Pourquoi un schizophrène ne veut pas travailler?

Encore une question entrée sur google qui a mené à mon blog.

Je répondrais: pourquoi un tétraplégique ne veut pas courir?

Bon, ça c’était histoire de faire une comparaison parlante et caricaturale. Les choses sont un peu plus compliquées que ça dans la schizophrénie, puisque certains arrivent à travailler. Il faut donc plutôt comparer l’incapacité de beaucoup de schizophrènes à travailler à celle d’autres personnes souffrant de maladies invalidantes.

C’est fatiguant, épuisant émotionnellement, source d’angoisse, de déréalisation, voire de délire. Le travail, s’il a de bons côtés, est d’ailleurs souvent source de difficultés pour tout le monde. C’est donc d’autant plus compliqué quand on est schizophrène.

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Il ne s’agit pas seulement de volonté mais de possibilité. Si certains arrivent à trouver un équilibre dans le travail, c’est destructeur pour d’autres. Ceux qui travaillent le font en général en sacrifiant d’autres choses: vie sociale, vie de couple. Il en existe sans doute, mais à ce jour je n’ai rencontré aucun schizophrène qui ait un travail, une vie de couple et une vie sociale. En général, c’est un des trois.

J’ai un travail, mais je dois être seule chez moi le soir si je veux tenir le coup, j’ai besoin de calme et de solitude après une journée de travail. Je ressens de façon exagérée les bruits, les mouvements, les interactions avec les gens. Si je n’ai pas de sas de décompression, je suis en surchauffe et ça finit par exploser. Je pourrais vivre avec quelqu’un si je ne travaillais pas et pouvais rester seule la journée. Faire les deux, c’est tout simplement impossible, ce n’est pas une question de volonté.

Donc, si un schizophrène ne « veut » pas travailler, c’est sans doute qu’il n’y arriverait pas sans rechuter. C’est un moyen de se préserver, pas un caprice. Et ça ne veut pas dire non plus que ça ne peut pas évoluer.

J’ajouterai que lorsqu’un schizophrène est rétabli et veut travailler, le monde du travail ne l’y aide pas. Allez expliquez le trou dans votre CV par une maladie comme la schizophrénie, et vous verrez si l’employeur vous rappelle.

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100 commentaires »

  1. behemothe Said:

    Rien à ajouter.

  2. Igor Thiriez Said:

    Une théorie similaire est parfois avancée pour tenter d’expliquer l’autisme. Une défaillance de filtrage sensoriel laisserait le sujet en proie à un bombardement de stimulations auxquelles il ne parviendrait logiquement pas à faire face. Ceci pourrait donc expliquer ce besoin de « repos » sensoriel après une journée de travail.
    Il est possible que les efforts de concentration, également en jeu dans le travail mais aussi dans toute forme d’interaction sociale, soient beaucoup plus difficile avec la maladie et le traitement, et nécessite logiquement une sorte de repos « attentionnel ».

  3. Anonyme Said:

    Je suis entièrement d’accord avec cet article et les deux commentaires qui suivent ! Mon article « VÉRITÉS SUR LA SCHIZOPHRÉNIE ! », que j’ai déposé sur le Forum : LA MALADIE AU QUOTIDIEN du site http://www.psychologies.com bien que le thème principal n’en soit pas le travail va dans le même sens ! À toutes fins utiles et pour votre gouverne, je vous le communique ci-dessous :

    EXTRAIT DU BLOG
    SCHIZORÉFLEXIONS :
    DU ZOMBISME
    À LA JOIE DE VIVRE
    06/08/1945-06/08/2011
    http://zen75.blogspot.com
    et du SITE
    http://www.psychologies.com

    VÉRITÉS SUR LA SCHIZOPHRÉNIE
    (TEXTE REVU ET CORRIGÉ) !

    En France 1 % de la population est atteinte de schizophrénie, 15 % des schizophrènes travaillent, 3 % se marient, 1 % ont des enfants, et 1 % sont SDF ! Et d’après d’autres statistiques 1/3 sont en prison, 1/3 sont SDF et 1/3 sont déments à l’hôpital psy ! La maladie psy frappe les garçons (en général entre 15 et 25 ans) plus tôt que les filles (en général entre 25 et 35 ans). Elle serait moins grave chez elles que chez eux ! Même aux doses très faibles d’antipsychotiques, rares sont les employeurs qui gardent bien longtemps des schizophrènes tellement ils sont toujours très ralentis dans leur travail par rapport à leurs collègues ! Aux doses moyennes ils se sentent suicidaires et aux doses fortes ils ont des crises de narcolepsie (ils ont sans cesse besoin de se coucher, et ils s’endorment réellement) ! Même avec les nouvelles molécules stimulantes, quel que soit le dosage, ils se sentent toujours impotents, invalides, camisolés, etc. ! Un schizophrène sur deux fait au moins une tentative de suicide dans sa vie et un sur six réussit toujours à se donner la mort ! 1 crime sur 200 est dû à la schizophrénie, en général parce que le traitement n’a été que peu ou pas suivi ! 15 % des schizophrènes ne font qu’une seule crise sans suite après leur sortie d’hôpital psy (cf. l’émission sur France 2 Savoir Plus Santé « Mieux comprendre la schizophrénie ! » du 20 novembre 2004) ! C’est-à-dire qu’ils ne prendront plus jamais de médicaments psys et ne feront plus jamais de rechute ! Des schizophrènes guérissent définitivement mais on en parle peu ! En général, c’est parce qu’ils ont refusé de suivre les conseils de leur psy leur demandant de continuer leur chimiothérapie psy à vie ! Aucun médecin ne peut conseiller l’arrêt de ses médicaments psys à un schizophrène : on ne peut jamais prédire leur avenir, ça devient une loterie ! Pour 75 % des schizophrènes qui arrêtent leur chimiothérapie psy, c’est la rechute assurée dans le délai d’un an ! Quant aux causes de la schizophrénie les hypothèses sont actuellement plurifactorielles ! Le STRESS souvent dû à une situation de double contrainte (des sentiments contradictoires dans une situation duelle souvent sentimentale) provoquerait un dérèglement CHIMIQUE dans le cerveau, sous la forme d’un excès de dopamine au niveau des neurotransmetteurs ! La GÉNÉTIQUE : il y aurait des anomalies sur plusieurs gènes (notamment le 22e et/ou il y aurait aussi un 47e chromosome supplémentaire qui serait trisomique, etc.) ! Mais en réalité 50 % des jumeaux monozygotes ne deviendront jamais schizophrènes et s’ils sont élevés dans une famille d’accueil, 5 % de tous les jumeaux seulement seront malades psys ! On dit aussi que si un enfant est schizophrène le risque pour la fratrie de devenir schizophrène est alors de 10 % ! Mais dans une même famille, il y a un élément bien plus commun aux frères et sœurs que les anomalies génétiques : l’ÉDUCATION ! Dès la naissance, la mère peut rejeter son enfant : celle-ci lui déverse ce que Bruno Bettelheim appelle « le fameux lait noir » : elle désire sa mort ou regrette qu’il soit en vie : il en résultera « la forclusion du Sein-de-la-Mère » (Œdipe La Chaise) : le sein de celle-ci revient de l’extérieur à l’adolescence ou au début de l’âge adulte dans la réalité comme persécuteur, à la suite d’un choc affectif ! C’est l’intervention de la mère en position symbolique (infirmière, professeure, bonne sœur, etc.), dans une situation duelle souvent sentimentale (un homme et une femme) à l’adolescence ou au début de l’âge adulte, qui déclenche la crise ! Celle-ci rappelle à l’adolescent ou au jeune adulte la mère qui lui a manqué pendant sa petite enfance ! La personnalité fragile, choquée, se déstructure, s’effondre, etc. ! Ensuite l’entrée dans le complexe d’Œdipe se passe mal : la mère (déçue par son mari, par l’existence, ou bien psychotique, paranoïaque, etc.) jouit de son enfant comme s’il était devenu son phallus : elle ne lui fait pas voir qu’elle a réellement un autre homme dans sa vie (son mari), qu’il doit (si c’est un garçon) le prendre comme modèle (pour pouvoir, plus tard, à son tour, séduire les jeunes filles ou femmes) ! Si bien que comme le dirait Sigmund Freud à propos de l’Homme aux loups : « Il avait rejeté la castration ! » Comme le père n’a pas sa place entre la mère et l’enfant, il en résultera « la forclusion du Nom-du-Père » (Jacques Lacan) ! C’est son intervention en position symbolique (médecin, militant syndical ou politique, curé, etc.) dans une situation duelle souvent sentimentale (un homme et une femme) à l’adolescence ou au début de l’âge adulte, qui déclenche la crise ! Il revient de l’extérieur dans la réalité comme persécuteur ! La crise rappelle le père qui a manqué à l’adolescent ou au jeune adulte dans sa petite enfance, et la personnalité fragile, choquée, se déstructure, s’effondre, etc. ! On peut dire que le petit enfant a fait une indigestion de ses parents et qu’il les a ainsi rejetés, vomis, etc. Ils ne se sont pas alors inscrits dans son inconscient ! Celui-ci n’a pas pu se structurer du point de vue du langage sentimental et sexuel ! Si la schizophrénie est bien une maladie du stress, elle est donc bien aussi une faille dans la parole (et notamment bien sûr vis-à-vis du sexe opposé avec lequel il y a un blocage psychologique) ! Dernière explication : la SOCIÉTÉ ferait de certaines personnes des boucs émissaires : il en résulterait une situation de double contrainte avec dérèglement chimique dans le cerveau se traduisant par un excès de dopamine ! Les schizophrènes sont-ils tous soignés comme ils le devraient ? De 1988 à 2002, la gauche comme la droite ont supprimé plus de 50 000 lits en psychiatrie et plus de 20 000 infirmières en psychiatrie ! Et actuellement, c’est pire ! Et même la formation des étudiants en psychiatrie en psychopathologie et en psychanalyse a été supprimée ! Le nombre d’hospitalisations sous contrainte a doublé depuis 1993, mais par contre dans vingt ans, le nombre de praticiens hospitaliers aura, lui, diminué de moitié ! La diminution des lits en psychiatrie a fait et fait toujours que les psychiatres et les assistantes sociales disaient et disent toujours aux psychiatrisés : « Vous n’êtes pas suffisamment malade pour qu’on vous garde à l’hôpital ! D’ailleurs l’hôpital ce n’est pas l’hôtel ! Et de toute façon on vous donne le numéro du SAMU social ! ». Si bien que des milliers de schizophrènes se sont retrouvés et se retrouvent toujours SDF, sans aucun soin ni suivi ! Pour ceux qui ont des soins psys, ceux-ci consistent, bien sûr, essentiellement, en la chimiothérapie et la psychothérapie ! Rencontrer l’amour, se marier, travailler, comprendre les causes psychologiques de sa schizophrénie, mais aussi participer à des SAVS, des GEM, etc., permettent, après de très longues années, aux schizophrènes de diminuer considérablement le dosage de leurs médicaments psys, et même un jour de déclarer : « Je suis tiré d’affaire ! » Mais tous restent imprévisibles !

