le Zyprexa qui faisait encore moins grossir (ne cherchez pas de sens à cette phrase, le seul que j’ai trouvé, c’est que le Zyprexa ferait maigrir, mais je n’ose pas croire qu’on puisse se foutre de la gueule de ses patients à ce point).

Mais pourquoi, vous direz-vous, pourquoi est-elle restée deux ans chez des psy qui lui convenaient si peu? Oui, pourquoi, parfois je me le demande encore. Mais j’ai quand même quelques éléments de réponses. D’abord, mon psychologue-le-muet me faisait croire que tout l’échec de la thérapie était à mettre à mon crédit, et j’avais fini par me penser nulle au point de ne même pas être capable d’être aidée. Et puis surtout, j’avais peur de tomber sur pire, ayant eu avant mon psy-le-violeur et, numéro quatre et cinq sur le podium, Docteur J’ai-fait-l’armée et Docteur C’est-la-maladie du romaniste (que vous pouvez retrouver plus en détails dans les articles première consultation et deuxième consultation), plus un psychologue qui me plaisait tout aussi peu. Pourquoi je n’ai pas pensé aux  psychologues et à l’infirmière qui m’avaient aidée? Pourquoi n’ai-je pas persévéré pour en trouver une autre comme elles? Je ne sais pas, si ce n’est que je n’avais pas beaucoup de force et plus assez pour croire à la chance. Alors, je me suis contentée de ce que j’avais, persuadée que même les gens qui étaient payés pour m’aider s’en fichaient comme d’une guigne et étaient plus passionnés par la contemplation de leurs pieds. Je me suis demandée si mon psychologue-le-muet aurait bougé le petit doigt si j’avais fait mine de sauter par la fenêtre, et aujourd’hui, je n’en suis toujours pas sûre.

Donc, tout ça pour dire que ces psy craignaient. Oui, pour moi, ils craignaient vraiment. Je ne dis pas que c’est le cas pour tous leurs patients, j’espère vraiment que non, qu’ils ont aidé plein de gens et qu’ils sont aimés par certains. C’est certainement le cas. Mais justement, si c’est le cas, pourquoi ne pas simplement avouer qu’une thérapie ne se passe pas bien? Pourquoi ne pas adresser une patiente à quelqu’un d’autre? Je n’aurais rien voulu d’autre. Juste, devant mes larmes, mes silences, mon désarroi, mon traitement qui ne fonctionnait pas, mon état qui s’aggravait, juste qu’ils avouent que non, leur « tactique thérapeutique » n’était pas faite pour moi. Juste me dire que non, tout n’était pas de ma faute, que quelqu’un d’autre m’aiderait sans doute plus. Pourquoi me retenir à chaque fois que je décidais de partir? Pourquoi s’acharner? C’est ça que je ne comprends pas, ce manque d’humilité, le fait de s’accrocher à sa théorie comme s’il n’en existait pas de meilleure, au mépris du bien-être de son patient.

C’est pour ça que je leur en veux toujours, bien plus que pour le peu qu’ils m’ont dit en deux ans. C’est pour ces phrases qu’ils ne m’ont pas dite que je n’arrive pas à les oublier.

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Psychologues, si on osait la rencontre ?

La peur.

 Ou le confort ?

 La peur de quitter notre confort ?

 Pourquoi certains « patients » sont-ils si souvent décus après une séance chez un psychologue, un entretien, une discussion ?

 Parfois la rencontre a touché une zone sensible, une fragilité que le patient tient pour l’instant à préserver. Il reviendra, plus tard.

Mais combien de coeurs angoissés, malmenés par une rencontre qui ne se passe pas dans l’authenticité ?

 Le psychologue finit ses études gonflé de théories rassurantes, il va sauver le monde, il le comprend.

Waou.

Il a appris que sa profession s’appuie sur deux postures. Deux facons d’être visent en effet à écouter le patient en toute liberté, sans se laisser déborder par une empathie envahissante, l’écho que peuvent avoir ses paroles, ses convictions propres, politiques, morales ou religieuses. On parle d’attention flottante pour représenter la capacité du psychologue à se laisser aller, sans contrôle intellectuel, jusque dans l’accueil des émotions et du langage corporel des patients. A côté de l’attention flottante on parle aussi du concept de neutralité bienveillante. Le psychologue, tout en restant accueillant, n’est pas censé discuter opinion avec son patient, ne pas débattre d’idées.

