Posts Tagged ‘troubles bipolaires’

« Le roman du mariage », Jeffrey Eugenides, L’Olivier

Le Roman du mariage est l’histoire de trois étudiants américains, une fille et deux garçons, qui se rencontrent à l’université de Brown, au début des années 80. Ensemble, ils découvrent avec exaltation la littérature, le sexe, Roland Barthes et les Talking Heads. Madeleine tombe sous le charme de Leonard, Mitchell tombe sous le charme de Madeleine. Tel un personnage de Jane Austen, la jeune femme se retrouve au coeur d’un dilemme, entre l’amant maniaco-dépressif et le gendre idéal attiré par la spiritualité.

Mais l’Amérique de Reagan n’est pas l’Angleterre victorienne, et l’amour n’a plus le même sens.

Le vrai sujet de ce livre est peut-être celui du passage à l’âge adulte. Madeleine, Leonard et Mitchell sont les héros d’une nation d’adolescents hypersexués et idéalistes. Comme les soeurs Lisbon de Virgin Suicides ou l’hermaphrodite de Middlesex, Madeleine fait l’apprentissage de la féminité en perdant son innocence, sans renoncer pour autant à toutes ses illusions.

Acclamé dans le monde entier, ce nouveau livre de Jeffrey Eugenides, dix ans après Middlesex, réinvente l’idée même d’intrigue conjugale. D’un classique triangle amoureux, Eugenides tire un roman magistral, une comédie dramatique étincelante qui est aussi le portrait d’une génération.

Le sujet de la maniaco-dépression est très bien traité dans ce livre, dans toute sa complexité (le rapport aux autres, à soi, au traitement, à l’avenir).

« J’ai dû chevaucher la tempête », Yann Layma, La Martinière

Présentation de l’éditeur

Le livre commence par le récit abrupt d’une tentative de suicide, et se poursuit à un rythme hallucinant, entre expériences de contrebande, aventures en auto-stop façon hippy, vie naturiste, enfermement dans une prison chinoise, publication d’un beau-livre chez La Martinière, travail dans l’intimité de Mitterrand, découverte de la sagesse confucéenne sur une île déserte…
Yann Layma, photographe, est fou de la Chine. En réalité, on pourrait dire qu’il est fou tout court, puisqu’il est bipolaire. Un trouble mental, autrefois qualifié de « maniaco-dépressif », qui voit s’alterner les périodes d’extrême exaltation et de profonde dépression.
Dans cet ouvrage ahurissant, Yann Layma raconte sans détour une vie rocambolesque aux frontières de la folie. Tout comme ces héros de la littérature ou du cinéma occidental qui se sont eux aussi perdus en Asie, sa vie a des allures de Voyage au bout de l’enfer. Même si, pour paraphraser Hergé, en cherchant à « trouver la voie », il n’en a pas pour autant perdu toute sa tête.

J'ai dû chevaucher la tempête : Les tribulations d'un bipolaire

Biographie de l’auteur

Reporter-photographe, Yann Layma sillonne la Chine et le monde depuis plus de vingt ans. Il a publié plusieurs ouvrages, dont Chine aux Editions de la Martinière. C’est son premier livre de textes.

« L’Intranquille », Gérard Garouste, Le Livre de Poche

Présentation de l’éditeur

Je suis le fils d’un salopard qui m’aimait. Mon père était un marchand de meubles qui récupéra les biens des juifs déportés. Mot par mot, il m’a fallu démonter cette grande duperie que fut mon éducation. A vingt-huit ans, j’ai connu une première crise de délire, puis d’autres. Je fais des séjours réguliers en hôpital psychiatrique. Pas sûr que tout cela ait un rapport, mais l’enfance et la folie sont à mes trousses. Longtemps je n’ai été qu’une somme de questions. Aujourd’hui, j’ai soixante-trois ans, je ne suis pas un sage, je ne suis pas guéri, je suis peintre. Et je crois pouvoir transmettre ce que j’ai compris. G . G.

Un livre qui a la puissance d’un roman, traversé par l’antisémitisme, les secrets de famille, l’art, la folie et l’amour. Un autoportrait bouleversant.