    SCHIZOZENLIBRE

  4. le ch'timi Said:

    Tout est dit…OK…..
    Amitiés
    Patrick

  5. je suis shizophrène sur bordeaux et je n’ai pas du tout envie de travailler j’ai 26 ans dans un mois et je prefere etre sdf que travailler ca c’est sur mdr!!!

  6. Lana Said:

    C’est une façon de voir les choses… Personnellement, je parlais de capacité plus que d’envie.

  7. yannick Said:

    oué mais la capacité je ne l’ai pas non plus je suis invalide de 50 à 75% et je touche l’AAH a peu près 730€ et ils m’ont dit « votre handicap ne vous permet pas actuellement d’exercer un emploi » mais ils ont raison j’ai deja essayé de travailler mais je n’y suis pas du tout arrivé à chaque fois ca s’est mal passer donc c’est pour ca de mon coté qu’il n’y la capacité ni l’envie.

  8. lionel Said:

    Salut,

    Cela va faire un dizaine d’années que suis soigné pour la schizophrénie; adolescent, je fumais, je buvais, je errais, etc…
    Actuellement, j’ai trente ans, suis comme qui dirait, marié, j’ai un fils de 4 ans, le deuxième est en cours de chemin, cela fait depuis 2006 que j’ai un emploi stable.
    Pour concilier travail, vie de couple, vie de père de famille,
    Franchement, c’est pas du gâteau!
    Je dirais plutôt que c’est galère mais pas irréalisable en tout cas me concernant.
    Je crois, qu’avec une hygiène de vie, à la limite de l’irréprochable, il peut découler une aisance de vie, ma foi, acceptable.
    J’ai testé différents traitements, actuellement je prends du Zyprexa.
    Pour tous ces traitements, j’ai ressenti une fatigue constante, et incommensurable!
    Elle persiste, c’est pour moi le plus grand désagrément des effets secondaires.

    Malgré mes angoisses, que j’ai appris à gérer tant bien que mal, à force du temps; malgré ce sentiment, qui revient parfois de persécution, Je pense qu’une hygiène de vie permet, d’aller de l’avant.
    Je suis fatigué. Mais je ne peux pas baisser les bras, mes contacts relationnels sont de moyennes qualité, dû, à mon apathie du moins à mon manque d’empathie, je n’ai pas beaucoup d’énergie pour pouvoir faire face aux agressions extérieures, mais la joie que m’apporte mon fils ainsi que les difficultés qui sont inévitablement liées, me poussent à ne pas me laisser dépérir comme je pouvais le faire auparavant.

    Comme je l’ai déjà expliquer à mon médecin, à 20 ans, je buvais à outre mesure, je fumais un à deux paquets de cigarettes par jour, je fumais du cannabis quotidiennement et en quantité démesurée, soit, aujourd’hui, j’ai tout stoppé et suis face à cette maladie qui me déstabilise encore, mais je suis sur, du moins j’espère, pouvoir prendre un jour le dessus sur elle.

    Que dire, je tiens par ce message, en réalité le seul posté sur internet depuis dix ans, pouvoir garder cette force de vie.
    J’aime ma femme, je ne veux pas la perdre, je veux voir mes enfants grandir, je veux pouvoir leur apporter un bagage suffisant, je redoute mes moments de crise d’instabilité. Ils sont épouvantables, je redoute le manque de prise en charge de ma part, le manque d’autonomie.

    Je fais mon chemin.

    Ainsi va la vie.
    Je ne prétends pas devoir recevoir plus de compassion, mais souhaite être entendu, et quelque peu compris.

    Amicalement,

    lionel

  9. Lana Said:

    Merci pour ton témoignage. C’est vrai, ce n’est pas facile tous les jours quand on est schizophrène, et il faut lutter, mais certaines choses en valent la peine, l’amour entre autre comme tu le dis. Se laisser dépérir comme tu le faisais, rester seul, isolé, n’est pas facile non plus de toute façon. Donc c’est à chacun de choisir ce pour quoi il veut se battre et comment il veut vivre.

  10. Alain Said:

    C’est vrai que parfois on peut faire un choix, mais parfois il est imposé, notamment en cas d’absence de soutien familial. Certains s’en sortent, peu, d’autres errent, comme disait Lionel. Il faut une volonté de fer pour s’en sortir.

  11. Lana Said:

    Le travail n’est pas toujours un choix, c’est vrai, je parlais plutôt en général en disant ça. Et dire qu’on choisit pour quoi on se bat ne veut pas dire non plus qu’on y arrive!

  12. Anonyme Said:

    j’ai un fils de 34 ans qui à 18 ans a eu une très forte dépression. Aujourd’hui, rien n’est évident, il vient de m’annoncer qu’il ne veut plus travailler. Il a un traitement, je pensais que cela allait le stabiliser mais je me rend compte que rein n’y fait, je voudrais comprendre où est la faille qu’est ce qu’il faut que je fasse

  13. Alain Said:

    Pourquoi veut-il s’arrêter de travailler ? Des difficultés au travail ou des symptomes qui s’agravent ou qui reviennent ?

    Il faut aussi comprendre que lorsqu’on est malade, le travail est 20 fois plus difficile que pour quelqu’un d’autre. Je dis 20 au hasard, pour certains, c’est moins, pour d’autre plus. Il faut non seulement subir les contraintes « ordinaires » du travail avec la pression qui s’accentue dans les entreprises, mais il faut aussi « gérer » son stress, ses pensées noires, l’indifférence ou l’animosité de ses collègues, la difficulté de concentration, etc.

    Trouver un travail moins stressant peut être parfois une bonne solution.

  14. edith Said:

    Bonjour à tous, je viens de découvrir ce blog, que je trouve sublime et tellement ancré dans la réalité.
    Je suis étudiante assistante sociale en dernière année, dans un hôpital psychiatrique, où je travaille avec mes patients en co-construction sur leur projet de vie et la réalité sociale.
    Je suis en train de rédiger mon mémoire de fin d’étude sur la prise en charge sociale des personnes schizophrènes. Je cherche à savoir si le modèle social actuel est adapté (ou en quoi il ne l’ai pas) à cette maladie et me questionne sur des ajustements à mettre en place dans la relation AS/schizophrène, allant vers le mieux être du patient et son autonomie.
    Je cherche des personnes soufrant de schizophrénie qui accepteraient de répondre à mon cour questionnaire (2 pages), que j’ai construis de façon à être le moins intrusif possible. Celui-ci est anonyme et servira de base à ma réflexion. Si vous acceptez de me consacrer un peu de votre temps, vous pouvez m’envoyer un mail ed.sas@live.fr, pour que je vous l’envoie. Merci d’avance et bonne continuation.
    edith

  15. christophe Said:

    Je crois que quand le monde médical déclare une maladie comme la schizophrénie, il ne faut pas non plus en demandé de trop à son patient.
    Le travail, le mariage et les enfants, tout ces pseudo investissement d’intégration n’a aucun intérêt pour la personne atteint de la maladie.
    Et Il n’y a qu’à regardé les chiffres des personnes dites normales : de divorce, de licenciement, d’enfant maltraité, de femme battus …
    La personne atteint de la maladie n’as de compte à donner à personne, car le principal c’est de s’occuper de sa stabilité et non de se confronter à des difficultés qui font partis intégrante de sa maladie.
    Car le problème dans la schizophrénie n’est pas de s’intégrer au monde social mais justement qu’il en rechute pour pouvoir avoir encore plus de pouvoir sur lui.
    Eh oui, c’est plus facile de dire que la personne est malade ou à des difficulté quand elle échoue dans son intégration sociale que l’inverse.
    Que dirait le monde médicale d’une personne malade qui utilise ses droits ou ses difficultés pour rester dans une situation des plus confortables pour elle, qu’elle a besoin d’un traitement plus fort ou d’une hospitalisation rapide ou d’un suivis bien plus sérieux … laisser moi rire !
    C’est un peu l’histoire du lièvre et de la tortue, et bien pour une fois la tortue c’est le schizo qui connaît sa situation morale et qui de part tout ces dangers sociaux, ne veut pas s’y investir car il sait que c’est lui le malade dans beaucoup de problème.
    Preuve du délire, où sont les chiffres de schizophrène qui rechute plus fortement après avoir essayé de s’intégrer un peu plus socialement, pourtant demandé par le monde médicale.
    Alors si la personne est vraiment malade, pourquoi lui en demandé autant. Car même une personne ordinaire n’aurait parfois aucun intérêt à faire ce que vous lui demanderiez par rapport à un malade !
    Dans la schizophrénie, il y a un taboo entretenue par le monde médicale, c’est la confrontation de l’entourage face à ce qui est et sera l’avenir du malade, qui si il était expliqué et développer se garderai bien de le déclarer aussi.

