Mon livre

Mon livre accessible en pdf

Un livre que j’ai écrit avec un infirmier en psychiatrie, où nous réfléchissons sur la notion de bientraitance en psychiatrie.

Présentation de Psycom:

Le livre de Laurence Martin est salutaire. Il apporte un vécu de l’intérieur de l’expérience de la rencontre avec la psychiatrie. Moment toujours singulier, dans une histoire individuelle, dans le cheminement d’une histoire, il s’agit d’un témoignage nécessaire, d’une parole au cœur de la souffrance humaine, qui apportent d’abord au soignant, mais aussi à chacun, l’évidence de la réflexion indispensable à l’accueil souhaitable dans les espaces de soins psychiatriques.
Cette réflexion devrait pouvoir ouvrir sur une psychiatrie de l’hospitalité.

Un article de Psycogitation:

Laurence Martin, patiente, et Christophe Médart, infirmier, co-écrivent ce texte dans le but de réfléchir à une psychiatrie bientraitante. Ils nous livrent ainsi un témoignage de l’intérieur et questionnent l’écoute que l’on accorde aux patients, à leur ressenti, à la signification que peuvent avoir certains dispositifs de soins.

La question du soin “intensif” notamment est soulevée, à travers l’exemple de la chambre d’isolement, qui peut contenir les comportements dangereux et violents mais peut aussi faire office de punition ou de menace. Comment cette nécessité de contenir les patients est-elle pensée dans la démarche soignante?

Comment faire face à l’urgence, à la violence du milieu psychiatrique, tant du côté des patients que des soignants? Y a-t-il un dialogue possible entre l’institution et les patients, dont les intérêts parfois s’opposent? Comment prendre en compte la personne et sa singularité dans un milieu qui doit de plus en plus se plier aux normes de sécurité et au principe de précaution? Bref, les questions de Michel Foucault se posent à nouveau à travers cet écrit: comment la psychiatrie peut soigner si elle a un discours de pouvoir et de normativité?

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11 commentaires »

  1. Marc Said:

    Le livre est très bien écrit, il est touchant et juste.
    C’est très humain, c’est de l’humanophrénie.

    Merci.

  2. Lana Said:

    Merci! J’aime bien ton néologisme 😉 !

  3. S. Said:

    Bonjour Lana. Je viens de lire votre livre après avoir survolé votre blog. Je ne souffre à ma connaissance d’aucune maladie mentale et suis totalement ignorante en ce domaine:aussi j’espère n’être ni trop maladroite ni blessante.
    Je suis tombée sur votre blog un peu par « hasard » en faisant des recherches après avoir été horrifiée (comme tout le monde j’imagine) par le visionnage du documentaire sur l’hôpital sainte Anne. Je cherchais sur le net des articles à ce propos, espérant y lire que certains membres du personnels avaient été renvoyés et que d’autres purgeaient une peine de prison…(oui je suis très naïve).
    Je voulais vous dire que les sentiments que vous avez éprouvés lors de votre hospitalisation je les ai éprouvés par « procuration » quand j’ai regardé ledit documentaire. Je suis impressionnée que des personnes qui aient subi autant d’injustice et d’inhumanité puisse arriver à s’en sortir: en effet, déjà une personne en bonne santé vivrait là une violence incommensurable, alors une personne qui devrait aussi lutter contre sa maladie! En vous lisant je me suis sentie paradoxalement très proche de vous, et très admirative.
    J’ai également grâce à vous très légèrement compris ce que pouvait être la schizophrénie: sans aller jusqu’à prendre pour argent comptant cette histoire de double personnalité, j’étais débordante de clichés à ce propos (je le suis toujours mais un peu moins grâce à vous), j’imaginais qu’une personne schizophrène qui délirait était dans son monde, et que bien sûr les cas les plus extrêmes pouvaient mener à la violence (contre elle-même ou les autres) mais que la plupart se contentaient juste d’être dans son monde. A aucun moment je n’avais pensé (sauf dans les « cas extrêmes » toujours) que le délire pouvait être cauchemardesque, et qu’une fois redevenue « normale », la personne ressentait la souffrance occasionnée. Pourtant c’est évident:il faut voir dans quel état peut se retrouver une personne « saine d’esprit » suite à un traumatisme même minime. Alors avoir vécu l’expérience de la folie…Et effectivement, même si ce n’est qu' »un délire » ce « délire » vous a fait incroyablement souffrir et je suis désolée que vous ne soyez pas tombée sur des soignants humains lors de cette hospitalisation ou tout simplement des gens humains.
    Je suis consciente que ces paroles sont un peu hypocrites de ma part, je serai certainement (j’imagine trop bien, hélas) la première à prendre la fuite si je me trouvais confrontée à une personne en pleine crise psychotique, mais c’est bien pour ça que je ne suis ni médecin ni infirmière. Ce qui ne m’empêche pas de trouver vos anciens « soignants » proprement odieux (et le pire c’est qu’on a l’impression dans votre livre que le système les a effectivement lobotomisé, notamment quand vous relatez ce dialogue de sourd insupportable et permanent. Moi qui ne suis pas schizophrène, à votre place je serais devenue très violente physiquement, et mon seul regret eut été de ne pas l’être suffisamment justement).
    Merci à vous pour m’avoir (un peu) ôté mes préjugés.
    J’aimerais enfin vous témoigner mon admiration, non pas concernant le combat contre votre maladie (je ne le mesure pas réellement donc je ne me permettrais pas de vous le dire) mais concernant votre clairvoyance, votre intelligence et votre maîtrise du français: vos articles sont vraiment très profonds.

