Posts Tagged ‘thérapie’

« V.S.T. 110, Histoires de familles », Erès

Présentation de l’éditeur

Quelle place, quelle responsabilité, quel rôle occupent la famille, les parents, dans ce qui se délite et dans ce qui se construit autour de la personne en souffrance ? La famille est-elle un espace pathologique et pathogène (« Family life »), un espace de soutien, un acteur constructif du processus éducatif ou thérapeutique ? Ces questions seront abordées dans un contexte de mutation des modèles traditionnels du couple et de la famille (chute du mariage, divorces, recompositions, remodelages des fonctions parentales…) et du contrôle sociétal accru, la « police des familles », où les attentions à la « parentalité » se focalisent sur des approches fonctionnelles ignorant ces bouleversements.
VST, N° 110, 2e trimestre : Histoires de familles

« Le travail thérapeutique en psychiatrie », François Tosquelles, Erès

Présentation de l’éditeur

En rompant avec la tradition esclavagiste
de l’hôpital psychiatrique, Tosquelles a fait du travail non seulement une
source d’informations cliniques incomparables mais aussi un moyen pour le
patient de reprendre contact avec le monde interhumain. Ce « classique » publié en
1967 par Le Scarabée, puis en 1972, augmenté d’une nouvelle introduction,
constitue aujourd’hui encore une réflexion à la fois profonde, sensible,
pragmatique et politique, au sens noble du terme, à découvrir ou redécouvrir par
les professionnels de la psychiatrie mais aussi par ceux de la clinique du
travail.

 Le travail thérapeutique en psychiatrie

Biographie de l’auteur

François Tosquelles ( 1912-1994 ),
psychiatre catalan, militant engagé, a fui l’Espagne franquiste. Il est l’un des
initiateurs de la transformation des hôpitaux psychiatriques à travers
l’expérience de Saint-Alban et le promoteur du courant de la psychothérapie
institutionnelle.

« Au plus près de l’expérience psychotique », collectif, Erès

Présentation de l’éditeur

Le filin est indispensable pour fixer,
hisser, tendre, orienter la voile pour qu’elle puisse tenir le vent au plus
près… Au sein du  » Chien Vert « , service de santé mentale inscrit dans la
psychiatrie ambulatoire, les psychologues, psychiatres, assistants sociaux de
l’équipe pluridisciplinaire oeuvrent de conserve pour naviguer au plus près de
l’expérience psychotique. Ils expliquent ici comment ils se mettent à l’écoute
des mouvements annulés, des retraits angoissés, des paniques morcelantes, des
rages dissolvantes pour construire, avec les enfants, les adolescents, les
adultes, les familles et les couples qu’ils accueillent, un lent processus de
subjectivation. Dans ce travail psychothérapique, les acquis de l’expérience
s’effritent, les théories sont mises à mal, l’éprouvé d’impuissance est toujours
au rendez-vous, la confusion incontournable. L’élaboration commune en équipe et
la sédimentation théorique qu’elle produit constituent alors des alliés précieux
pour tenir le cap. Chacun des témoignages cliniques dont l’ouvrage regorge nous
convie à accompagner cette tâche ardue, dans le vif de chaque rencontre
singulière.

 Au plus près de l'expérience psychotique : Le filin et la voile, psychothérapie des psychoses

Biographie de l’auteur

Docteur en psychologie, Lina Balestriere
est présidente de l’Ecole belge de psychanalyse. Elle est membre de
l’interassociatif européen de psychanalyse. Elle codirige le service de santé
mentale le  » Chien vert  » à Bruxelles (Service de psychiatrie UCL) et est
formatrice au Centre de formation aux cliniques psychanalytiques (uCL). Elle
exerce à Bruxelles.