  16. Lana Said:

    Que certains n’arrivent pas à travailler ne veut pas dire qu’aucun schizophrène ne peut le faire. C’est à chacun de voir ce qu’il est capable de faire au fil du temps, ce qu’il souhaite pour lui-même. On ne peut pas faire de généralités et encore moins dire à des gens qui entreraient dans la schizophrénie qu’ils doivent d’office faire une croix sur le travail et la famille.

  17. christophe Said:

    Dans la vie c’est bien de croire ou d’avoir de l’espoir ! on ne peut pas vivre sans !, Tout le monde fonctionne comme çà ! .
    Seulement voilà les risques de rechutes lié à des engagements sociaux ou autres trop important sont sûrement plus grave qu’un malade qui s’occupe de soi.

    Le psy doit être là pour prévenir et non soigner quand il est trop tard.
    Bref je dirai aux personnes malades ne penser qu’à vous parce que même des personnes normales chutes souvent à croire je ne sais quoi, la maladie est la chute de sa vie la cause et les conséquences de son avenir et faire comme tout le monde ne changera rien à votre statut et votre destin.
    « C’est pas parce qu’on fait comme tout le monde que … »

  18. Lana Said:

    Il ne s’agit pas de faire comme tout le monde mais de savoir ce qu’on veut faire de sa vie. Je connais pas mal de schizophrène qui se sont concentrés sur leur maladie, et quand ils vont mieux, ils sont déprimés parce qu’ils n’ont rien fait pendant des années, s’ennuient et sont isolés, et finalement ne sortent jamais de le maladie.

  19. Lana Said:

    J’ajouterais que la vie est un risque, pour tout le monde aimer, travailler, avoir des amis, etc. c’est prendre le risque de souffrir. Il est sans doute plus grand pour les schizophrènes, mais je pense qu’il en vaut la peine. Dans les schizophrènes que je connais, ceux qui ont pris ce risque vont finalement mieux que ceux qui ne l’ont pas pris, même si ça a été plus difficile par moments.

  20. Alain Said:

    Ton point de vue est positif. On pourrait cependant voir les choses autrement, est-ce que ce sont les malades qui vont le mieux qui ont assez de forces pour se mettre au travail ou est-ce l’inverse ? Un peu des deux ?

  21. christophe Said:

    Le soucis de l’engagement , c’est qu’ on peut faire le bilan seulement lorsque cette engagement est terminé depuis un certain temps. En avoir le recul nécessaire. Là, la personne sait si çà en valus la peine.
    « Parce que tu es aime et est heureux de manger, tu ne regrettera pas tes kilos en trop ? »
    Et puis on ne peut pas dire je suis plus heureux parce que j’ai fait ceci ou fait cela, car la personne ne sait pas réellement si une autre situation ne lui aurait pas plus d’avantage.
    Le problème c’est qu’on ne reviens jamais sur ces choix, ou seulement dans les grandes difficultés.
    Il y a toujours des inconvénients dans ce que l’on fait certes, maintenant reste à savoir si l’avenir préserve de sa volonté.
    La schizophrénie est une maladie invalidante à vie et cela veut bien dire ce que cela veut dire.
    Certes il est beau d’avoir une vie comme on la vois ou comme tout le monde, seulement les schizophrènes ne sont pas réellement comme tout le monde puisqu’ils sont déclarer malade mentale.
    Quand on prend une route sans pouvoir faire demi-tour, il faut mieux se fié à celle qui nous correspond le plus. Le temps est encore bien plus précieux pour un malade, alors il vaut mieux ne pas le perdre contre soi-même.
    Quand on ne s’engage pas dans quoique se soit, il y a en réalité toujours une réussite au bout du fil alors que celui qui se perd dans ses envies de « …. » auras sûrement beaucoup plus de peine et de mal à s’en remettre.
    Moi je ne conseillerai pas, à des malades mentales de faire comme Monsieur tout le monde, car paradoxalement c’est peut être une de cette chance qui lui ait offerte.

  22. Lana Said:

    Alain, je suis d’accord avec toi. Ce qui ne me plaît pas, c’est de directement s’enfermer dans l’étiquette de schizophrène et de se dire je ne peux rien faire puisque je suis malade. Après, c’est une conception de la vie, on peut se dire je suis malade je n’essaye rien ou je tente quand même. C’est toujours la même discussion!

  23. CHRISTOPHE Said:

    Eh bien vous avez une drôle de conception de la vie,parce que la schizophrénie est chaque jour qui passe et qui vient une découverte, c’est une maladie qui à une évolution comme la vie aussi.

    Si pour vous LANA, votre conception de la vie passe par être en accord avec ce que vous voulez du malade, c’est pas très beau à voir.
    Oui aucun schizophrène ne se renferme sur lui même puisque il est diagnostiquer, et jour après jour il apprend lui même sa maladie, de ses propres yeux.
    Mettez vous au moins un petit instant Si cela vous ai possible à la place de l’autre, vous comprenez ?
    Quand une personne est malade, elle a le droit de refuser et de faire le choix qu’elle veut, elle n’a aucune obligation à rendre à qui que ce soit.
    Mais je comprend bien ce que vous décrivez beaucoup de gens ont le même discours que vous. Mais ce que vous devez comprendre c’est ceci :
    VAINCRE OU VIVRE AVEC LA MALADIE EST LA PLUS GRANDE RÉUSSITE DE CHAQUE MALADE.
    Et c’est bien ce que je disai auparavant lorsque la famille ou les amies se rende compte un jour des difficultés du traitement et de la maladie, ils auraient pris soin d’avantage de leur relation.
    Refuser le choix du malade c’est le renfermé seul dans sa maladie. Vous voyez des toxiques il y en a partout même proche de soi. Le pire c’est que parfois on ne peut même pas le dire mais comme vous le voyez là je ne me retiens pas, parce que ce sont ces discours qui entretienne trop de mauvaises chose chez les malade.
    LAISSEZ LES VIVRE LEUR MALADIE COMME ILS EN ONT BESOINS, EST CE TROP DEMANDER !

  24. Lana Said:

    Mais c’est ce que je dis, chacun a le choix. Pour moi, être schizophrène ne veut pas dire forcément ne pas travailler, être en couple, avoir des enfants, etc. C’est un choix que chacun fait, Certains choisissent de vivre autrement, certains font le choix de travailler ou d’être en couple, etc. Je dis seulement qu’il ne faut pas s’interdire des choses à cause d’un diagnostic. Dans la discussion, c’est toi qui ne vois qu’un seul chemin pour les schizophrènes.

  25. Lana Said:

    De plus, je ne considère pas qu’on vit sa maladie mais qu’on vit avec une maladie; et c’est peut-être la qu’elle la différence entre nos points de vue. Chacun mène sa vie comme il le peut et fait avec la maladie, il n’est pas une maladie, il n’y a pas UNE vie de schizophrène.

  26. Alain Said:

    Je pense qu’il faut s’inspirer de ceux qui ont pu combattre la maladie et vivre (plus ou moins) normalement, sans oublier bien sûr ceux qui sont terrassés par la maladie. Ne pas perdre espoir, lutter est vital.

    « In my judgment, Elyn Saks’s life teaches two lessons. One is that a rich and satisfying life is still possible for many victims of mental illness. The other is that if Elyn Saks can meet the crushing challenge of schizophrenia, then those of us who are not mentally ill should be able to meet the much less intimidating challenges that we face in our own personal and professional journeys. »

    De mon point de vue, la vie d’Elyn Saks nous apprend deux choses. L’une est qu’une vie riche et satisfaisante est encore possible pour de nombreuses victimes de maladie mentale. L’autre est que si Elyn Saks a été capable de combattre la terrible schizophrénie, alors pour nous qui ne sommes pas malades, cela devrait être moins angoissant de faire face à nos soucis dans notre vie personnelle et professionnelle.

    wysu.org/commentary.php?recnum=498

    (mettre http:// devant)

  27. christophe Said:

    « Il ne faut pas parlez dans l’espoir de vivre comme tout le monde », il ne faut pas fermer les yeux des malades mais les leur ouvrir pour qu’ils se rendent compte et responsable de leur engagement.

    Le seul chemin qui doit leur être donné, c’est qu’ils ne leur arrive rien à cause de rêve qu’on leur aurait mis dans la tête. Ce n’est pas parce qu’ils ont choisis de travaillé ou d’avoir une fiancée …. qu’ils en seront heureux et qu’ils en seront satisfait si un jour ils se rendent compte que çà n’a servis à rien, le jour où ils auront tout perdus.

