Archive for Livres théoriques et témoignages

« Schizophrénie, conscience de soi, intersubjectivité », J. Englebert, C. Valentiny, De boeck

Présentation de l’éditeur

Comment rencontrer l homme schizophrène dans sa singularité, dans la richesse et les difficultés de son expérience ? Comment partager l indicible de la rupture psychotique ? Comment dépasser les catégorisations symptomatiques réduisant, selon une perspective en troisième personne, l homme à sa maladie ?

Après une analyse approfondie du discours des patients, l ouvrage explore l hypothèse proposée par Louis Sass selon laquelle la folie pourrait dériver d une intensification plutôt que d un affaiblissement de la conscience.

Les auteurs proposent une approche contemporaine et inédite de la schizophrénie. Ils s inspirent d un outil, l échelle EASE, qui permet, selon une perspective en première personne, une exploration guidée de la (des) subjectivité(s) schizophrénique(s). L échelle pose des balises dans l investigation d expériences liées aux troubles du soi. Elle permet de percevoir différemment la maladie, de l intérieur, offrant ainsi une alternative rigoureuse aux approches a-subjectives des DSM-IV et 5. Située en amont de tout a priori théorique, la voie de la psychopathologie phénoménologique est une perspective originale, susceptible de nouer des dialogues féconds tant avec la psychanalyse qu avec les sciences cognitives.

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Biographie de l’auteur

Docteur en psychologie, Jérôme Englebert est maître de conférences et chargé de cours adjoint à l Université de Liège où il enseigne différents cours de psychopathologie, de psychologie clinique et de philosophie. Il est également Professeur invité à l Université de Lausanne et clinicien à l EDS de Paifve. Ses travaux portent sur la phénoménologie clinique et la psychopathologie.
Psychologue clinicienne, Caroline Valentiny collabore avec l Université de Liège à divers travaux de recherche sur les troubles de l expérience du soi. Elle exerce comme psychologue au sein de l Université catholique de Louvain. Ses intérêts portent sur l ancrage préréflexif et la place du corps dans le vécu psychotique. Elle effectue également des travaux de traduction dans les domaines de la santé et de la phénoménologie.
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« Ce qui n’a pas de nom », Piedad Bonnett, Métailié

Présentation de l’éditeur

Dans ce court récit, Piedad Bonnett raconte à la première personne le suicide de son fils Daniel, vingt-huit ans, qui s’est jeté du toit de son immeuble à New York. Il était schizophrène. Dans un milieu bourgeois, corseté par des conventions en tout genre, il n’est pas de bon ton de parler crûment de la mort et de la folie ; c’est pourtant ce que fait l’auteur, dans une langue sobre et sans effets de manche, avec une sincérité bouleversante. Elle raconte la stupéfaction du deuil, les formalités de la mort occidentale, mais aussi et surtout le combat inégal d’un jeune homme contre la folie qui le cerne.

Une plongée dans la douleur qui ne verse jamais dans l’apitoiement ou l’impudeur : l’écrivain n’a que les mots pour dire l’absence, pour contrer l’absence, pour continuer à vivre.
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Biographie de l’auteur

Piedad Bonnett est née à Amalfi, en Colombie. Elle enseigne la littérature à l’université des Andes, à Bogotá. Poète reconnue, elle a obtenu de nombreux prix et a été traduite dans plusieurs langues ; elle a aussi écrit plusieurs romans et pièces de théâtre.

« Accompagner le rétablissement d’une personne avec schizophrénie », Nicolas Barré Trochery, Chronique sociale

Présentation de l’éditeur
Il n’y a pas pire désastre que de perdre l’espoir. Il arrive encore trop souvent que des professionnels, des parents ou des personnes schizophrènes pensent que le handicap psychique est une fatalité et que l’on n’y peut rien. Une psychologue a dit un jour : « Quand on a une schizophrénie ou que l’on a une psychose on doit consulter à vie et on ne peut jamais s’en remettre ! ». Ce genre de pensée ne peut en aucun cas favoriser le rétablissement d’une personne avec schizophrénie. Chacun vit son handicap psychique à sa manière, d’où la nécessité de personnaliser les programmes de rétablissement. La schizophrénie n’est pas une fatalité. Tout le monde peut progresser et s’améliorer. Certains progresseront plus vite et/ou se rétabliront complètement, alors que d’autres ne se rétabliront que partiellement, mais les professionnels, les parents, les personnes vivant avec une schizophrénie doivent toujours garder l’espoir. Cette énergie positive leur fournira une motivation suffisante en vue du rétablissement. Les personnes concernées par la maladie et leurs proches ainsi que les professionnels du secteur sanitaire ou social trouveront, dans ce guide, des outils techniques et pratiques ainsi qu’une théorie des stades d’évolution qui mènent au rétablissement de la personne avec schizophrénie.
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« La folle histoire des idées folles en psychiatrie », Lemoine, Cyrulnik, Odile Jacob