« Psychothérapie de la schizophrénie », Gaetano Benedetti, Erès

Présentation de l’éditeur

 » Il ne suffit pas de comprendre la folie,
il s’agit de la soigner.  » Lorsque Gaetano Benedetti pose la question :  »
Qu’est-ce que la schizophrénie ? « , c’est à partir de son expérience de
psychothérapeute, et c’est aussi à partir de cette pratique qu’il y répond…
Des générations de thérapeutes ont considéré la schizophrénie  » du dehors « , en
étudiant la pensée, le comportement du malade, sa situation familiale, sa
relation avec la société, etc., alors que Benedetti aborde la schizophrénie  » du
dedans « , à partir de ce qu’il appelle  » l’expérience schizophrénique « . Si son
approche consiste en une véritable plongée dans le monde de la psychose, elle
suppose que la théorie remplisse la fonction bien spécifique d’étayer la
pratique pour permettre au thérapeute de se situer à une juste distance de toute
pensée objectivante comme d’une possible  » folie à deux « . À l’image de l’homme
Benedetti, sa pensée témoigne d’une telle générosité que, s’offrant sans
s’imposer, elle invite chacun à trouver un chemin dans le monde, complexe et
parfois dédaigné, d’une clinique des psychoses, trop souvent aujourd’hui ramenée
à l’administration de médicaments ou à une gestion de la folie.

 Psychothérapie de la shizophrénie : Existence et transfert

Biographie de l’auteur

Après avoir fait des études de médecine à
Catane (Sicile) où il est né en 1920, Gaetano Benedetti s’est spécialisé en
psychiatrie à Zurich auprès de M. Bleuler, puis a complété sa formation
analytique aux Etats-Unis avec M. Rosen. Il a longtemps enseigné l’hygiène
mentale et la psychothérapie à l’université de Bâle et a fondé, avec C. Müller,
le Symposium international sur la psychothérapie des schizophrénies qui se
déroule tous les trois ans dans un pays différent. Il a publié depuis 1956 de
nombreux ouvrages en langue allemande et italienne. Cet ouvrage a été le premier
à être traduit en français.

« La folie en partage », Gaetano Benedetti, Erès

Présentation de l’éditeur

Dans cet ultime ouvrage, expression de
toute une vie consacrée à l’étude des techniques psychothérapeutiques possibles
pour ces patients psychotiques graves si souvent abandonnés à la thérapie
organique des seuls médicaments, Gaetano Benedetti transmet toute la passion et
la compétence d’un grand maître qui apporte à ses élèves et collègues le
témoignage d’un travail clinique à la fois hautement scientifique et
profondément humain.

 La folie en partage : De l'engagement thérapeutique dans la clinique des psychoses

Biographie de l’auteur

Gaetano Benedetti, psychiatre,
psychanalyste de renommée internationale, né en 1920 à Catane (Sicile),
professeur de psychothérapie et d’hygiène mentale à l’université de Bâle de 1956
à 1985.

Une solution au manque de psy?

LONDRES – En Grande-Bretagne, les patients doivent attendre jusqu’à six mois pour consulter un psychiatre en passant par le système de santé public, mais désormais une nouvelle possibilité s’offre à eux: s’asseoir devant un ordinateur et raconter leurs problèmes à un logiciel spécialisé dans la lutte contre les crises de panique, les dépressions légères et les phobies.

Mary a longtemps souffert d’une forme de claustrophobie qui l’empêchait de voyager en avion, en métro ou même en voiture. La consultation d’un psychologue ne l’ayant pas aidée, cette comptable de 61 ans a essayé une autre méthode: « Fearfighter », l’un des deux programmes informatiques approuvés en février par les autorités britanniques pour aider les personnes souffrant de crises de panique, dépressions légères ou phobies.

Certains patients ont donc désormais le choix entre voir un thérapeute ou recourir au logiciel, dont le coût d’utilisation est pris en charge par le système de santé public, le National Health Service (NHS).

Les patients qui passent par le NHS attendent souvent jusqu’à six mois avant de voir un psychiatre, et près de 90% des Britanniques souffrant de dépression légère ne voient jamais de thérapeute. « Six mois, ce peut être trop long pour certains patients », observe le Dr Paul Grime, expert en médecine du travail à l’Hôpital royal libre de Londres.