    Dans la vie quand tu es sur un chemin, tu ne peut plus prendre l’autre, maintenant reste à savoir si çà correspondra à ce tu es capable d’enduré.
    Donc la question est en réalité :
     » Est ce que la schizophrénie de part son traitement médical et ses difficulté psychique est compatible avec la vie d’aujourd’hui ?  »
    C’est cette question qu’il faut posé au malade, parce que tout le monde au fond de son cœur rêve d’avoir une vie normal !

  28. Lana Said:

    Je ne comprends pas en quoi on ne peut pas changer de chemin dans la vie. Travailler ou pas, être en couple ou pas, faire des études ou pas, du bénévolat, de l’associatif, etc. sont des choses qu’on peut changer. Le seul choix irréversible est celui de devenir parent. Je connais des schizophrènes qui ont travaillé puis arrêté, arrêté leurs études puis trouvé un travail, étaient célibataire puis se sont mariés, vivaient seuls puis sont retournés chez leurs parents ou l’inverse.

  29. christophe Said:

    Parce qu’il faut faire déjà la différence entre ce que l’on sait faire ou ne sait pas faire.
    NON MAIS ALLO QUOI, C’est comme me demain je me jette du pond ou bien je vais le gravire
    Serai je responsable toute ma vie de mes décisions et suis je capable de les entreprendre.
    Dans la vie tout se travail avant de pouvoir l’exercer, tiens demain je fais des études, aurai je les capacités, le temps, l’argent, la santé pour pouvoir les entreprendre et est ce que çà en vaut le coup pour mon avenir ou pas.
    Comme on dit souvent on ne refait pas son passé et on ne reviens pas dessus mais son passé est aussi son avenir.
    Si demain vous décider de ne plus travailler et ne faire ce que vous voulez, est ce que à quarante ans ou plus vous pourriez réellement avoir des choix de vie comme les autres.
    Quand on a travaillé dix ans comme main d’oeuvre, peut on décider demain de faire des études d’expert comptable parce que c’était mon rêve d’enfant ?
    Qu’elles sont les difficultés pour y arriver ?
    A ce que je sache on n’a pas vingt ans toute sa vie et on fait toute sa vie des choix en fonction de tout un tas de chose, alors de dire qu’un malade peut tout faire dans sa vie tant qu’il le veut, c’est le mirage du paradis !
    La route que l’on prend c’est cela, un passé et un avenir qui se correspond et que l’on choisis en fonction de tout un tas de chose, pour ne pas commettre comme l’on dit parfois des erreurs de parcours « Le comme ou dit (des autres) » tiens pourquoi elle fait çà, elle n’a pas … pour faire ce qu’elles fait.
    Il faut aussi avoir un regard extérieur de ce que l’on choisis dans la vie.

    Et puis on ne peut pas dire qu’on peut décider tout au long de sa vie d’avoir des enfants ou de travailler, ce sont deux choses différentes qui n’ont pas le même sens morales. Avoir des enfants c’est un investissement morales et sociales le plus important d’une vie et pour toute personne. Il faut faire attention de ne pas faire des similitudes de ce genre.

  30. Lana Said:

    Nos conceptions de la vie sont différentes, je crois que ça ne sert à rien d’en parler indéfiniment. Tu préfères te protéger pour ne pas souffrir, je préfère prendre le risque de souffrir parce que je crois que le résultat peut en valoir la peine. Ce sont des choix différents, voilà tout, et chaque personne mène sa vie comme elle l’entend. Pas la peine de vouloir persuader les autres que son choix est le meilleur, c’est à chacun de voir.

  31. christophe Said:

    Oui et sans vouloir être misogyne, tu as des ambitions très féminine et moi masculine.
    Je ne préfère pas me protéger, j’ai un peu de recul pour pouvoir dire à ceux qui voudrai avoir une vie comme tout le monde, que ce n’est pas en croyait que, qu’on y arrive, il faut bien cerné ceci.
    Il faut comprendre et analyser sa situation sociale et de son entourage. Dans la maladie il faut savoir qu’on aura peut être besoin d’être aidé plus que les autres.

    Pour finir, c’est assez marrant vous les femmes vous êtes toutes comme çà, prête à foncer dans le tas, c’est dingue non !

  32. Lana Said:

    Je ne dirais pas foncer dans le tas mais s’accrocher et se battre pour avoir ce qu’on veut. J’ai aussi du recul puisque ça fait 17 ans que je suis tombée malade, et je suis contente d’avoir agi comme ça puisqu’au final j’ai eu mon diplôme, mon travail, mon appart. Et mon chien 😉
    Cela dit, tu as raison, la plupart du temps les hommes pensent comme toi et les filles comme moi, même s’il y a des exceptions, mais je m’en étais déjà fait la remarque.

  33. Sybilline Said:

    Je rajouterai, si je peux me le permettre, qu’on a tendance parfois à voir un mur entre les personnes qui souffrent de schizophrénie et les autres. En réalité, il n’y a souvent qu’un parapet, peut-être celui d’une plus grande souffrance…

    Le problème de travailler ou non n’est pas forcément lié à la maladie. En effet, je connais des gens qui souffrent de cette maladie qui travaillent, d’autres non et qui ne souffrent d’aucune maladie diagnostiquée.

    Un certain nombre de personnes ne travaillent pas ou sporadiquement pour diverses raisons alors qu’ils ne souffrent d’aucune maladie particulière:
    -ils n’ont pas trouvé leur voie
    -refusent les contraintes liées à l’emploi
    -se disent qu’ils vivront mieux avec quelques aides plutôt qu’avec un salaire bas où on se sent esclave d’un labeur, où on nous traite mal et où on nous exploite,
    -ne trouvent pas ce qu’ils recherchent en travaillant et parviennent à survivre autrement.

    D’autres font le choix de travailler, malgré un bas salaire, car c’est aussi un moyen d’intégration sociale, d’ouverture sur le monde. Malheureusement, rares sont les schizophrènes qui parviennent grâce au travail à obtenir une reconnaissance et un rayonnement, car c’est aussi cela qu’on peut chercher. Mais ça existe malgré tout (prix nobel de physique le nom m’échappe) et Elyn Saks.

    C’est un choix aussi par rapport à ce que la société propose et aux efforts qu’il faut faire pour y parvenir. Cette question est donc très complexe.

    Mais là où je rejoins Lana, c’est qu’il ne faut pas se mettre de barrières sous prétexte qu’on souffre d’une maladie. Tout est possible quand on le veut et quand on est déterminé. Peut-être que dans ton cas Christophe, au-delà des difficultés rencontrées, tu n’as pas trouvé ta voie. Concernant les aides apportées aux malades, elles existent. Alain avait mentionné le clubhouse qui propose des emplois où on tient compte des problèmes psychiatriques. Il y a un article sur le blog de Lana à ce sujet. C’est intéressant aussi de s’y pencher.

    Mais n’oublions pas non plus que l’étymologie du mot « travail » renvoie au latin « tripalium » (pour les curieux!) « instrument de torture ». A chacun donc de faire le bilan et de savoir ce qui est le mieux pour lui, même si on n’a pas toujours ce discernement et ces qualités d’introspection.

    Le problème quand on ne travaille pas est de savoir ce qu’on fait de son temps et comment on l’organise pour continuer à être heureux et se sentir utile.

  34. Lana Said:

    Il faut aussi que le travail et ce qui l’entoure (collègues, patron, etc) soient favorables, sinon c’est encore plus dur pour un schizophrène de tenir. Pour ma part, je fais le travail que j’aime, lié à ma passion, et j’ai la chance d’avoir de chouettes collègues, ce qui fait que je suis toujours contente d’y retourner après les congés.

  35. christophe Said:

    C’est bien de se retrouver dans son travail, mais cela n’arrive pas souvent aux personnes handicapés, je pense que cela dépend souvent de son milieu sociale.
    Moi par exemple si je veux faire un métier que j’aimerai, il me faudrait financer trois ou quatre ans d’études. A mon âge, et ma situation c’est le parcours du combattant, sans penser à la suite.
    Donc pour ma part c’est plus simple de faire gonfler des symptômes de ma maladie pour tout simplement travaillé en milieu protéger, ou de le demander.
    La gloire du boulot ne m’intéresse pas, je ne voudrai pas ressembler à un cobaye de la schizophrénie, je trouve que la maladie nous donne bien l’occasion de s’occupé de soi et de prendre le temps de vivre, car c’est çà le plus important, « PRENDRE LE TEMPS DE VIVRE ET S’OCCUPER DE SOI »
    « Le travail c’est la santé et ne rien faire c’est la conservé » quand on travail on devient un robots, il y a moins de place à la réflexion.
    Chacun doit se trouver dans son choix de vie et ne pas avoir de regret car ce sont les regrets et la déception qui détruit une personne.

  36. Alain Said:

    J’ai un travail de chien, des délais impossibles, des chefs irascibles, mais je n’ai pas le choix, c’est ça ou la rue. Je n’ai aucun soutien ni de la famille ni de l’Etat et ça dure depuis 35 ans. Malgré tout, j’apprécie le fait d’être autonome et d’avoir prouvé que je pouvais m’en sortir et vivre à peu près normalement. Je ne me plains pas, il faut savoir relativiser les (petits) désagréments du travail, ce n’est rien à coté d’une crise psychotique, il n’y a pas de comparaison.