 Mais très vite, de nombreux psychologues prennent appui sur ces deux principes pour se cacher derrière une froideur distante et un silence souvent réfrigérant, intimidant, blessant.

 Le psychologue silencieux qui émet une onomatopée de temps en temps… ce n’est pas un cliché, on l’a tous rencontré.

 On est alors tous ressorti de son bureau avec notre solitude et notre angoisse un peu plus lourdes, qui débordaient du sac à dos.

Alors, les psychologues, fuirait-on l’autre, sa différence ?

La rencontre est un risque.

 Un risque à prendre. Un risque qui mérite qu’on sorte du confort de nos bureaux, de nos fauteuils.

L’autre nous éveille, nous bouscule dans nos certitudes. Il nous fait peur, nous apporte un bagage lourd, douloureux, qu’on redoute parfois de ne pas savoir porter. Nous aussi, psychologues, avons peur de souffrir. Mais nous, nous avons choisi ce métier.

 Osons..

Agnès Vigouroux

« Ca n’a pas l’air d’aller du tout! », Olivia Hagimont, Odile Jacob

Présentation de l’éditeur

Comment faire rire et transmettre un message positif à partir d un sujet qui n a rien de drôle et qui touche une multitude de personnes : le trouble panique ? C est tout le projet de cette bande dessinée psy. Olivia met en scène, de façon humoristique et décalée, ce trouble qui l a fortement perturbée pendant une période de sa vie. On suit son personnage drôle, ultra-féminin, dans la progression du trouble, la désocialisation, le séjour en hôpital psychiatrique, le traitement médicamenteux et ses effets secondaires, et la thérapie qui l aide à s en sortir.

Le projet véhicule un vrai message d optimisme. On peut souffrir du trouble panique mais réussir à surmonter ses peurs, grâce aux thérapies cognitives et comportementales. Et comment mieux aborder la maladie qu en commençant par la dédramatiser ? Car c est bien la trajectoire d une guérison que nous offre ce personnage, dans un esprit très « girly ».

En plus de l histoire, un petit cahier co-écrit avec Christophe André donne des conseils pour faire face à la crise de trouble panique, les clés pour comprendre le mécanisme de la peur et les thérapies qui permettent de guérir.

 Ca n'a pas l'air d'aller du tout où comment les crises de panique me sont tombées dessus

Biographie de l’auteur

Olivia Hagimont est dessinatrice, blogueuse BD (http://blog.oliviaaparis.com/), peintre.

 

Des consultations psychiatriques à distance pour les expatriés

Par figaro icondamien Mascret – le 25/03/2012

Grâce à la télémédecine, il est possible de consulter un psychiatre français depuis Bangkok, Séoul ou Valparaiso.

A priori, parler à un écran d’ordinateur n’est pas un signe de santé mentale. Sauf lorsqu’il s’agit de télépsychiatrie, un nouveau mode d’exercice proposé par une jeune société française, Eutelmed, installée au sein de la pépinière Paris Biotech Santé (université Paris-Descartes, l’Essec, l’École centrale Paris et l’Inserm). Grâce à une plate-forme technique ultrasécurisée, un patient qui se trouve à Séoul peut par exemple voir et entendre le thérapeute installé à Paris, et réciproquement. De la psychiatrie à distance. À très longue distance!

Pour le Dr Bernard Astruc, psychiatre et cofondateur d’Eutelmed, lui-même ancien expatrié, «la psychiatrie est ce qui se prête le mieux à la télémédecine. C’est-à-dire un acte médical qui utilise des moyens technologiques permettant de le faire à distance». Mais à condition que plusieurs règles soient respectées.

Plate-forme cryptée

Tout d’abord la confidentialité. «Ce qui impose une plate-forme hautement cryptée, comme l’est le système bancaire», explique le Dr Astruc. Deuxième impératif, la gestion des données par un hébergeur agréé pour les données de santé. La loi française est très pointilleuse avec toutes les informations qui concernent la santé et le Conseil national de l’ordre des médecins veille au grain.

La troisième condition que s’est imposée la société pionnière en France, «c’est qu’il y ait la possibilité d’un traitement et d’un suivi sur place, explique le Dr Astruc. Le patient se rend, pour cette téléconsultation, dans un lieu dédié où se trouve un professionnel de santé». Une façon aussi de contrer les critiques de déshumanisation qu’induirait ce nouveau type de relation entre un patient et son médecin. Le patient est ainsi accueilli dans l’établissement médical dédié à la téléconsultation et il est aussi accompagné après la séance. D’ailleurs, le psychiatre aura besoin d’un confrère sur place s’il recommande un médicament car la prescription à distance est interdite. Pour les psychothérapeutes qui interviennent, la question ne se pose pas puisqu’ils n’ont pas le droit de prescrire.