  4. Lana Said:

    Merci beaucoup pour votre message. Ca fait du bien de savoir que des gens qui ne sont pas concernés par la psychiatrie ne cautionnent pas ce système et comprennent ce qu’on peut ressentir. C’est vraiment réconfortant pour moi. Je ne vous trouve pas hypocrite, parce que vous êtes au clair avec vous-mêmes, avec les sentiments que vous pourriez éprouve face à une personne en crise et que vous avez remis en question vos idées reçues, et ça me semble le plus important. Je suis contente d’avoir pu contribuer à vous faire changer de regard sur la schizophrénie.

  5. Anonyme Said:

    Laurence je vous remercie pour votre livre, je vais le lire…
    Merci.

  6. Satyneh Said:

    Idem : merci pour ce cadeau, je vais le lire.

  7. Lana Said:

    Vous me direz ce que vous en avez pensé.

  8. Satyneh Said:

    Pour l’instant j’en suis à la page 43 et je peux déjà dire que ce que tu révèles, c’est à dire les constats que tu fais des conditions d’internat en HP, hé bien, ça me choque.
    Je prends une claque à la fois sur les horreurs que peuvent faire les humains dès lors qu’on leur donne un pouvoir dans un cadre dédié (qui pourtant est sensé soigner ! -et pourtant, ce n’est pas faute d’être avertie et je ne suis pas moi-même une sainte) et sur le rôle punitif de la chambre d’isolement, appelé « contention », ainsi que les mensonges aux patients.
    J’avoue que je n’imaginais pas que c’était à ce point là.

    Ton témoignage sur le psy qui listait tous les symptômes de la schizophrénie sans accepter de mettre un nom/étiquette sur la maladie malgré tes demandes, et sur celui orienté psychanalyste que se comportait comme un gourou (à mon avis) et t’a fait venir et payer rien que pour te dire que la séance était annulée, me fait penser qu’il y en a qui semblent sortis des mêmes moules. Je me demande d’où proviennent ces moulages qui les fabriquent ainsi.
    Mais il ne faut pas désespérer à propos de ces psychiatres, ils peuvent eux aussi guérir de leur propre maladie.

    (P.S : les commentaires de cette page ne s’affichent pas dans la colonne latérale dédiée aux commentaires, est-ce normal ?)

  9. Lana Said:

    Oui, c’est normal que les commentaires de cette page ne s’affichent pas sur le côté, enfin en tout cas je ne sais pas comment faire autrement.
    Tu m’as fait rire avec les psy sortis du même moule qui peuvent eux aussi guérir. Mais le veulent-ils? Le psychanalyste était un peu gourou, d’ailleurs je lui ai dit quand je n’ai plus voulu le voir que je ne voulais plus qu’il me lave le cerveau.

  10. Sibylline Said:

    Je viens de découvrir ton livre sur ton blog. J’étais passée à côté…Je l’ai commencé et en suis à la page 23. Comme toujours tes paroles sont percutantes et ton récit d’une grande lucidité. Merci de l’avoir mis à la disposition de tout le monde gratuitement!
    En te lisant, je comprends mieux certains points qui me paraissaient obscurs, l’impression que c’est cette extrême lucidité sur le monde et son mal qui fait que certains souffrent vraiment, quand les autres sont aveugles.

    Merci pour ce travail d’élucidation précieux sur la maladie, mais pas seulement, sur la condition humaine aussi.

    Je crois que la psychiatrie tue parfois, à force de maltraitance et que tu le démontres avec une argumentation toujours aussi solide! ça fait du bien de sortir du brouillard, cela soulage… Je crois que grâce à toi, j’ai compris la schizophrénie autrement, de l’intérieur, avec ses ombres et ses lumières.

  11. Lana Said:

    Merci pour tes mots, ça fait plaisir.


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