  37. Lana Said:

    Tu as un sacré courage, Alain. A un moment ça devenait dur au boulot, ambiance de merde suite à des rachats de sociétés, et j’avais du mal.

  38. Lana Said:

    Je comprends qu’on ne puisse pas travailler quand on est schizophrène, mais ça ne sert à rien non plus de dire que le travail transforme les gens en robots. Le travail à la chaîne peut-être, mais travailler peut aussi être épanouissant, stimulant intellectuellement, source d’échanges, etc…

  39. Sybilline Said:

    Je comprends Christophe les difficultés que tu peux rencontrer et probablement celles aussi liées à ta situation et à un manque de soutien. C’est très dur de s’y remettre quand on s’est arrêté, qu’on n’a personne autour de nous pour nous aider financièrement. La société ne fait pas beaucoup de cadeaux. Je vois pas mal de gens travailler un an, puis se mettre au chômage car le travail est une corvée pour eux. Sans compter que certains sont à la merci de chefs qui les humilient ou leur manquent de respect…Très souvent, j’entends des témoignages de gens qui se font insulter ou maltraiter (surtout dans le privé). Pas évident bien sûr…

    Pour ma part, j’ai la chance de faire un travail qui me plait et me passionne. De surcroît, je n’ai pas eu à subir les symptômes de cette maladie et j’évolue dans le public avec la sécurité de l’emploi. Comme Lana, je vois donc une source d’épanouissement dans le travail. La passion prenant toujours le dessus sur les désagréments qui existent. Mais j’ai su très tôt ce que je voulais faire et n’ai pas eu la malchance de tâtonner dans une société qui ne le permet pas trop…Je sais que si je ne travaillais pas, je serais malheureuse. J’ai trouvé ma voie.

    Mais tu as raison de dire que tout le monde n’est pas égal face au travail et certains vivent encore ce qui est raconté dans « Les Temps modernes » de Chaplin: une robotisation de l’être humain. Là encore, tout dépend dans quelle branche on est. Et puis, comme tu dis, les études ça coûte et le financement ne tombe pas du ciel, surtout quand on veut s’y remettre plus tard. Il y aurait beaucoup de changements à proposer de ce côté-là plutôt que de gaspiller l’argent à recruter plein de profs d’un coup, de faire en sorte que l’école se termine à 15h30 pour que les collectivités locales prennent le relais ensuite (c’est très cher et d’une efficacité bien contestable!). Là n’est pas le problème et j’en parle en connaissance de cause! L’argent n’est pas toujours mis là où il le faudrait…

    Je crois que tu as raison aussi de dire que prendre le temps de vivre est une bonne chose, celui de réfléchir, de s’occuper de soi aussi. Quand on utilise ce temps libre à cela, c’est très bien. Le problème cependant est que je vois des gens sans travail qui broient du noir et là, ça devient très mauvais. L’absence d’activité peut aussi nourrir la dépression et creuser encore plus le trou dans lequel la maladie s’implantera: sentiment d’inutilité, d’indignité.

    Le débat est complexe et riche…

  40. christophe Said:

    Comme tu le dis, nous sommes tous différents, dans une situation différentes, et avec un parcours différents.
    Le plus importants c’est de faire son propre choix.
    Moi çà fait dix ans que je travaille en milieu ordinaire, et je n’y ai trouvé aucun intérêts. J’avais assez de personnalité pour me construire par le travail.
    Donc maintenant je profite et profiterai de mes droits pour faire des choses que je ne pouvais pas faire à cause du traitement et de la maladie.
    Et c’est mon choix, je retravaillerai peut-être plus tard mais seulement peu et dans un milieu protégé.
    Ma maladie n’a pas changé depuis que j’ai été diagnostiqué, c’est moi qui vois l’avenir d’une autre façon.
    Comme tu le dis, il y a des personnes qui s’ennuis facilement, et qui ne savent pas occuper leur temps libre. La croisé de leur temps de vie deviens un problème, et il chavire dans les problèmes comme une plante qui n’a plus d’eau.
     » Chacun doit faire son choix en fonction de soi autant que possible. « 

  41. Aurelie Bouckenheimer Said:

    Je suis bien d’accord

  42. Sybilline Said:

    Excuse-moi Christophe de te répondre si tard, mais j’ai été un peu submergée ces derniers jours. Je comprends mieux ton intervention au fil de la conversation et des révélations que tu fais. C’est vrai que c’est intéressant de lire ton point de vue.

    Si le travail en milieu ordinaire ne t’a rien apporté, je comprends aussi que tu cherches autre chose et tant mieux si le temps dont tu disposes te permet de t’occuper de toi le mieux possible. C’est l’essentiel. On oublie trop souvent que la recherche la plus importante dans la vie devrait être une quête de bonheur et non une course à la reconnaissance, au gain ou à autre chose de superflu.

    Bonne route alors.

  43. farscapeaway Said:

    Bonjour et merci pour ce blog sur lequel je suis tombée par… hasard? Cela m’a touchée de lire cet article car c’est une chose que je n’arrive pas à faire comprendre à mes proches. Pour eux il s’agit de flemme et de mauvaise volonté. C’est moins effrayant que d’admettre la schizophrénie pour eux je crois. Je suis heureuse de me sentir comprise aujourd’hui même si on ne se connaît pas. Cet article m’a dit non, tu n’es pas une imbécile, tu n’es pas une incapable, je comprends que tu fais des efforts et ce que ça te coûte. C’est la première fois qu’on me le dit. Ca n’a pas de prix. Merci merci merci!!! :’)

  44. Lana Said:

    Merci pour ce commentaire, je suis contente que l’article te parle. Oui, les gens ont peur de la schizophrénie, c’est plus facile de chercher d’autres causes.

  45. Anonyme Said:

    bonjour je suis schizophrene affecti

  46. Anonyme Said:

    dsl vous voyer deja louche je suis malade depuis l age de 18ans jai commancer par faire une depression sur une echel de 10 je la siturai a 9.6 sur au niveau du mal etre a se moment la je savais que jalai etre condaner a jamais mon instin de survie ne valai plus rien comme debrancher du monde et de moi meme perte de pois manque dequilibre someil copletement decaler les rapore avec tout mon entourage desastreu pour moi sela menmenai tout droit a la more jen etai persoider sa durer pratiuement 5 moi interminable je ressanblai plus a rien un zoubi et sans medicament alor que javai une bonne reputation des amie une copine tout aler tree bien mai pour temps en suite mon instin de survie ma orienter verre la psichiatie moi qui ni en conessai rien me retouver avec set jen tree faible et tout dun cou davoir enormement de poin comin ma tromatiser le medecin et venu me voir et ma tout de suite prescrie un entidepresseur je suis resortie au bou 3 semane plus tar et lechel et monter a 15 sur 10 jaiter quelqun qui aimer tros la vie pour passer a lact jetai a deux de le faire et jai voulu trouver une autre porte de sortie jai stoper net les medicament et je me suis mi a fumer du chite (thc) et la une monter aussi radical que puissante jai reprie 15 kilo grande beche jorai jamai esperer autent plus aucun stess plus aucune peur une chatch indetronable le regard des jen completent modefier tout le monde te veux avec lui lechel du bien etre et remonter a 10 sur 10 voir plus que la normal setai tros beau pour etre vrais je decide de monter sur parie javai une atience pour les femme aziatique je voulai faire la fete dans 13eme quartier chinoi alor deja davoir fait une nuit blanche a nantes je decide de prendre le tr1 a la premier heur javai meme linpression davoir dormie 10h une mine manifique dela jarive a paris et la grosse crise de persecution un autre monde les jen courai partout tout etai speed je croyai quon voulai macheter je me suis mi en situation de danger la police ma coursser il son fini par me choper et moi je conuniai dans mon delire je croyai que set flic fesai partie de ma famille et que on nalai menmener dans une villa manifique setai pas vrement une villa mai plutot une mason de repo avec daute jen qui alai me faire redessandre retoure a 0 je croyai; mai moin dur que la toute premier fois tout de meme le debu de lenfer sur terre en eta deveil et avec 7 passage cette fois de reve eveiler il apele sa. sa dois etre tros beau pour etre vrais sa doi vouloir dire sa comment vouler vous avoir une vie normal avec tous set dlire de depression aufori incontrolable set delire set medicament sejour chez nous les ouf jai 26an sa fait 7an que je suporte tout sa aler retour perte de temps 4 moi dans laner plus retour au emotion medicamenter une vie qui tourne autour de sa chaque minute le jugement qui nous fon penser si se quon va faire ou dire ou etre va etre normal bienvenu en enfer alor garder bien le sourire temps que taime ta vie.