Pour le reste, tout se passe comme au cabinet médical, sauf le paiement à la fin par télépaiement. «Au début, j’étais un peu perplexe, reconnaît Nicole Massé-Muzi, psychothérapeute qui téléconsulte depuis l’été dernier. Comment construire un lien thérapeutique sans être présente physiquement?, se demandait-elle. En fait, ça se passe très naturellement, comme c’est le cas au cabinet. La seule chose qui me trouble un peu, c’est que l’on est irrésistiblement tenté de regarder l’écran et pas la caméra. À l’autre bout, le patient peut avoir l’impression qu’on ne le regarde pas!»

Une étude canadienne

Le face-à-face est-il équivalent à la téléconsultation? Pour répondre à cette question, une équipe canadienne a mené une étude comparative entre 2001 et 2004. Les chercheurs ont divisé en deux groupes près de 500 patients que leurs médecins généralistes avaient adressés pour consultation de psychiatrie à l’hôpital régional de Thunder Bay, Ontario, une province canadienne caractérisée par ses grands espaces. Dans cette étude, tous les patients devaient se rendre à l’hôpital de Thunder Bay, les uns pour voir un psychiatre, les autres pour «téléconsulter» un psychiatre situé à mille kilomètres de là.

Les profils des patients étaient comparables dans les deux groupes avec un diagnostic de dépression pour la moitié d’entre eux. Enfin les âges s’échelonnaient entre 18 et 65 ans, mais les trois quarts des patients avaient moins de 45 ans. Au final, l’amélioration, évaluée grâce à des questionnaires rigoureux, s’est avérée tout à fait comparable pour les deux groupes ainsi que le taux de satisfaction par rapport à la méthode utilisée.

«Les patients oublient vite la technique, assure le Dr Astruc, ils se comportent exactement comme au cabinet. Par exemple en fuyant le regard quand ils ont des choses difficiles à dire. Une patiente située en Asie m’a confié, quelque temps après avoir éclaté en sanglots lors d’une téléconsultation, que jamais elle n’aurait pensé fondre en larmes devant un écran!» Dans les études, seul un patient sur dix est rétif à la télépsychiatrie, les neuf autres trouvent ça aussi bien, voire mieux.

«Un moment dédié»

Comme dans l’intimité du cabinet de soin donc? En tout cas, le thérapeute lui-même se comporte comme si c’était le cas: «Je m’habille et me coiffe comme si nous allions nous rencontrer physiquement, ajoute Nicole Massé-Muzi, mais elle insiste: les gens doivent comprendre que c’est un moment particulier dédié à l’entretien. Ils doivent être seuls, ne pas être dérangés. C’est la condition de l’efficacité de la thérapie.»

Il y a quinze ans, le psychiatre australien Michael Baigent se posait la question dans le Journal of Telemedecine and Telecare: «Télépsychiatrie:télé, oui, mais qu’en est-il de la psychiatrie?» Depuis, la pratique s’est banalisée en Australie, comme dans d’autres grands territoires, notamment au Canada et aux États-Unis. Une façon de répondre à la question.


Éloignement et solitude

La télépsychiatrie en secteur privé est pour l’instant réservée aux expatriés. Avant tout parce qu’il n’est pas facile de trouver un thérapeute de même culture et de même langue dans tous les coins du monde. Car pour le reste, un expatrié n’est pas différent des autres patients: «Il part avec ses fragilités dans ses bagages», rappelle la psychologue Nicole Massé-Muzi. Il ne faut pas négliger non plus le risque mental lié à la solitude et à l’éloignement de ses proches. Dans certains pays, la télépsychiatrie est aussi possible en prison ou dans des établissements pour personnes âgées. Et pour les situations d’urgence, huit programmes de télépsychiatrie fonctionnent déjà aux États-Unis.

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/03/25/17830-consultations-psychiatriques-distance-pour-expatries

Vous prendrez bien quelques électrochocs?

En France, chaque année, près de 70.000 électrochocs sont pratiqués en hôpital psychiatrique. Retour sur une thérapie que l’on croyait révolue.