La voix est juste, la langue magnifique, le livre renversant. Olivia de Lamberterie, Elle.

 L'Intranquille

Biographie de l’auteur

Gérard Garouste, né le 10 mars 1946 à Paris, est un peintre, illustrateur, décorateur et sculpteur français. Il est devenu, au cours des années 1980, l’un des peintres français les plus importants et internationalement reconnus. Depuis 1979, il vit et travaille à Marcilly-sur-Eure dans l’Eure, où il a fondé une association d’action éducative et sociale d’aide aux enfants par l’art nommée La Source.

« Rien ne s’oppose à la nuit », Delphine de Vigan, Lattès

Présentation de l’éditeur

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire.
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence.
Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

Delphine de Vigan parle de sa mère dont la bipolarité l’a menée au suicide.
Rien ne s'oppose à la nuit

Biographie de l’auteur

Delphine de Vigan est notamment l’auteur du best seller No et moi, plus de 400 000 exemplaires vendus toutes éditions Prix des Libraires 2008, adapté au cinéma par Zabou Breitman, et des Heures souterraines (2009), près de 100 000 exemplaires vendus en édition première et traduit dans le monde entier. Elle faisait partie de la dernière sélection du Goncourt. Elle vit à Paris.

« Une certaine idée du bonheur », Rachel Kadish, Sonatine

Présentation de l’éditeur

Le bonheur n’a rien à nous dire. Contrairement à la tragédie, à la souffrance, au mal-être, il est le plus souvent réduit à une série de clichés, plus ou moins paradisiaques, sans grand intérêt. Un champ de pâquerettes. Aussi Tracy Farber a-t-elle décidé de le réhabiliter, de prouver par tous les moyens qu’une existence heureuse peut aussi être passionnée, profonde et palpitante. Lorsque, à l’abri de ses livres et de ses théories, elle dissèque l’existence de ses proches, sa thèse semble prometteuse. Mais, quand sa vie personnelle est bouleversée par une rencontre amoureuse qui la pousse à quitter son poste d' »observatrice », elle se rend vite compte que toutes ses positions intellectuelles ne lui sont pas d’un grand secours. Avec cet ouvrage à la fois spirituel et désopilant, Rachel Kadish dresse le portrait d’une jeune femme d’aujourd’hui, bien décidée à ne pas se laisser duper par les clichés romantiques. Un livre plein de verve et de poésie sur notre quête inlassable du bonheur.
L’un des personnages secondaires est bipolaire: Elizabeth, brillante doctorante, qui va voir ses recherches perturbées par le délire puis la dépression.
Une certaine idée du bonheur

« Le Journal de Léa », Elie Hantouche, Nathalie Faucheux, Odile Jacob

Présentation de l’éditeur

« Je m appelle Léa. Mes angoisses et mes pensées intrusives, c est comme des décharges électriques qui me paralysent de terreur. Elles lacèrent mon cerveau et parasitent mes pensées sans que je puisse réagir pour les neutraliser ou simplement les négliger… mais je ne suis pas folle ! Le seul moyen que j ai trouvé pour les apaiser, c est de regarder des films, d y puiser des solutions. »
Léa est une jeune femme de 24 ans. Depuis plusieurs années, elle souffre de troubles étranges : elle répète sans cesse les mêmes gestes ou les mêmes phrases, elle est envahie par des pensées gênantes… Pourtant, le cas de Léa n est pas isolé : rien qu en France, son trouble touche des centaines de milliers de personnes.
C est à travers les films de ses réalisateurs préférés que Léa va tenter de raconter son histoire et surtout de comprendre ce dont elle souffre.
Un éclairage inédit, à la fois médical et original, sur une maladie complexe.

 Le Journal de Léa

Biographie de l’auteur

Élie Hantouche est médecin psychiatre, fondateur du Centre des troubles anxieux et de l humeur (CTAH) et secrétaire du Forum européen bipolaire. Il est l auteur de plusieurs ouvrages, notamment Troubles bipolaires, obsessions et compulsions. Les reconnaître et les soigner.