  47. Anonyme Said:

    les schizophrène sont des handicapés dans ce cas il faut qu’ils bénéfissent d’une allocation qui les aide à vivre, espérant qu’ils peuvent un jour étudier et travailler, et puis y’a bcp qui ont réussit a construire des famille meme sous medicament. ils ont besoin du calme et qu’on les traite gentiment
    les types de la schézophrènie sont varieés , dans certains cas le malade est incapable de raisonner. il a peur de ne pas réussir dans le travail , et que les gens le maltraite, et passe bcp de temps à bobiner le passer et les figures des gens qui l’ont maltraité le hante quotidienement

  48. julien Said:

    Il existe un site pour des rencontres entre schizo c’est alvadeo.fr

  49. ski-zoo Said:

    Bonjour, ravi de lire ce post où enfin je trouve un écho à mes difficultés quotidiennes. Je me sens assez incompris même par les soignants qui trouvent que je n’ai pas de quoi me plaindre. Je travaille un peu depuis 15 mois et ma seconde bouffée délirante mais c’est plutôt source d’angoisses qu’autre chose. Parfois néanmoins un petit échange avec quelqu’un de sympathique au travail peut me faire du bien mais c’est trop rare. la plus part du temps je suis trop angoissé de la relation et cela me bouffe. De l’extérieur je passe pour un introverti alors qu’avant de tomber malade je ne l’étais pas spécialement. Depuis que j’ai un traitement et que le délire s’est arrêté je me sens extrêmement vide et pauvre psychiquement parlant. C’est une lutte de tous les jours pour ne pas me laisser aller à dormir toute la journée. Je pense qu’organiser une vie « décente » et supportable pour un schizophrène est un long chemin et que les paramètres seront variables d’un individu à un autre. il n’y a pas une mais des schizophrénies, autant qu’il y a d’individus malades. Certains sont très créatifs et parfois sociables d’autres tout le contraire. Comme pour beaucoup de sujets, généraliser n’amène rien au débat. Merci pour votre joli blog, j’aimerais être capable d’en tenir un car j’aime écrire mais malheureusement quand je ne suis pas délirant il n’y a pas grand chose qui sort de mon triste cerveau…

  50. Lana Said:

    Merci pour ton témoignage. Concernant le vide que tu ressens, c’est peut-être dû à ton traitement. Tu peux toujours en parler avec ton psychiatre, pour voir si une dose moins élevée ou un autre médicament ne te conviendrait pas mieux.

  51. Alex Said:

    Bonjour,

    Content de voir que je ne suis pas seul dans ce calvaire qu’est la schizophrénie !

    J’étais un enfant sage, beaucoup trop sage, je passais mon temps à rêver coupé du monde extérieur et je pensais dur comme fer que si je persévérais dans mes études toutes les portes me seraient ouvertes…

    Malheureusement la réalité m’a très vite rattrapé en 2007, séjours à l’HP, alcool, cannabis, tensions familiales insoutenables, homosexualité et schizophrénie à accepter !

    Mai 2008 échec scolaire condamné à errer je fais donc un dossier MDPH, avril 2012 livré à moi même j’atteris dans mon premier logement indépendant malheureusement insalubre victime d’un marchand de sommeil j’entame des démarches pour un logement social que j’ai obtenu en juillet 2013.

    Aujourd’hui j’ai 26 ans et j’attend ma convocation pour une réunion d’information ESAT, passage obligé pour travailler en milieu ordinaire…

    On me prend souvent pour un assisté cas-social profiteur et j’en passe… Mais malgré tout je continue à croire qu’une intégration dans la vie en société reste possible.

    Un jour ce sera de l’histoire ancienne mais en attendant je considère que le regard de la société ne m’a pas énormément aidé… Au contraire

  52. Lana Said:

    Merci pour ton témoignage. C’est sûr que la société n’aide pas souvent le schizophrènes, il faut se battre contre la maladie et le regard de gens, mais oui c’est possible d’aller mieux, souvent avec des hauts et des bas. Tu as raison de ne pas perdre espoir et j’espère que ça t’aidera.

  53. Alain Said:

    Alex, je peux t’assurer que ton parcours n’est pas unique, beaucoup parviennent à s’en sortir mais c’est vrai que ce n’est pas facile et que la société dans laquelle on vit n’est pas conciliante, la stigmatisation est toujours aussi pesante.

    J’ai lu récemment un livre d’un psychologue américain « rethinking madness » (repenser la folie), il décrit le cas de six personnes qui ont vécu la psychose et qui s’en sont tous sortis, beaucoup travaillent dans le secteur de la santé et aident ceux qui sont aujourd’hui victimes de la même chose. Ce que dit l’auteur, c’est que tous ont connu une sorte de croissance à l’issue de leur périple et que la psychose est une façon dont la psyché réagit pour sortir la personne d’une situation intenable. A la fin, les personnes ont une personnalité plus épanouie et découvrent des facettes du monde qu’eux mêmes et les autres ignoraient.

    La thèse de ce psychologue va à l’encontre des dogmes admis aujourd’hui, il s’oppose en particulier à la notion de maladie du cerveau, il montre que toutes les nombreuses recherches ont échoué à en montrer les mécanismes et il plaide pour une vision plus globale qui permet de rendre compte des expériences véritables de ceux qui ont connu ce parcours.

    Il montre aussi que le pronostic de maladie chronique sans espoir est faux et que c’est le pire service que la psychiatrie rend aux personnes car elle les enferme dans un désespoir non justifié.

  54. Alain Said:

    A l’appui de ce que j’ai écrit ci-dessus :

    Une étude à long terme de l’OMS montre que la schizophrénie n’est pas une maladie dont on ne guérit pas.

    Voir ici :

    http://folieetespoirblog.eklablog.com/guerir-de-la-schizophrenie-etude-internationale-de-l-oms-2007-a112540906

  55. Alex Said:

    Oui il existe des gens qui s’en sortent ! J’en suis la preuve vivante…
    Je touche l’AAH depuis 2009 pour une schizophrenie invalidante sévère de type hébephrenique j’ai une vie sociale certes assez limitée je n’ai pas de travail mais j’ai un appartement plus que décent et correct que je gère seul depuis 2013
    Seul bémol je ne prend plus de neuroleptiques depuis 2010 alors que le Solian m’est préscrit depuis 2009 ( à chaque passage en pharmacie je prend l’intégralité de l’ordonnance mais je recycle le Solian, je prend uniquement l’anti dépresseur)
    Certains diront que c’est une fraude à la Secu mais moi je dis au contraire que c’est très courageux de ma part aucune rechute depuis 2010 ^^
    Plus qu’a trouver un boulot stable pour pouvoir me désinscrire de la MDPH et arrêter l’Effexor et la schizophrénie ne sera bientôt plus qu’un vieux souvenir (je n’ai que 26 ans)

  56. Lana Said:

    Pourquoi acheter le Solian si tu ne le prends pas? Si ça fait quatre ans que tu le prends et que tu le vas bien, ton médecin comprendra que tu n’as plus besoin de neuroleptiques.

  57. Alain Said:

    Je t’encourage, Alex, il ne faut jamais se laisser abattre et même s’il y a des moments difficiles, il faut se dire que c’est passager et croire en l’avenir.

    Est-ce que tu as envie de comprendre ce qui s’est passé en toi ou veux-tu simplement tout oublier ?

    Lana, je peux comprendre pourquoi Alex continue à acheter le solian car il existe malgré tout une forme de surveillance (sans trop tomber dans la paranoïa) et le système s’est durci ces dernières années avec les nouvelles lois qui n’ont d’ailleurs pas été remises en cause par le nouveau gouvernement bien qu’à l’époque beaucoup
    protestaient.

    On peut comprendre le souci d’éviter les rechutes en maintenant le traitement mais je pense qu’il faudrait pouvoir le réduire quand on constate que ça va bien quitte à le reprendre temporairement en cas de crise. Les études comme celle de l’OMS montrent que beaucoup peuvent s’en sortir mais on persiste à affirmer le contraire, les idées évoluent lentement, il faut espérer que les mouvements d’usagers comme aux Etats-Unis pourront finalement s’imposer. La difficulté est que les patients sont déconsidérés et qu’on les traite comme des mineurs, même parfois avec de bonnes intentions alors qu’il faudrait les associer à la réflexion.

  58. Lucy Blezes Said:

    mon fils à 26 ans suite à la drogue il a fait des hallucinations je l’ai fait hospitalisé durant 3mois , suite 6 mois de suivi infirmière et traitement aprés il a décidé d’arrêter;c’était en 2012; aujourd’hui il refuse tout suivi. je le trouve inapte , car pas trés volontaire pour travailler toujours dans la lune ! je suis inquiète pour l’avenir

  59. Lana Said:

    C’est à lui de voir s’il est capable de travailler ou non, et ce qu’il voudrait faire comme travail. S’il n’y arrive pas, il peut demander l’AAH.

  60. ro co Said:

    Bonjour, j’ai 29 ans, je voudrais savoir qui est Lana? Car ses commentaires sont très souvent hors sujet et très fréquent, c’est dommage car l’article est une vrai source de réconfort et d’espoir sans fausse promesse.

    Personnellement je refuse de me faire diagnostiquer car j’ai un entourage assez aisé/bourgeois (famille, amis, petite amie) Et donc le rejet et l’exclusion est encore plus brutale dans ce milieu en cas de trouble psychique, malheureusement c’est devenue de plus en plus difficile à cacher, je pense que ma petite amie ne va pas tarder à me quitter car elle m’en a parlé, j’ai du arrêter mon travail, et restreindre mon entourage. La jeunesse de notre groupe d’amis ma permis de garder un contact social car ils sont moins attentif ou suspicieux, donc je me sens traité indifféremment (tant mieux) et mes écarts de comportement leur ont juste semblé être des bizarreries ou des caprices.