La vieille dame s’allonge. «Alors, comment vous sentez-vous depuis la dernière fois?»On ne le saura pas. L’anesthésie et le curare font déjà leur effet.

Deux électrodes lui sont appliquées sur un côté du crâne, une serviette est enfoncée dans sa bouche pour protéger ses dents. Le psychiatre presse le bouton. Le «choc» dure deux secondes. Léger spasme: son corps frémit et ses pieds s’agitent légèrement. C’est terminé. Direction la salle de réveil où émergent déjà une poignée de patients. Dans cinq ou dix minutes, elle pourra prendre un petit-déjeuner. Six à quinze séances à raison de deux ou trois par semaines sont nécessaires pour soigner une dépression. Après la cure, pas question d’arrêter totalement les séances. Le patient devra suivre un traitement dit «de maintenance», avec des séances espacées mais régulières.

Des électrochocs? Tout le monde garde à l’esprit LA scène de Vol au-dessus d’un nid de coucou. Jack Nicholson emmené pour subir un traitement-punition, attaché à une table d’opération, une balle en caoutchouc dans la bouche. Les yeux se révulsent, les convulsions obligent les infirmiers à le maintenir solidement.

Certains encore doivent se rappeler d’Antonin Artaud et de la terreur qui étreignait le poète les matins où il devait aller «au choc».

Plus de 70 ans après son invention, le traitement par électrochocs, symbole d’une psychiatrie et de techniques barbares que l’on croyait révolues, est toujours d’actualité, même il n’a plus grand-chose à voir avec ces images fantasmées.

Mais combien d’ECT sont pratiquées chaque année dans notre pays? En 1999, voilà ce que disait la Société française d’anesthésie et de réanimation (SFAR):

«Il est recensé 200.000 actes d’ECT par an en Grande-Bretagne, 100.000 aux États-Unis. En France, il est difficile d’avoir des données chiffrées sur la fréquence d’application de cette thérapeutique. Le nombre d’ECT serait proche de 70.000 par an.»

Depuis, plus rien. Ni la Haute autorité de Santé, ni la Caisse nationale d’assurance maladie ne sont en mesure d’évaluer cette pratique. On la retrouve tout de même au détour du rapport de l’Inspection générale des sociales paru en mai (1) qui analyse les accidents en psychiatrie. Le terme apparaît une fois et sans commentaire.

«On note que dans 29,4% des cas [de chutes], les séjours comportaient un acte de sismothérapie: le malade était transféré en hôpital général ou en clinique pour y recevoir un électrochoc sous anesthésie générale.»

Les électrochocs font en tout cas partie du quotidien du Dr de Carvalho. En une matinée, ce psychiatre, assisté d’un anesthésiste et d’infirmières, peut traiter une vingtaine de patients. Quasiment à la chaîne. Les malades défilent. Certains sont un peu intimidés, d’autres amaigris par la maladie qui les ronge.

Le but: provoquer une crise d’épilepsie

«Quand on arrête les séances, un patient sur deux rechute», admet William de Carvalho. Il faut tout recommencer. Mais pour ce défenseur convaincu des électrochocs, il s’agit du «traitement actuel le plus puissant pour traiter les dépressions graves».

Si l’on oublie souvent que les électrochocs sont encore utilisés dans nos hôpitaux, c’est peut-être parce qu’ils ont changé de nom. Comme pour gommer la barbarie du terme, on parle désormais d’électroconvulsivothérapie (ECT) ou de sismothérapie. Cette dernière appellation est «une absurdité»,selon William de Carvalho, coordonnateur du Pôle ECT de la Maison de Santé de Bellevue.

«Cela renvoie à l’idée que l’efficacité du traitement est due à un séisme, à une secousse. C’est une conception passéiste. En réalité, cette technique n’a rien à voir avec le fait d’effrayer le patient pour le réveiller!»

Le but, c’est de provoquer une crise d’épilepsie. C’est en observant les abattoirs de Rome qu’un psychiatre, Ugo Cerletti, a eu l’idée en 1938 d’utiliser l’électricité pour déclencher la crise d’épilepsie. Il avait remarqué qu’avant d’égorger les porcs, les bouchers les rendaient inconscients grâce à un courant électrique qui les faisait convulser.

Que se passe-t-il quand un patient reçoit un électrochoc? «En luttant contre la crise, le corps sécrète une substance antidépressive, dit William de Carvalho. On ne sait pas exactement comment cela fonctionne. Ce qu’on sait, c’est que les électrochocs améliorent la connectivité neuronale.»