Nathalie Faucheux est scénariste et réalisatrice de courts métrages. Elle est également art-thérapeute. Elle a mis en place un atelier de
communication en prison et utilise le cinéma comme outil thérapeutique.

« Je ne veux pas mourir, mais en finir avec la vie », Ann Heberlein, Actes Sud

Présentation de l’éditeur

Oscillant entre des élans d’enthousiasme et des crises de dépression profonde, Ann Heberlein lutte perpétuellement pour sa survie. Comment une journaliste talentueuse, mère de trois enfants, aimée de son mari, choyée par ses amis, peut-elle ressentir l’envie de mourir ? Dénonçant le silence qui entoure les maladies psychiques, cette intellectuelle suédoise livre ici un témoignage bouleversant – qui a déjà rencontré un très grand succès en Suède. Pour échapper aux crises existentielles provoquées par sa pathologie, Ann Heberlein réfléchit à sa condition, mais pointe aussi du doigt les failles du corps médical face à sa souffrance. Véritable plongée au coeur d’une maladie que l’on soigne autant avec des mots qu’avec des médicaments, son travail d’écriture et de réflexion est un formidable outil pour comprendre les ressorts complexes de la bipolarité et de la pulsion suicidaire.

 Je ne veux pas mourir, mais en finir avec la vie : Expérience bipolaire et suicide

Biographie de l’auteur

Ann Heberlein, écrivain et journaliste de
renom, travaille pour les plus grands journaux suédois. Diagnostiquée bipolaire
en 2001, elle fréquente depuis son adolescence les instituts spécialisés pour
lutter contre sa maladie. Elle a survécu à plusieurs tentatives de suicide.

« Malade mentale, je traîne ma douleur de porte en porte »

Par Dorothée Do | Prof de philo | 07/05/2011 | 13H11

Bipolaire depuis dix ans, Dorothée n’a été diagnostiquée que cette année. Dépistage, prise en charge : elle dénonce des lacunes.

Une femme, le front sur une table -

La dernière fois que j’ai vu Glenn Close en images, ce n’était pas dans « Les 101 Dalmatiens », mais dans un clip vidéo visant à promouvoir la maladie mentale : on y voit des femmes et des hommes dans le hall d’une gare pleine d’activité. Certains sont en bonne santé et vêtus habituellement, d’autres portent un t-shirt blanc avec leur pathologie (« bipolaire », « schizophrène », « autiste »…) et sont accompagnés par leur sœur, leur frère, leur mère, leur nièce. Petit à petit, ils finissent vêtus comme monsieur Tout-le-monde, et ne reste que le fourmillement quotidien de cette gare.

Dans la réalité, la maladie mentale fait toujours aussi peur que Glenn Close dans « Les 101 Dalmatiens ». C’est sans doute parce qu’être atteint d’une maladie mentale et vouloir se soigner relève d’un parcours… de fou.

Ne pas mourir avant d’avoir un diagnostic, parcours du combattant

J’ai 27 ans, et je suis bipolaire de type II depuis au moins dix ans. Cela signifie que j’alterne des phases de dépression très fortes, avec des phases de suractivité (manies), chaque cycle durant plusieurs semaines et compromettant mon rapport à la réalité : chaque retour est de plus en plus difficile.

Pourtant, je n’ai été diagnostiquée que cette année, après une tentative de suicide pendant une dépression sévère, une hospitalisation dans un hôpital public de secteur où j’ai vu un psychiatre, un suivi psychologique pendant des mois, des rechutes à tout-va. Je suis maintenant traitée grâce à un régulateur d’humeur, et je suis une thérapie avec un psychiatre.

Cela ne m’a pas empêchée de faire sept ans d’études (je suis maintenant professeur de philosophie après avoir fait une grande école), de vivre en couple, d’être entourée d’amis, d’avoir des projets.

Et pourtant, non diagnostiqués, 15% à 20% des bipolaires meurent par suicide. Je fais donc partie de la majorité des rescapés, heureusement. Mais pourquoi faut-il en moyenne dix ans pour être dépisté et pris en charge ?

Le retard des médecins en matière de soins essentiels

Les cycles de la bipolarité n’apparaissent pas tout de suite, et il est parfois difficile de la diagnostiquer. Cependant, cela n’explique pas pourquoi la plupart des malades sont si mal pris en charge.