    Mes parents m’aide financierement pour l’instant et je bénéficie du chômage aussi, mais je ne sais pas trop ce que va être la suite, j’avais pensé trouver un travail a mi temps, et tenir quelques années de plus peut être, je vois pas l’interet de lutter toute sa vie non plus, je veux dire ok c’est comme ça y en a bien qui ont des cancers ou des accidents de voiture, c’est pas grave une vie est une vie, je n’ai pas l’orgueil de vouloir vivre absolument le plus possible mais bon dommage quoi. Je ne reproche pas au gens leur cruauté et leur stupidité, c’est la nature qui est comme ça, d’ailleurs il y a des avantage inattendue à cette maladie mentale, je pense que je ne suis pas le seul à l’avoir remarqué mais on dispose d’une perception accrue du sens/fond des choses, ce n’est pas une intelligence superieure non plus mais quand même un peu comme dans le film rainman ou l’autiste à des facultés enorme en algèbre. D’ailleurs les gens qui le remarque en son assez jaloux (en particulier le personnel medical comme les psychologue), ça m’a étonné assez longtemps et je n’en tire aucune fierté. Bonne journée ou bonne nuit surtout^^ ( enfin on va essayer n’est ce pas?)

  61. ro co Said:

    Désolé pour les fautes d’orthographe immondes, je me suis dépêché sur la fin sans relire.

  62. shi-zoo Said:

    Lana est la personne qui a écrit l’article qui te plait. Elle ne me semble pas hors sujet bien au contraire. Concernant la perception accrue dont tu parles, je crois que c’est souvent une perception du malade qui pense en savoir plus que les autres mais souvent se trompe. Il doit exister des cas où la sensibilité exacerbée rend plus lucide sur certaines choses mais pas plus que dans une population qui n’a pas la maladie.

  63. Lana Said:

    Effectivement, c’est mon blog, donc oui je réponds fréquemment! Désolée si ça te paraît hors-sujet, mais je ne vois pas très bien en quoi mes commentaires sont si différents de mes articles.

  64. ro co Said:

    L’article n’est pas signé, pouvez vous m’indiquez comment savoir qui en est l’auteur sans poser la question afin que j’évite de répéter mon erreur? Il y a bien des articles et des débats sur le génie lié à la schizophrénie, mais c’est une maladie qui n’est pas épargné par le jugement subjectif non plus, et comme ce n’est pas le sujet ici je vous invite à les lire.

    Lana as tu guéris de ta maladie, quels symptômes avais tu? Est ce une solution de travailler à temps partiel ?

  65. Lana Said:

    Comme je suis l’auteure du blog, tout article est de moi, sauf mention contraire. Concernant mes symptômes, tu peux les retrouver dans les catégories « La schizophrénie en images » et ‘Ma schizophrénie en bref ».
    Je ne suis pas guérie, mais je ne suis plus trop malade non plus. Il m’arrive de faire des rechutes, mais moins graves qu’au début de la maladie, sachant que je suis aidée par ma psychiatre, mon généraliste et mon traitement.
    Concernant le travail, je pense que c’est vraiment au cas par cas. Certains n’arrivent pas à travailler du tout, pour d’autres ça dépend de la nature du travail, des collègues, du chef, etc Le temps partiel me paraît une bonne idée, mais là encore on ne peut pas faire de généralités: un travail à temps plein dans de bonnes conditions peut être plus épanouissant qu’un temps partiels dans des moins bonnes.

  66. ro co Said:

    Merci à toi en tout cas d’avoir créé ce blog, il me plait beaucoup. Je t’avais pris pour une personne non malade qui venait raconter sa vie ici au début et je trouvait ça irritant pour les autres mais en fait tu vas mieux apparemment et ça donne de l’espoir.
    Je pense que je vais consulter aussi finalement, est ce que l’insomnie est atténuer par le traitement de cette maladie? Et les voix ne m’ont jamais vraiment déranger mais elles avaient disparus pendant plusieurs années à un moment, elles reviendront toujours?

  67. Lana Said:

    Je ne sais pas si les voix reviendront toujours. Mon expérience personnelle, avant d’avoir des médicaments, c’était des mois de crises, puis des rémissions spontanées, mais la maladie revenait toujours et de façon plus virulente. Oui, les médicaments permettent d’éviter les insomnies.

  68. Fabien B Said:

    Bonjour, j’ai 32 ans bientôt 33 et ma maladie a commencé à 29 ans, je suis schizophère ou bipolaire mon psychiatre ne sais pas trop pour le diagnostique. Je travail, elle commence a m’énerver cette maladie même si je l’accepte, par contre j’ai du mal a en parlé avec mon psychiatre je suis suivis dans un cmp et j’ai un rendez vous tous les 6 à 8 semaines. Pour les crises j’en fait une tout les 6 à 8 mois. Mais je remarque que ce n’est plus vraiment un crise par ce que je contrôle bien plus ce qu’il m’arrive je reconnais les signes de mon changement d’état. Et le premier des symptôme c’est que je n’arrive pas à m’endormir le soir ou je dors très très peu. Ah je l’ai pas dit mais je suis célibataire, j’ai un travail et je n’ai pas beaucoup d’amis je ne sors pas trop par manque d’envie.
    Je fais une petite parenthèse: pensez vous que cette ou ces maladie vienne du diable ? Par ce que je me retrouve toujours confronter à une forme de délire, j’ai compris que quelque chose essayait de me faire croire en des choses abstraite et lorsque je suis en crise je trouve que les humains agisse de manière bizarre. Il y a un autre signe que je voudrais partagé avec vous c’est que lorsque je suis dans cet état j’observe que les autre humain me regarde de manière bizarre soit cela se soit dans leurs yeux ou dans leurs expressions du visage. Je n’ai pas beaucoup de critère pour partager ce que je perçois dans c’est état anormal à mon sens. A chaque fois qu’il arrive cette crise je me dis que le monde pourrais changé si j’arrivais à rester dans c’est état et je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression d’être beaucoup plus intelligent je ne laisse rien au hasard je suis beaucoup plus présent dans le moment présent et je fais de l’esprit. Chose que je n’arrive pas à faire dans un comportement normale.
    J’apporte ici mon témoignage par ce que c’est rare d’en parler et j’aimerais bien savoir ce que perçoive les autre malade avec cette maladie.
    Pour info je prend très souvent les médicaments quasiment tous les jours sauf quand je bois de l’alcool.
    Voila au plaisir de vous lire Fabien

  69. Lana Said:

    Bonjour Fabien, personnellement je ne crois pas au diable! Je crois que ce sont des pensées dues à la maladie, quand on va un peu plus mal, on vire assez vite vers ce genre de perceptions.
    Tu ne peux pas trouver un psychiatre que tu verras plus souvent? Toutes les six ou huit semaines, quand on va bien, ça va, mais quand on va mal, c’est vraiment long.
    Je n’ose même pas imaginer dans quel état je serais si je ne pouvais pas voir ma psychiatre toutes les semaines quand je vais mal.

  70. bonnet Said:

    Sa lu moi jsui skyzo aussi sa fai 6ans jai pa travailler jai plu de vie social plu de copine depui 4ans c la merde des foi je prend plu mes médoc et je me sen mieu mai Je me sen moin protéger contre les hallutination auditive jai 27ans

  71. Lana Said:

    Tu as pensé à te tourner vers des associations? Ca pourrait te permettre de retrouver une vie sociale.

  72. bonnet Said:

    Nan je y est pas penser

  73. Bouchakour Said:

    Bonjour a vous tous, #skyzo affectff# jai 28 ans sa va faire dix ans que suis malade. J ai fait une crise tout les ans en croyant l éviter, je pense que le faite de prendre beaucoup de médicaments et de les arrêtés net peu nous rendre totalement deliren set d ailleurs précisé dans la notice, a laret du traitement (crise de démence) alors je pense pour évité la crise un sevrage s impose. Une vie très regler stable impérativement bien dormir surtout aucune toxique laissé le serveau se régénérer tout seule.Il nous mettre en tête que set pour la vie set un gros mensonge set simplement comercial il nous rende a cro au médicaments il le save très bien il faut juste passer le cap de la régénération des celule émotionnel sens rechuter le someille est la clé. Le sevrage peu durée très longtemps set une quetion de temps de patience mai le résultat vau le d tour émotion garanti et on sais se que sais de ne rien ressentir je suis la preve que set possible avec quelques personnes qui me lon fait savoir. Salut a vous oublié pas si vous senter bloquer vider a coté vos pompe ne croyez pas vôtre médecin qui vous dise set vôtre organise qui va malle ou alors votre maladie il on ete formé pour prescrire des médicaments juste a la fin votre vie il save pas la face caché de tout set industrie il retire le goût du plaisir au soi dirent pacien certain ne vont pas aite dacor avec propos sachez que j incite personnes a vous de me dire. Dsl pur les faute les poin etc._.

  74. Lana Said:

    C’est bien si vous pouvez vivre sans médicaments, mais ce n’est pas le cas de tout le monde non plus.

  75. douille Said:

    J’ai lut cette article et tous les témoignage c’était tres interressant . Je me suis fait réformé de l’armée a cause
    de ma schyzophrenie , actuellement je cherche un travail,
    malheureusement j’ai un délire de persécution léger mais
    tres present , je suis sensible aux bruit , et j’ai peur qu’on
    parle de moi . Actuellement je vais tenter de travailler
    dans un fast food mais j’appréhende le contact avec la clientele si je suis pris , ainsi que le comportement des
    collegues qui pourrait être dérouté par mon absence de
    dynamisme sociale et ma timidité maladif

  76. Lana Said:

    Bon courage pour ce travail. Qu’on parle de toi, c’est inévitable, tout le monde parle de tout le monde, mais il faut essayer de passer au-dessus. Pour la timidité, ça aide d’être dans un rôle, là celui de serveur, on ne doit pas chercher des choses à dire ou à faire, mais faire et dire ce qu’on attend de nous.

