Posts Tagged ‘histoire’

« Caché dans la maison des fous », Didier Daeninckx, folio

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Présentation de l’éditeur

1943 : asile de fous de Saint-Alban, en Lozère. Une jeune résistante, Denise Glaser, vient s’y cacher. Au même moment, Paul Eluard et sa compagne s’y réfugient. Didier Daeninckx nous entraîne à leurs côtés, dans une plongée vertigineuse aux confins de la « normalité », là où surgit l’art brut et où la parole des « fous » garantit celle des poètes.

« La folle histoire des idées folles en psychiatrie », Lemoine, Cyrulnik, Odile Jacob

Présentation de l’éditeur

Contradictions, errements, lubies, impasses, sadisations : la psychiatrie, en France et dans le monde, a une histoire qui peut faire peur quand on l’examine de près, car, comme toute discipline médicale, elle a eu du mal à naître.

Au nom de quoi, par exemple, pendant la Grande Guerre, les Poilus recevaient-ils des décharges électriques pour retourner au front ? Comment les psychiatres allemands ont-ils justifié les expériences qu’ils menaient sur les fous pendant le nazisme ? Comment a-t-on pu penser un jour que la malaria pouvait guérir de la psychose ?

Entourés par une dizaine d’experts – des psychiatres principalement mais aussi un hépatologue, un ethnologue et un épistémologue –, Boris Cyrulnik et Patrick Lemoine débattent sur le passé de cette discipline qui a peiné à exister, mais surtout proposent de se concentrer sur la seule question qui vaille pour demain : quelle confiance accorder à la psychiatrie ? Quels garde-fous mettre en place ? Et que serait une société sans psychiatrie ?
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Boris Cyrulnik est neuropsychiatre et directeur d’enseignement à l’université de Toulon. Il est l’auteur de très nombreux ouvrages qui ont tous été des best-sellers, parmi lesquels, tout récemment, Ivres paradis, bonheurs héroïques.

Patrick Lemoine est psychiatre, professeur associé à l’université de Pékin. Il a publié près d’une trentaine d’ouvrages, parmi lesquels Le Mystère du placebo.

Avec Philippe Brenot, Patrick Clervoy, Philippe Courtet, Saïda Douki Dedieu, Serge Erlinger, André Giordan, Jacques Hochmann, Hager Karray, Pierre Lamothe, François Lupu.

« La disparue », Catherine Neykov, Michalon

Présentation de l’éditeur

Par une association d’idées fortuite, Catherine Neykov brise un secret de famille et retrouve le souvenir de Juliette, sa tante et marraine, qu’elle visitait enfant à l’hôpital psychiatrique de Maison-Blanche. Née dans l’Indochine coloniale, cette jeune femme gracieuse mais réservée s’y fiança à un homme que ses parents l’empêchèrent d’épouser.

Une recherche à travers l’univers parfois kafkaïen des archives va révéler le parcours singulier de cette amie de jeunesse de Marguerite Duras, qui inspira vraisemblablement le personnage d’Hélène Lagonelle dans L’Amant. Conseillère d’orientation dans les années 1950, elle milite pour l’accès des filles aux études secondaires quand, victime de harcèlement moral, elle est internée à l’initiative de sa hiérarchie.

Juliette Ropion était-elle vraiment schizophrène ? L’examen du dossier médical, analysé avec l’aide d’un psychiatre historien, montre que non et constitue un témoignage accablant sur la pratique asilaire de l’époque.

Une enquête historique et littéraire sur les traces d’une héroïne oubliée, portée par une écriture exigeante, élégante et poétique.

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Biographie de l’auteur

Catherine Neykov travaille autour de la question du handicap et des troubles psychiques au sein de plusieurs associations. Elle est l’auteure de plusieurs romans.