Le nom a changé, la pratique aussi. «Aujourd’hui, précise William de Carvalho, on administre une stimulation électrique quantifiable et reproductible.»

Avant les années 1960, les électrochocs se pratiquaient sans anesthésie et on ne demandait pas leur avis aux patients. «A l’époque on tâtonnait, justifie Florence de Mèredieu, auteur d’un livre sur Antonin Artaud et les électrochocs.Ça avait une dimension expérimentale.»

«Avant 1930, les psychiatres n’avaient aucun traitement efficace pour soigner les malades qui croupissaient dans des asiles d’aliénés, argumente Jean-Noël Missa, historien auteur de Naissance de la psychiatrie biologique. Dans ce contexte, les électrochocs ont été perçus comme une véritable révolution.»

Puis des médicaments efficaces apparaissent, l’antipsychiatrie a le vent en poupe et les électrochocs tombent en disgrâce. Ils manquent même de disparaître dans les années 1970. C’est l’époque des films très critiques envers une certaine psychiatrie: Vol au-dessus d’un nid de coucou, bien sûr, mais aussi Family Life de Ken Loach, dans lequel la jeune Janice décline après avoir subi des électrochocs.

Avec l’anesthésie générale, on gagne en confort. De même au début, les convulsions des patients provoquaient souvent de graves fractures. La curarisation qui paralyse les muscles empêche désormais ce genre de complication. Le taux de mortalité –estimé à 2 pour 100.000 séances d’ECT– est comparable à celui lié à une anesthésie générale pour une intervention mineure.

Le principe lui-même n’a pas vraiment changé en soixante-dix ans. La différence, outre ces évolutions, c’est que désormais, on n’utilise plus les ECT pour soigner tout et n’importe quoi. Les indications sont très précises. Les électrochocs sont prescrits pour les dépressions graves de type mélancoliques, certains cas de schizophrénie et la bipolarité lorsque le malade est dans une phase dépressive. Plus d’abus donc (2)…

Selon le Dr Carvalho, ils agissent plus rapidement –au bout de quatre à six semaines, contre huit mois pour les médicaments– et plus efficacement que les antidépresseurs. Il milite pour que le traitement par ECT ne soit pas qu’un dernier recours.

Malgré ces arguments, malgré les progrès techniques, les électrochocs provoquent toujours un certain effroi. «J’ai vu une dame pleurer de peur», raconte Catherine, patiente bipolaire «en maintenance». «J’ai tout de suite été contre, se souvient Annie, 67 ans, elle aussi sous ECT d’entretien. Quand j’ai dit à mon analyste qu’on m’avait proposé des électrochocs, elle a hurlé. Je me suis rangée à son avis. Pour moi, c’était Vol au-dessus d’un nid de coucou. Je me suis dit: on va me décérébrer, me vider de ma substance.» Elle se laisse finalement convaincre: «Les médecins m’ont expliqué qu’il n’y avait pas de saignements dans le cerveau, que les électrochocs ne détruisaient pas les neurones. Et même qu’ils renforcent les connexions

Aujourd’hui, celle qui s’«en faisait un monde», a cessé de résister. Annie admet que cela va beaucoup mieux. Quant à Catherine, malade depuis l’adolescence et insensible aux antidépresseurs, elle regrette qu’on ne lui ait pas proposé les électrochocs plus tôt. «Je suis tellement contente, alors que j’étais défaitiste au départ. J’étais dans une phase suicidaire, au bout de quatre semaines de clinique, j’ai repris les rênes. Je n’ai pas arrêté les médicaments et j’ai l’impression que c’est le combiné des deux qui a fonctionné.» Sa maladie revenant par cycle, elle sait bien que la partie n’est pas gagnée. Elle est désormais convaincue d’une chose: «Il faut réhabiliter les ECT.»

Zones d’ombre et black-out

Pourtant, la méthode est toujours controversée. Principal effet secondaire qui cristallise les critiques, les atteintes à la mémoire.