  77. john Said:

    nan je les prend pa juste de temp en temp car jsui moin protéger surtout quand je boie

  78. Jean-Médocs Said:

    Il n’y a plus de « normalité » dans la France actuelle: on trouve un nombre croissant de concubins, d’homosexuels, de couples sans enfants etc. qui mènent une vie très épanouie, bien plus que certains couples mariés avec enfants qui ne peuvent plus avoir d’activités épanouissantes tant ils doivent consacrer leur temps et leurs ressources financières à leur progéniture…
    En cela, prétendre qu’une vie « normale », pour un schizo, consisterait à figurer dans un registre de mariage et à procréer, équivaut à nier sa liberté individuelle et son libre-arbitre.
    Alors que l’idéologie dominante prône la liberté sexuelle, le féminisme, la tolérance à l’égard des minorités sexuelles etc. il est toujours de bon ton de tenir un discours conservateur quand on s’adresse à des malades ou à des handicapés comme si, au fond, on les considérait comme de simples animaux dont le seul but serait de se reproduire.

  79. Lana Said:

    Je suis d’accord, on peut avoir une vie très épanouie sans enfants, ni sans travail. De là à dire qu’il n’y a plus de normalité, je n’irais pas jusque là, le couple (homo ou hétéro, marié ou non, avec ou sans enfant) et le travail restent des valeurs dominantes et ce n’est pas toujours évident d’assumer de vivre autrement et de ne pas avoir envie de ça pour se sentir comme les autres.

  80. Jean-Médocs Said:

    Pour ce qui est du travail, oui: on est dans une société sous influence américaine, où l’enrichissement personnel compte beaucoup. D’ailleurs il s’agit non seulement de bosser, mais aussi de bien gagner sa vie (un gros bosseur qui touche 1200€/mois n’est pas respecté par la société et est considéré comme un loser).
    Pour le couple, je suis pas sûr. Suffit de voir le nombre croissant de divorces, de gens qui permettent de rester seuls que mal accompagnés et qui le revendiquent fièrement. Le couple est devenu beaucoup moins important que dans les sociétés traditionnelles. On peut le déplorer mais la tendance s’amplifie au cours des années, en raison de l’individualisme croissant.
    On note aussi que plus les gens travaillent dur, plus ils ont tendance à rester célibataires longtemps, l’exemple typique étant celui du Japon, pays de gros bosseurs qui se fait remarquer par son taux élevé de célibataires tardifs.

    Donc mettre la pression aux schizos pour qu’ils se marient, dans ce contexte là, ça me parait être un combat d’arrière-garde.

  81. lacoste Said:

    personnellement je suis diagnostique schizo depuis plus de 15 ans avec gros traitement et plusieurs hospit et j ai une vie de couple et je travaille sans difficulte majeure

  82. Anonyme Said:

    Si t’es au smic et que tu Fais un travail physique autant rester à la aah car sinon c’est trop crevant pour avoir une vie normale ( vie sociale de couple et pourquoi pas d’enfant)

  83. Anonyme Said:

    Je suis déçue qu’il n’est pas de réaction a ce que je dis moi j’ai eu une vie épouvantable dans les métiers physiques apparement vous n’avez pas ce genre de problème dans quoi travaillez vous?
    Moi je n’ai pas l’opportunité de faire des études mon avenir est bouché je suis désespérée je ne trouve pas d’issus
    J’aurai aimé faire des études et trouver un metier qui soit adapté a ma personne mais ça coûte trop chère de reprendre des études
    La vie est n’est qu’une suites de jours ou j’essaie de comblée le vide qu’il y a je me projette pas dans l’avenir je ne sais que faire quelque chose avec mes main et ne sait pas utiliser autre chose
    J’aurais aimer faire des metier qui demande trois ans d’étude mais l’état ne me l’offre pas
    Je n’ai plus qu’à creuvé en silence pour ne pas déranger
    Bonne a rien je suis stabiliser mais quand je travaille c’est dure d’affronter la fatigue et d’autre problemes

  84. Anonyme Said:

    Est ce que vous vous faites aider pour reprendre des études financierement ? Je me trouve trop vieille pour reprendre des étude en plus
    Comment se passe votre vie financierement si vous êtes en couple?

  85. Lana Said:

    Bonjour, je suis libraire. Je ne suis pas en couple et je ne me fais pas aider pour la formation que je vais reprendre. Elle est gratuite et comme c’est un jour par semaine, je continuerai à travailler.
    Je ne sais pas effectivement ce que c’est que de travailler dans un boulot vraiment dur physiquement, et j’imagine que c’est très difficile, surtout quand on est malade. Je n’ai pas compris si vous étiez à l’AAH ou si vous travailliez toujours?

  86. Anonyme Said:

    Je suis à l´AAH tu as de la chance d’avoir fait les bonnes études alors peut être avant de tomber malade
    Quel genre de formation fais tu?
    Par ce que tu as l’air de faire un metier plaisant moi si j’étais a ta place je serai ravie
    Bonne continuation

  87. Lana Said:

    J’ai fait mes études en étant malade. Là, je vais faire une formation de pair-aidant.

  88. Anonyme Said:

    J’ai vu ce metier sur internet moi j’aurai trop peur d’être vu en tant que skysophrene je me cache le plus possible sous une vie de soit disant chomeur

  89. Shasha Said:

    Bonsoir à tous.
    Mon père a cessé de travailler il y a 21 ans parce qu’il n’arrivait pas à concilier la vie avec ma mère et moi, sa maladie et son travail. Maintenant qu’il est bien stabilisé, il souhaite reprendre un emploi. Seulement je suis pas certaine que ce soit une bonne chose pour lui. Il ne sait pas qu’il est schizophrène, il pense être juste dépressif. Son psy ne lui a jamais dit et je ne sais pas comment lui annoncer. Pensez-vous qu’il devrait essayer de reprendre le travail?

  90. Lana Said:

    Ce n’est pas le diagnostic qui fait qu’on peut travailler ou non, mais l’état dans lequel on se sent et l’environnement qu’on a au travail. S’il est bien stabilisé, travailler peut aussi amener de bonnes choses.

  91. Shasha Said:

    Merci beaucoup de m’avoir répondu. C’est vrai qu’après tout le diagnostic est juste le nom qu’on place sur une maladie et qu’il n’est pas forcément révélateur de l’état de santé dans lequel on se trouve. Ça lui fera peut-être du bien de reprendre un travail. Bonne journée et merci encore pour votre réponse

  92. Guiliguili Said:

    Bonjour à tous, je vis depuis 8 ans de grandes difficultés qui ont commencées par des difficultés professionnelles, un e hec et ça a été la dégringolade depuis, bien qu’avec des moments moins durs que dautres. Il n’y à pas eu de duagnostiqye pose dans mon cas, bien que traité une première fois durant une année par du risperidal, et rien depuis.
    Le travail est pour moi indispensable pour l’estime de soi mais ça a été à chaque fois source d’une immense souffrance suivie fatalement par une augmentation des délires jusqu’au point de non retour et l’abandon de la part.
    Mes dernières expériences ont été encore plus difficiles et en ce qui me concerne je me sens entre le marteau et l’enclume. J’espère aller mieux et à travers mes actes retrouver un peu d’estime de moi même et me sentir utile à mes enfants, ma famille et mes congénères…
    Bon courage à tous dans vos quêtes

  93. Lana Said:

    Bon courage à toi aussi et merci pour ton témoignage.

  94. Rider Said:

    Bonjour
    Je suis diagnostiqué schizophrène et je travaille et suis marié
    Mais le travail est très difficile je suis kine et M occupe de gens en souffrance souvent âgés et moi même suis aussi et souvent en souffrance
    Bilan je mène une conduite autodestructrice par le tabac et suis parfois absent pour ma femme
    Comme je veux ni bousiller ma santé ni perdre ma femme je vais devoir prendre une décision concernant l arrêt pu l allègement de mon activité pro

  95. Lana Said:

    J’espère que tu trouveras le mode de vie qui te convient le mieux, ça ne doit pas être évident de tout concilier.

  96. Rider Said:

    Merci de ta reponse
    J ai fait le choix de me marier et ne le regrette pas
    Je perds l aah donc obligé de travailler
    La solution est d alléger un peu mon planning profiter de périodes de repos et défouler un peu ses souffrances perso pour moi c est un peu de sport de combats
    Je souffre d une déstructuration psychologique suite à des chocs violents dans la petite enfance et je pense que je le garderais à vie
    Donc courage obligé

  97. Lana Said:

    Courage obligé, oui, et tu peux être fier de ça.

  98. Thomas Said:

    Je suis schizophrène et je me bat pour avoir une vie équilibrée, le travail me pèse énormément quelques qu’il soit, je ne cesse de chercher à trouver une solution pour que ça marche, mais je commence à craquer.. Je commence à croire que je ne suis pas capable de travailler à temps plein, qu’il me faut pas plus de 4h de travail par jour.. Je ne sais pas, je cherche à communiquer avec d’autres schizophréne pour avoir plus d’avis sur comment ils s’en sortent pour vivre, moi je commence à en avoir marre, je suis pas choqué que 1/2 ce suicide mon adresse mail si vous souhaitez me contacter : Thomas.succi@gmail.com

  99. Lana Said:

    Tu pourrais peut-être travailler à mi-temps et avoir une invalidité pour l’autre mi-temps?


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