« Une maison de fous », Jacques Arago, Berg International

Présentation de l’éditeur

Jacques Arago (1790-1854), frère de François, le célèbre savant, était à la fois écrivain et explorateur. Il était de nature instable et de caractère emporté, mais les raisons précises de son internement nous sont inconnues. C’est cette expérience qu’il raconte dans une partie du livre « Paris ou le livre des cent et un » (tome iv), texte que nous reprenons ici. Disciple de Philippe Pinel, le docteur Blanche n’approuvait guère les traitements inhumains réservés jusqu’alors à ceux que l’on nommait les « fous ». Considérant les malades avec bienveillance et compassion il partageait ses repas avec ses pensionnaires, les écoutait, les traitait avec respect. Son établissement devint célèbre.
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« 10 jours dans un asile », Nellie Bly, éditions du Sous-sol

Présentation de l’éditeur

Engagée au New World du célèbre Joseph Pulitzer, Nellie Bly se voit confier une mission pour le moins singulière : se faire passer pour folle et intégrer un asile psychiatrique pour femme, le Blackwells Island Hospital à Roosevelt Island, New York. Intrépide, courageuse et soucieuse de dénoncer les conditions de vie des laissés-pour-compte, Nellie Bly accepte le défi et se fait alors passer pour une malade ; elle crée par la même occasion le reportage infiltr&, dont le modèle sera plus tard repris par Hunter S. Thompson, Gunter Wallraff ou Florence Aubenas. Après une nuit d’entraînement, l’illusion est parfaite : tous les médecins la déclarent folle et se prononcent pour son internement. Elle reste dix jours dans l’hôpital. Le reportage fait la Une de toute la presse et met en lumière les conditions de vie épouvantables des patientes et les méthodes utilisées par le personnel (nourriture avariée, eau souillée, bâtiments infestés). Suite à la publication du livre 10 jours dans un asile, les fonds alloués aux hôpitaux psychiatriques furent augmentés de 850 000 dollars.

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Biographie de l’auteur

Elizabeth Jane Cochrane, dite Nellie Bly est née le 5 mai 1864 à Cochran’s Mills dans le Comté d’Armstrong (Pennsylvanie) et morte le 27 janvier 1922 à New York. Figure légendaire de la presse américaine, première femme à avoir réalisé un tour du monde sans être accompagnée par un homme pour les besoins d’un reportage. L’intrépide Nellie Bly, pionnière du reportage clandestin, fait de l’infiltration sa marque de fabrique, que ce soit dans un asile ou dans une fabrique de conserves.

« Ils sont fous ces psys! », Marc Magro, First

Présentation de l’éditeur

Nous leur confions nos états d’âme, nos pensées les plus intimes. Nous les supplions de nous sauver de la folie, de trouver un remède à nos bizarreries. Mais qui sont donc ces guérisseurs de l’esprit? Chamans, exorcistes, devins, psychiatres ; depuis les confins de l’humanité, ils se sont succédé pour comprendre l’esprit humain et tenter de nous faire tourner rond. Hippocrate jure que l’hystérie a pour cause un utérus vagabond qu’il faut s’empresser de remettre en place. Le Moyen Âge allume des bûchers pour réduire en fumée les possédés. La Renaissance lit dans les astres pour traiter les lunatiques. Les siècles suivants usent de saignées, purges et bains glacés. Avec le temps, les psys sont-ils devenus raisonnables ? Cri primal, hypnose, thérapie par le rire, antidépresseurs ou divan… leur univers paraît souvent obscur et fou. Hier encore, on pratiquait l’électrochoc à outrance et la lobotomie au pic à glace, avant de comprendre que libérer la parole était peut-être la clé de nos maux. Comment ne pas se demander qui, des patients ou des psys, sont les plus fous? – Aperçu (partiel) du sommaire:Le chaman et la transe / Sorcier, un métier? / L’ethnopsychiatre / Le trépaneur / Mages, prêtres et devins / Un hébreu, roi des songes / Du bûcher à l’hôpital / Des abîmes du théâtre aux attraits du divan / Dans les yeux de l’hypnose / Naissance de la psychanalyse / La lobotomie et le pic à glace / Neuroleptiques et antidépresseurs / Les anti-psychiatres / La neuro-psychologie / La Psychologie cognitive / Thérapeute de couple / On n’a pas fini d’inventer des thérapies, etc.
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Biographie de l’auteur

Marc Magro,médecin urgentiste et psychologue clinicien, nous propose une chronologie originale sur les pionniers de la santé mentale et leurs remèdes, aussi étonnants soient-ils. Il signe là son troisième ouvrage aux éditions First, après Médecin d’urgenceset Sous l’oeil d’Hippocrate.