A 17 ans, pendant une première dépression, une tentative de suicide qui m’avait fait atterrir en cardiologie, et sur conseil de mon médecin de famille, je me suis fait interner dans l’hôpital psychiatrique de ma ville.

C’était la cour des miracles ; une ado amenée par un éducateur, une vieille femme sous curatelle en attente d’une place en maison de retraite, un homme qui avait une addiction au tabac et à l’alcool, le tout mélangé dans un service débordé et incompétent. Je suis sortie cinq jours plus tard avec le diagnostic suivant :

« Tu travailles bien à l’école, ça va passer. »

J’ai vu un médecin pendant cinq minutes. Je suis ressortie sans suivi. Mes autres expériences sont du même acabit.

Maintenant que je suis plus éclairée et plus âgée, j’ai cherché un médecin qui pourrait me prendre en charge correctement. C’est là que la deuxième peine et le deuxième parcours du combattant commencent. Car la France aime les querelles de chapelle, et les disputes atteignent des sommets quand on parle de l’esprit et du cerveau :

  • les psychanalystes, très à la mode dans la génération précédente et aujourd’hui très critiqués, ne sont pas à même de prendre en charge des bipolaires : leur manière de procéder accentue souvent les troubles dépressifs et n’aide pas les malades à structurer leur vie quotidienne pour accéder à une certaine stabilité. S’ils sont honnêtes, ils l’avouent immédiatement ;
  • les théories cognitives et comportementales (TCC), très à la mode aujourd’hui (et demain décriées ? ) axent leur approche sur l’éducation du patient à sa maladie et cherchent à lui donner le plus d’autonomie dans la manière dont il appréhende ses cycles. Elles donnent de bons résultats en terme de prévention mais ne sont pas suffisantes pour stabiliser.

Je suppose que la majorité des bipolaires est donc dans mon cas : avec un médicament à prendre quotidiennement (un régulateur d’humeur plus ou moins efficace), et trente minutes de thérapie assez passive toutes les deux semaines.

Nous voici donc coincés entre ceux qui pensent que la bipolarité peut être due à des traumatismes de l’enfance et qu’il faut fouiller jusqu’à la nausée dans des souvenirs, et d’autres qui pensent qu’il faut mettre en place des stratégies et une hygiène de vie basées sur les comportements assez stéréotypés.

Le malade traîne sa douleur de porte en porte

Restent les centres experts bipolaires (centres de recherche), qui cherchent le substrat physique de la maladie en termes de génétique, et c’est encore là qu’on est le mieux reçu, si notre dossier a pu être accepté.

Rien n’a changé : le malade mental, tout aussi informé et actif qu’il soit, peut toujours traîner sa douleur de porte en porte, parfois jusqu’à l’épuisement, sans que sa douleur soit atténuée.

Quand il ne sait plus vers qui se tourner, et qu’il n’est pas encore tombé dans le giron d’un mauvais conseiller payant ou d’une secte, il finit sur un forum de discussion, ère de repos pour malades fatigués…

Mais là encore, surprise ! Les forums de discussion ont aussi leurs idées et leurs querelles de chapelle… En somme sont très orientés pour l’une ou l’autre des théories. Récemment, je me suis fait bannir d’un forum de discussion parce que mes propos ne correspondaient pas à la ligne théorique du groupe de malades concernant les soins !

Et on finit par se demander pourquoi cette double peine nous est infligée.

Admettre que l’on n’est pas prêts face aux malades mentaux

Peut-être que ces errements très communs et si désespérants pour les malades mentaux n’auraient pas lieu si on finissait enfin par admettre que l’on n’est pas prêts :

  • ni encore assez avancés pour soigner certaines maladies qui touchent le cerveau mais aussi le sujet qui porte ce cerveau ;
  • ni encore assez honnêtes pour savoir comment se comporter face aux malades mentaux qu’on ne fait qu’esquiver.