«Antonin Artaud n’a pas arrêté de dire qu’il avait perdu des pans entiers de sa mémoire à cause de la répétition des électrochocs», assure Florence de Mèredieu. «Les effets sur la mémoire sont difficiles à mesurer. Une crise d’épilepsie laisse des troubles. Alors douze… souligne Bernard Odier, psychiatre membre de l’Association de Santé mentale du XIIIe arrondissement de Paris. On se demande même si les pertes de mémoire n’ont pas un rôle dans l’efficacité des ECT. A la manière d’une ardoise magique!» «Les effets sur la mémoire sont très violents dans les périodes d’ECT intenses, confirme Catherine. Vous ne vous souvenez de rien. Vous pouvez même ne pas vous souvenir d’avoir subi des ECT.» Mais selon le Dr William de Carvalho, «la gêne cesse dès lors qu’on arrête les électrochocs. Quinze jours après, c’est terminé.»

Ce que réfutent de nombreux patients. Sur le site electrochocs.sosblog.fr, certains affirment avoir d’énormes black-out, comme Judith, soignée pour une dépression majeure. Elle raconte: «Mon état s’est amélioré, mais depuis, je suis victime d’amnésie totale concernant plusieurs mois de ma vie (période des ECT)… Je n’ai pas souvenir de mon état, des personnes que j’ai connues alors ni de ce que j’ai pu faire.» Mais difficile de faire la part des choses entre les effets des électrochocs et ceux de la maladie.

Même si dans le milieu psychiatrique son efficacité est désormais admise, certains restent réticents face à cette thérapeutique. «La mémoire, c’est le fondement de l’être humain, de la vie, explique Jocelyne Méchali, psychiatre à la Fondation Bon Sauveur à Albi, qui reconnaît une aversion tout à fait subjective pour les électrochocs.» Selon elle, la supériorité des ECT sur les médicaments n’est pas prouvée. «On pratique toujours des ECT sur des patients qui prennent déjà des antidépresseurs, donc on ne peut pas évaluer leur efficacité réelle. Et puis, dans l’histoire de la psychiatrie, on a vu faire tellement de choses barbares avec des arguments qui paraissaient valables…»

«C’est le meilleur traitement anti-suicide!», fait valoir pour sa part William de Carvalho, qui regrette qu’en raison de ces réticences idéologiques notamment, certains secteurs hospitaliers ne soient toujours pas équipés en ECT. Pour lui, finalement, les pertes de mémoire sont un moindre mal, quand on est face à quelqu’un qui est à deux doigts de se suicider.

«Il ne faut pas oublier que les maladies mentales tuent, souligne Bernard Odier. En 1935, avant les ECT, 35% des malades qui rentraient en hôpital psychiatrique mouraient dans l’année. Aujourd’hui, cette proportion est infime.» En 2009, 421.245 personnes ont été hospitalisées selon le rapport de l’Igas, qui indique par ailleurs que 215 patients sont morts cette année-là dans un service de santé mentale. Bernard Odier nuance: «La psychiatrie est quelque chose de très complexe. Imaginez qu’il a été plus simple de connaître le fonctionnement d’un cœur que celui du cerveau. Nous en sommes au stade où la position raisonnable, c’est l’impossibilité de trancher.»

Un tel traitement ne peut de toute façon pas laisser indifférent. Pour Bernard Odier, «il y a un lien profond entre la mélancolie –cette pathologie dans laquelle on retourne son agressivité contre soi– et le fait que pour traiter cette monstruosité on utilise un traitement qui fait peur». Comme une sorte «d’équilibre des périls…»

Aurore Lartigue

(1) Analyse d’accidents en psychiatrie et propositions pour les éviter, Françoise Lalande et Carole Lepine, Inspection générale des affaires sociales, mai 2011.

(2) En France du moins car en 2009, en Chine, le ministère de la Santé a dû intervenir pour interdire l’usage des électrochocs pour traiter les accros du net!

http://www.slate.fr/story/43789/electrochocs-psychiatrie

Pourquoi je préfère parler à un mur qu’à un psy muet

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Parce que du mur je n’attends pas de réponse.

Parce que parler toute seule, je sais faire, très bien même, pendant des heures et avec l’option dialogue avec un interlocuteur imaginaire en prime, et que je le fais bien mieux seule que devant quelqu’un.

Parce que les problèmes de communication sont déjà mon quotidien.

Parce que, étant schizophrène, les sentiments de solitude et d’incompréhension, je les vis assez sans qu’ils resurgissent dans le cabinet du psy.

Parce que parler à quelqu’un qui ne répond pas, ne me regarde pas et ne réagit pas, me renvoie à un sentiment d’abandon terrible, et que ça aussi, je l’ai assez vécu.