La nouvelle thérapie offre la possibilité d’obtenir une aide facilement, en entrant simplement un mot de passe pour accéder au programme en ligne. Depuis qu’elle a été approuvée, de nombreux patients délaissent les cabinets des thérapeutes, préférant se connecter depuis chez eux ou se rendre dans des bibliothèques afin d’utiliser des ordinateurs spécialement configurés.

Un tel traitement est rendu possible par le fait que les personnes souffrant de phobies, comme la peur des araignées ou le vertige, reçoivent en général la même thérapie de base. Les experts britanniques ont conclu qu’il permettait de soigner de manière aussi satisfaisante les patients que les séances avec un professionnel.

« L’idée est que les parties répétitives de la thérapie soient réalisées par un ordinateur, qui peut ensuite prendre des décisions basées sur ces réponses », explique le Dr Isaac Marks, professeur à l’Institut de psychiatrie du King’s College de Londres et co-créateur de « Fearfighter ».

Traiter des problèmes comme les phobies ou les dépressions légères revient souvent à enseigner simplement de nouvelles façons de penser ou de réagir, chose pour laquelle un ordinateur peut être programmé, ajoute le Dr Marks.

On estime que plusieurs milliers de Britanniques ont déjà été traités avec cette méthode innovante. De nombreux essais en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et ailleurs ont montré que les patients aidés par des logiciels en retiraient autant de bénéfices que ceux conseillés par des thérapeutes. Le recours à l’ordinateur revient également moins cher et pourrait aider des systèmes de santé en manque de fonds à étendre l’offre de soins.

Toutefois, les psychiatres de chair et d’os ont toujours un rôle important à jouer. « Nous avons toujours besoin des thérapeutes pour être créatifs et faire toutes sortes de choses que l’ordinateur ne peut faire, comme manifester de l’empathie et réagir à la singularité de l’histoire d’une personne », souligne le Dr Jesse Wright, psychiatre à l’université de Louisville, aux Etats-Unis.

En outre, des problèmes psychiatriques graves comme les troubles bipolaires, les tendances suicidaires et la schizophrénie sont trop complexes pour être soignés par des logiciels.

Avec « Fearfighter », les patients apprennent par exemple à reconnaître les signes qui déclenchent leurs crises de panique pour tenter de les éviter, ou encore à gérer leurs peurs. Pour Mary, la thérapie semble avoir marché. Après huit semaines de traitement, elle a pu prendre le métro sans la moindre angoisse. « Je suis étonnée, dit-elle, que cela soit arrivé si vite. » AP

http://www.yahoo.fr

14 août 1999

Ca me fait du bien d’aller chez le psychologue. J’espère que je pourrai continuer à aller chez lui.

Je sentais vraiment l’autre en moi, et j’avais en tête les images sanglantes de sa mise à mort.
Parfois, par après, je ne sais plus si j’ai inventé ou si c’est vraiment arrivé. Mais pourquoi inventerais-je ça?

20 novembre 2000

Je crois que N. est stagiaire à l’hôpital. C’est donc encore pire qu’elle m’ait vue. Quelques années après, voilà où on en est. Elle, infirmière, assistante sociale ou un truc du style et moi, folle. Génial.
« Vous venez voir un psychologue et vous refusez de dire vos pensées. » Comme si je le faisais exprès. Mais c’est bien la preuve que ça ne sert à rien, qu’on ne peut pas m’aider et que c’est de ma faute. Il ne me croit pas mais moi je sais que les pensées peuvent s’échapper si on les dit, après on n’a plus rien à soi et les gens peuvent voir à l’intérieur de vous. Je deviendrais transparente, creuse, vide, morte. Je veux que quelqu’un m’aide sans me voler mes pensées. Mais c’est impossible. C. m’aidait mais elle ne m’écrit plus si souvent. J’ai besoin de quelqu’un et de garder mes pensées. Sinon je ne serai plus personne.