Quand on n’arrive pas à soigner un cancer, on le dit au malade, on ne le fait pas courir de porte en porte : de grâce, faisons pareil avec les malades mentaux ! On arrive à stabiliser difficilement la bipolarité, alors dites-le clairement messieurs les médecins, mais ne nous faîtes pas attendre pour rien quand vous êtes dans l’impasse.

Quand on voit qu’un collègue absent depuis un an et qui a triomphé d’un cancer revient au travail et que tout le monde le félicite de son combat, de grâce, faisons pareil avec le dépressif, avec le bipolaire, ou l’autiste, qui sont aussi des héros du quotidien !

Parce que le malade mental subit une triple peine :

  • il est gravement malade, parfois invalide, et il souffre ;
  • il est souvent mal soigné au début de sa prise en charge ;
  • et très souvent, il ne peut le dire à personne en public de peur d’être stigmatisé.

J’ai une maladie mentale, cela ne m’empêche pas d’être un bon professeur qui fait progresser ses élèves malgré son cerveau bancal, d’être une bonne compagne qui aime et soutient malgré sa fragilité, d’être une bonne amie, drôle et présente malgré ses absences.

Je suis prête à le dire et à l’inscrire sur un T-shirt, comme les malades du clip de Glenn Close.

Je suis prête, mais vous ?

Photo : une femme, le front sur une table – « série Candice » (Olivier Culmann/Tendance Floue)

http://www.rue89.com/2011/05/07/malade-mentale-je-traine-ma-douleur-de-porte-en-porte-202823

« De l’exaltation à la dépression », Kay Redfield Jamison, Robert Laffont

De l'exaltation à la dépression : Confession d'une psychiatre maniaco-dépressive

Présentation de l’éditeur

 » Il y a une souffrance, une jubilation, une solitude et une terreur propres à la folie maniaco-dépressive. Dans les envolées, c’est fantastique. Les idées et les émotions fusent à la vitesse des étoiles filantes. Et puis soudain tout change. La lucidité fait place à une confusion accablante…, on devient irritable, mauvais, craintif, insupportable, totalement égaré dans les plus sombres cavernes de l’esprit. Et cela n’a pas de
fin, la folie creusant elle-même sa propre demeure.  » Psychiatre de renom, elle-même atteinte par cette maladie particulière qui conduit de l’exaltation à la dépression, Kay Redfield Jamison donne ici un témoignage unique de vérité et de justesse. Elle raconte son parcours, les moments de folie et les éclairs de lucidité, elle révèle sa lutte contre la maladie depuis l’adolescence et en quoi ses troubles ont conditionné toute sa vie, jusqu’à sa carrière elle-même.  » Le livre de Kay Redfield Jamison s’est emparé de moi dès les premières pages. Il est unique dans la littérature sur la maniaco-dépression par son courage, son éclat, sa beauté  » (Oliver Sacks, auteur de L’Homme qui prenait sa femme pour un
chapeau).

Biographie de l’auteur

Kay Redfield Jamison est professeur de psychiatrie à l’Ecole de médecine de l’université John Hopkins. Elle a déjà publié Touché par le feu : la maladie maniaco-dépressive et le tempérament artistique.

Catherine Zeta-Jones veut régler ses comptes avec un film sur les maladies mentales

Par Team le 27 avril 2011 – Thèmes : Catherine Zeta-Jones

La femme de Michael Douglas, diagnostiquée bipolaire et souffrant de troubles dépressifs ,veut faire un long-métrage sur les maladies psychologiques .Forcée( ?)d’admettre qu’elle avait de graves problèmes, elle a du se résoudre à en parler sur la place publique comme jamais aucune autre personnalité ne l’avait fait avant elle.

Un documentaire serait la forme envisagée pour traiter entre autres des désordres bipolaires .L’actrice britannique a d’ailleurs toujours voulu passer derrière la caméra sans en sauter le pas. »Catherine est très intéressée par cette idée-c’est un moyen à la fois pour elle d’accéder à cette envie et aussi de tordre le cou à certains préjugés sur les maladies mentales »,confie un proche du couple.A suivre donc.

http://www.ninapeople.com/-catherine-zeta-jones-veut-regler-ses-comptes-avec-un-film-sur-les-maladies-mentales-a48247.html

Next entries » · « Previous entries