Parce que j’attends d’entrer en relation avec un être humain, j’espère arriver à communiquer une expérience qui relève de l’indicible et que la plupart des gens ne comprennent pas. J’attends qu’au moins dans le cabinet du psy, quelqu’un me comprenne, sache de quoi je parle et le manifeste.

Parce que je sors de cette absence de dialogue avec l’envie de mourir et le sentiment d’être plus seule que jamais. Parce que ça me détruit.

Parce que j’attends du réconfort et de l’empathie et non de l’indifférence.

Parce que si on ne me répond pas, je me tais.

Parce que si on ne me regarde pas, je n’existe plus.

Parce que si on est indifférent, je meurs de douleur seule. Seule devant quelqu’un, ce qui est bien pire que seule devant un mur.

Parce que, une fois de plus, c’est enjamber mon corps à terre se vidant de son sang. Parce que c’est me laisser seule avec ma maladie et détourner les yeux de mon agonie.

Et si on fait des thérapies de ce type, on ne s’acharne pas à détruire un patient à qui ça ne convient pas juste parce qu’on pense que c’est la seule et unique façon de faire valable.

Parce que tout ça, ça n’a été que de la souffrance, avec l’espoir toujours vaincu d’aller mieux et la culpabilité de ne pas y arriver.

Parce que parler à un mur, c’est peut-être fou, mais parler à un mur humain, moi ça me rend folle.

« L’animal à l’âme », Sandrine Willems, Seuil

Présentation de l’éditeur

En France, aux États-Unis et au Canada se développent des psychothérapies d’un genre nouveau, associant au psychothérapeute un ou plusieurs animaux, chevaux, ânes, dauphins ou chien. Aujourd’hui limitées au traitement de la dépression, de l’autisme, de l’anorexie et des addictions, elles s’y révèlent cependant d’une efficacité étonnante. Comment l’expliquer ? Les animaux servent-ils de substitut affectif ? Leur émotivité, leur subjectivité n’intervient-elle pas également ? Afin de décrire ces pratiques nouvelles et d’expliquer les raisons de leur efficacité, ce livre reconstitue les découvertes qui leur ont donné naissance. Deux champs de recherche sont ainsi parcourus : l’éthologie et l’exploration du psychisme. Sandrine Willems montre comment, critiquant ou approfondissant la réflexion philosophique sur la spécificité de l’animal, les éthologues ont fait apparaître l’émotivité de certains animaux, leur capacité à souffrir, leur subjectivité. Elle montre aussi comment ces apports déterminants ont rencontré une réflexion récurrente depuis Freud et jusqu’à la psychiatrie, sur la relation de l’homme avec son animal familier. Enfin, elle souligne que l’étude de l’animal permet de concevoir des caractéristiques du psychisme humain. Précédée par ce passionnant éclairage, la présentation, concrète et vivante, des psychothérapies accompagnées par des animaux, les fait apparaître comme promises à un long avenir.
L'animal à l'âme : De l'animal-sujet aux psychothérapies accompagnées par des animaux

 

Biographie de l’auteur

Sandrine Willems est psychologue clinicienne de formation analytique. Elle a publié de nombreux articles sur les psychothérapies accompagnées par des animaux et enquêté auprès des psychothérapeutes qui travaillent dans cette voie nouvelle.

« La fin de la psychothérapie », Jacques-Antoine Malarewicz, Odile Jacob

Présentation de l’éditeur

La psychothérapie a-t-elle encore un avenir ? Entre la profusion des offres « psy » en tout genre et le recours massif aux médicaments pour soigner les troubles de l’âme, sa place ne cesse de se réduire. Mais qu’est-ce qu’une psychothérapie ? Comment reconnaître celles qui sont sérieuses et efficaces dans la nébuleuse actuelle ? Enfin, ne serait-il pas temps, au-delà des modèles théoriques, d’en redéfinir les ressorts profonds ? C’est précisément à cette tâche que s’attelle ici Jacques-Antoine Malarewicz. Puisant largement dans les récits mythologiques, il nous invite à réfléchir sur ce qui est en train de disparaître avec la psychothérapie, dans une société vouée au court terme : une relation à l’autre qui fait droit à la durée – loin du consumérisme relationnel actuel ; un usage de la sagesse et des rites que ne permet plus la promotion d’une rationalité soucieuse de rentabilité. S’appuyant sur son expérience clinique, il dénonce l’usage abusif du diagnostic de dépression et dresse un inventaire critique des techniques du bien-être au travers desquelles il voit pointer une approche de plus en plus biologique et normative de la souffrance psychique. Une réflexion salutaire sur la psychothérapie et ce qui fait sa valeur aujourd’hui dans notre société.