Présentation de l’éditeur

Contradictions, errements, lubies, impasses, sadisations : la psychiatrie, en France et dans le monde, a une histoire qui peut faire peur quand on l’examine de près, car, comme toute discipline médicale, elle a eu du mal à naître.

Au nom de quoi, par exemple, pendant la Grande Guerre, les Poilus recevaient-ils des décharges électriques pour retourner au front ? Comment les psychiatres allemands ont-ils justifié les expériences qu’ils menaient sur les fous pendant le nazisme ? Comment a-t-on pu penser un jour que la malaria pouvait guérir de la psychose ?

Entourés par une dizaine d’experts – des psychiatres principalement mais aussi un hépatologue, un ethnologue et un épistémologue –, Boris Cyrulnik et Patrick Lemoine débattent sur le passé de cette discipline qui a peiné à exister, mais surtout proposent de se concentrer sur la seule question qui vaille pour demain : quelle confiance accorder à la psychiatrie ? Quels garde-fous mettre en place ? Et que serait une société sans psychiatrie ?
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Boris Cyrulnik est neuropsychiatre et directeur d’enseignement à l’université de Toulon. Il est l’auteur de très nombreux ouvrages qui ont tous été des best-sellers, parmi lesquels, tout récemment, Ivres paradis, bonheurs héroïques.

Patrick Lemoine est psychiatre, professeur associé à l’université de Pékin. Il a publié près d’une trentaine d’ouvrages, parmi lesquels Le Mystère du placebo.

Avec Philippe Brenot, Patrick Clervoy, Philippe Courtet, Saïda Douki Dedieu, Serge Erlinger, André Giordan, Jacques Hochmann, Hager Karray, Pierre Lamothe, François Lupu.

« Goupil ou face », Lou Lubie, Vraoum!

Présentation de l’éditeur

Lou est une jeune fille bien sous tout rapport. Jeune, jolie, elle conçoit des jeux vidéos, a un amoureux, des amis, une famille aimante… Bref, tout pour ne pas sombrer dans la déprime la plus noire.Sauf que voilà, de temps en temps, entre des périodes d’intense activité, sans raison, elle tombe dans le pot au noir, et un animal insatiable la dévore… un petit renard ! Soit son tempérament cyclothymique, sous la forme d’un petit renard capricieux.Car Lou est cyclothymique et, avec elle, le lecteur va découvrir le monde haut en contraste des maladies bipolaires.Hyper documenté, cartoonesque et ludique, ce roman graphique emmènera le lecteur découvrir ce qui se passe quand on a la tête envahie par ce petit renard hyperactif et boulimique, sur les traces autobiographiques de la jeune illustratrice.Dans la lignée de l’Année du crabe ou du Carnet de santé foireuse, GOUPIL OU FACE permet de découvrir une pathologie sans sombrer dans le pathos.
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« Rester en vie », Matt Haig, Philippe Rey

Présentation de l’éditeur

A 24 ans, souffrant d’anxiété et de dépression, au cours d’un séjour en Espagne, Matt Haig s’est retrouvé au bord d’une falaise, les pieds à moitié dans le vide, sur le point de se précipiter… Rester en vie, cela paraît si difficile à celles et ceux qui sont au fond de l’abîme, qui ne voient poindre aucune lueur. Ce livre vif et sensible raconte les batailles que l’auteur a menées pour comprendre ce qui lui arrivait, pour le partager aux autres (pas toujours compréhensifs), et se mettre sur le chemin de la guérison. En cinq chapitres – Tomber, Atterrir, Se relever, Vivre, Etre -, l’auteur raconte avec sincérité comment il a progressivement vaincu sa maladie et réappris à vivre. Car les raisons de rester en vie sont nombreuses, et sont ici détaillées avec humour et conviction. Ouvrir ce livre, c’est entamer une exploration joyeuse des façons d’exister, d’aimer mieux, de se sentir plus vivant.