« Le cas Eduard Einstein », Laurent Seksik, J’ai Lu

«Le gens prétendent que je suis fou. Je suis le fils d’Einstein.»

Début des années 1930. Eduard Einstein est interné à l’asile après une grave crise de violence. Il sera diagnostiqué schizophrène. Son père, Albert Einstein, est contraint à l’exil par le régime nazi. Il ne le reverra jamais. «Mon fils est le seul problème sans solution», avouera-t-il.

Trois âmes tourmentées s’entrecroisent dans ce roman : celle de Mileva, la mère aimante et désemparée ; celle d’Eduard, le fils dément se sentant oublié et celle d’Albert, génie impuissant face à la folie de son fils.

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« La ferme des fous », Olivier Deck, Albin Michel

En 1943, le psychanalyste Henri Colbert organise la fuite de quelques-uns de ses patients, pensionnaires d un hôpital psychiatrique, afin de les soustraire à la famine et à la persécution nazie. Le petit groupe traverse la France pour arriver chez Auguste Raymond, un vieil ami de Colbert, médecin aux confins des Landes où l on n a pas vu l ombre d un soldat. Le docteur Raymond les accueille avec réticence et leur prête une métairie abandonnée parmi les pins. Colbert y trouve les conditions idéales pour continuer l élaboration d une méthode personnelle de thérapie. Au fil des jours, la ferme se transforme en une clinique expérimentale de campagne, où même l amour semble vouloir s installer entre deux jeunes pensionnaires. Mais le destin ne laissera pas Colbert en paix très longtemps. Auguste Raymond finira par compromettre l expérience et la vie de son ami en dévoilant aux miliciens le secret de sa véritable identité.

« Des murs et des femmes, Cent ans de psychiatrie et d’espoir au Beau-Vallon », Anne Roekens, Presses universitaires de Namur

Le Beau-Vallon à Saint-Servais (Namur, Belgique), c’est d’abord une histoire de murs. Des murs qui, en 1914, constituent le premier asile pavillonnaire de Wallonie. Des murs qui sont destinés à protéger les malades et la société. Des murs qui, au fil des décennies, s’ouvrent sur la ville grâce à la percée de nouvelles brèches et portes de sortie. Le Beau-Vallon, c’est surtout une histoire de femmes. D’une part, des sœurs de la Charité qui s’initieront à l’art de soigner les malades mentaux avant de passer le relais aux laïcs. Et d’autre part, des milliers de patientes d’abord internées contre leur gré, puis, de plus en plus, demandeuses de leur propre hospitalisation.

« HP 2. Crazy seventies », Lisa Mandel, L’Association

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Dans ce deuxième volume, Lisa Mandel poursuit son exploration de l’histoire du milieu psychiatrique en France. Ses parents et leurs amis ont chacun été affectés dans des services différents, certains adoptant des méthodes dites d’« avant-garde ». L’auteure aborde ici une période clé pour la psychiatrie qui sort de ses archaïsmes pour aller vers de nouvelles pratiques. Les années 70 ouvrent une période de libération morale, qui touche aussi le monde médical. Encore une fois Lisa Mandel s’appuie sur les témoignages de ses proches ayant travaillé dans cet univers. C’est la rencontre entre le dessin léger et humoristique de Lisa Mandel et la gravité des faits rapportés qui fait tout l’intérêt de ce second opus.

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