 
Fin de la Psychothérapie

Biographie de l’auteur

Psychiatre et psychothérapeute d’inspiration systémique, Jacques-Antoine Malarewicz est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, portant sur le couple, la famille, l’entreprise.

 

« La maltraitance familiale », Gérard Salem, Armand Colin

Présentation de l’éditeur

Violences physiques, emprise psychologique, persécutions mentales, inceste et abus sexuels, négligences, rejets, abandons : la maltraitance familiale, mieux explorée aujourd’hui, déploie sa fresque accablante sous nos cieux comme ailleurs, auprès des pauvres comme auprès des
riches, des érudits comme des illettrés. Ce livre propose, sans complaisance
ni sensationnalisme, quelques clefs de compréhension de cette « banalité du mal » (pour paraphraser Hanna Arendt) – ici chevillée à notre condition familiale. Ce ne sont pas de victimes éplorées et de monstres dont il est question ici, mais d’une intersubjectivité altérée, débouchant sur des conduites destructives, comme s’il existait au monde l’on ne sait quel « droit de faire du mal aux siens ». L’ouvrage reflète l’expérience de terrain d’une équipe interdisciplinaire (psychiatres, psychologues, éducateurs), spécialisée dans les thérapies systémiques des familles maltraitantes. Il présente les multiples facettes de la maltraitance, décrit quelques configurations familiales spécifiques et propose des stratégies thérapeutiques, l’ensemble étant illustré de vignettes cliniques et de génogrammes familiaux. Cette approche novatrice par sa perspective comme par ses techniques se fonde en premier lieu sur les ressources, les compétences et la résilience naturelle de n’importe quelle famille.
La maltraitance familiale: Dévoiler, intervenir, transformer

Gérard Salem, psychiatre et psychothérapeute, il est l’auteur de nombreuses publications consacrées aux thérapies systémiques ou à l’hypnose médicale. Il enseigne aux facultés de médecine de Lausanne, de Genève et de Paris (VI et VIII).

Nahum Frenck, Francine Ferguson, Nicolas Rechsteiner ont contribué à cet ouvrage. Jean-François Malherbe a rédigé la postface.

Biographie de l’auteur

Psychiatre et psychothérapeute, il est l’auteur de nombreuses publications consacrées aux thérapies systémiques ou à l’hypnose médicale. Il enseigne aux facultés de médecine de Lausanne, de Genève et de Paris (VI et VIII).

« Quand les thérapeutes dérapent », Baudouin Labrique, Renaissance du Livre

Argumentaire

Cet essai propose une analyse la plus objective possible des attitudes dérivantes chez les thérapeutes ou assimilés appartenant à tous les secteurs, au travers de leur comportement humain et psychologique face au patient ou au client ; ils se rendent parfois coupables de graves dommages chez ceux qu’ils ont pourtant la mission d’aider. Ils assurent un accompagnement psychologique par profession ou pas, mais n’y ont pas toujours été prédestinés ou adéquatement formés, ce qui constitue une source importante de dérives. Baudouin Labrique exprime le fruit d’observations facilitées par sa position privilégiée d’acteur et d’observateur : il a été informé de nombreux faits de maltraitance psychologique, ce qui l’a incité à apporter modestement sa participation à la construction d’un système de santé plus respectueux et moins iatrogénique. Son expérience mise en lien avec ce qu’ont observé ses pairs, l’oblige dès lors à dénoncer des pratiques, où qu’elles se trouvent, dans la mesure où elles enfreignent l’esprit du serment d’Hippocrate et ne se conforment pas à la Maïeutique socratique, lesquels sont inséparables d’un accompagnement thérapeutique digne de ce nom. Sa collègue Anne De Vreught, psychothérapeute, a participé à l’écriture des pages relatives aux Constellations familiales, dont elle est reconnue comme praticienne confirmée et qui complémentent son activité de psychothérapeute.

Auteur Baudouin Labrique

Diplômé de la faculté de Philosophie et Lettres de l’Université Libre de Bruxelles de Bruxelles, Baudouin Labrique est psychothérapeute, critique de science, conférencier et formateur ; il s’attache à promouvoir des pratiques thérapeutiques empreintes d’une éthique et d’une déontologie les plus élevés possibles.

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