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Biographie de l’auteur

Matt Haig, 40 ans, vit à York. Il est l’auteur de cinq romans dont Les Radley (Albin Michel, 2010, Livre de poche, 2012) et Humains (Hélium, 2014).

« Le rétablissement dans la schizophrénie », Marie Koenig, PUF

Présentation de l’éditeur

La rencontre avec les personnes atteintes d’un trouble psychique nous apprend autant qu’elle nous confond. Elle vient parfois bousculer l’ensemble de nos savoirs communs et professionnels, au point de les dévoiler sous les traits de préjugés.
Dans le champ de la santé mentale, le nouveau paradigme du rétablissement (recovery) met en évidence ce décalage existant entre le vécu des personnes et les discours tenus à leur égard, en particulier dans le cas de la schizophrénie, qui demeure associée au trouble psychique le plus grave. Contre l’idée d’une détérioration inéluctable de la maladie, le concept de rétablissement postule la possibilité d’un devenir favorable des personnes qui en sont atteintes.
Le coeur de cet ouvrage consiste en une approche qualitative du rétablissement par le recueil et l’accueil de l’expérience des personnes atteintes de schizophrénie. Il décrit le vécu de ces personnes et met en lumière ce qui, dans leur quotidien, contribue à renforcer le sens de leur existence et à les éloigner d’une identité de « malade ».

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Biographie de l’auteur

Marie Koenig est docteur en psychologie clinique. Elle exerce en tant que psychologue au centre hospitalier René Dubos à Pontoise et est chargée de cours à l’université Paris 8. En parallèle, elle travaille au Centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé (CCOMS, Lille) pour la recherche et la formation en santé mentale.

« Etre soignant en psychiatrie », Christophe Malinowski, Chronique sociale

Présentation de l’éditeur

L’auteur, dans une première partie, part du vécu du patient, nous le fait partager, ressentir… à travers l’histoire singulière et romancée d’un patient fictif mais si réel. Il nous fait rentrer dans la vie d’un service de psychiatrie. Une deuxième partie précise l’accompagnement au quotidien puis une troisième partie la posture de l’accompagnant. Elles éclairent les pratiques de terrain, permettent une prise de recul, mettent à jour des questionnements-clés pour renforcer une pratique individuelle, une démarche d’équipe. Elles soulignent l’importance de la nature et de la qualité du lien à établir avec le patient en privilégiant un choix de soin humaniste.

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Biographie de l’auteur

Christophe Malinowski est infirmier en service de psychiatrie, son parcours professionnel l’a amené, par la multiplicité des situations rencontrées, à cerner les questionnements-clés d’une profession.

« La différence invisible », Mademoiselle Caroline, Julie Dachez, Delcourt

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Présentation de l’éditeur

Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables, proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée.
Gros coup de cœur pour ce roman graphique!

« L’expérimentation des médiateurs de santé-pairs : Une révolution intranquille », Roelandt, Staedel, Doin

Présentation de l’éditeur

– Un sujet d’actualité qui fait couler beaucoup d’encre – Un retour d’expérience, aussi bien en France qu’à l’étranger – Un point complet et objectif sur cette épineuse question « Médiateur de santé pair ». Cette expression est la déclinaison française d’un programme québécois qui propose aux hôpitaux d’embaucher d’anciens malades dans le but de mieux soigner ceux qui le sont encore. Ce projet révolutionnaire s’inscrit dans un mouvement plus général d’émancipation des patients, à qui on reconnaît le droit à l’autonomie et à un statut respectable. Mais comme toute révolution, celle-ci ne se passe pas forcément dans la douceur, et les résistances, voire les oppositions, ont été et sont toujours nombreuses : reconnaissance du médiateur comme un professionnel et non plus comme un usager, crainte de la part des personnels de santé pour cette nouvelle organisation, critique sur l’utilisation de moyens financiers utilisés à mauvais escient, risque pour le médiateur de se confronter à sa maladie, etc. Et pourtant, cette expérience menée dans trois régions française a aussi apporté bon nombre de points positifs : valorisation du médiateur par le travail, reconnaissance de ses compétences par ses confrères, aide réelle aux malades qui se sentent plus à l’aise avec quelqu’un qui a vécu ce qu’ils vivent, etc. Cet ouvrage permet de faire le point sur ce dispositif, en toute transparence, et chacun pourra, après l’avoir lu, se faire sa propre opinion.
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