Tout est de ma faute, parce que je ne veux pas dire mes pensées. Il ne voudra plus m’aider si je ne les dis pas, mais je ne peux pas, et je vais me retrouver seule encore une fois.
« Etions-nous si méchants
Qu’on doive le payer si chèrement? »
Le mieux serait d’arrêter d’y aller puisqu’il me trouve ridicule de venir et de ne pas dire mes pensées. Mais je n’en ai pas le courage. Le mieux serait de me tuer une bonne fois pour toutes et pas de m’arrêter quand je vais m’évanouir.
Pourquoi personne ne peut m’aider?
Je n’ai que Nadège. Albain n’a plus vu Geai quand il a trouvé quelqu’un de réel mais moi je n’aurai jamais personne.

1er juin 2003

J’ai pleuré jeudi, mais pas de tristesse, d’émotion d’avoir ma psychiatre qui s’occupe si bien de moi. J’ai repensé à L., « Hay que contarme », à l’infirmière, à M.-J., à A. qui m’a pris la main, à l’infirmière qui m’a dit « ?Eres nueva? », au Docteur B. qui m’a demandé ce qu’il s’était passé, au soulagement que c’est d’avoir ma psy.
A la douceur dont elles ont fait preuve envers moi.
Au baume qu’elles ont mis sur mes blessures, sur mon corps. Si je m’en sors, c’est grâce à leur gentillesse, leur attention, leur douceur bouleversante.
C’est tellement réconfortant d’avoir enfin trouvé quelqu’un qui m’aide vraiment, qui me comprend, me soutient, me valorise, me parle, me sourit, me soigne.
J’ai enfin trouvé quelqu’un qui me soigne vraiment.
Qui est humaine et douce, qui n’a pas cette froide distance qu’ont les autres psys.
F. n’aime pas l’expression « distance thérapeutique », il préfère dire « proximité thérapeutique ». Il a raison, c’est ça qui me soigne aujourd’hui, cette proximité.

5 janvier 2004

Parfois, je ne reconnais plus les gens qui m’entourent. Je ne sais plus qui ils sont, ce qu’ils font là, ce que je fais avec eux, ils me semblent dangereux parce qu’inconnus.
Et souvent je me déteste, je regrette ce que je dis, je trouve ça tellement nul. J’ai honte de ce que je dis.
C’est tellement dur de vivre au milieu des autres, et avec moi-même aussi.
Cette jeune fille qui ne veut pas que les autres souffrent de la même chose qu’elle, parce que c’est trop dur, pour elle elle l’assume mais pas pour les autres.
Je le pense souvent. Moi j’ai l’habitude, je sais ce que c’est, mais je ne peux pas supporter que des gens que je connais vivent ça eux aussi.
J’ai besoin de voir ma psychiatre, deux semaines c’est trop long et il en reste encore une troisième.
Il y a eu l’inventaire chez L., avec tous ces gens, et I. Cette émission bouleversante. Ma honte de raconter des conneries sur le net.
J’ai besoin d’elle, elle m’aide comme personne ne m’avait aidé avant.
Trois semaines, c’est trop long. La plupart des psychotiques ont des tas de structures de soins autour d’eux, que je n’ai pas parce que je vis comme tout le monde. Mais ce n’est pas pour ça que je n’en ai pas besoin.
On m’a souvent reproché mes lectures sur la psychiatrie, mais c’est une façon de construire des sortes de petites structures autour de moi, de faire attention à moi, de me soigner, de dire « la maladie est là, affrontons-la », ce que personne ne dit autour de moi, sauf ma psychiatre, mais personne quand je ne la vois pas, alors je l’affronte en apprenant des choses, des choses qui font des petites barrières autour de ma maladie, mieux la connaître mieux la combattre, savoir comment les autres font, savoir qu’elle existe ailleurs aussi, qu’il y a des gens qui savent, qui peuvent en parler, par les livres c’est mieux que d’être absolument seule face à ça.

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